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Travail non corrigé....

Darghout Raïs (12 pages)

De son nom turc, Turgut Reis, ou Raïs, est connut sous une multitude d’autres noms tels que Dragut ou Darghouth. Turgut Reis était un musulman marin qui naquit en l’an 890 de l’Hégire (1485) dans un village près de Bodrum, sur la côte Égéenne de Mineur asiatique et décéda au mois de Dzoul Qi’dah de l’année 972 de l’Hégire (23 juin 1565). Il fut un célèbre Amiral de la flotte ottomane et aussi un redouté Moujahid sur mer (barbaresque) qui exerça aussi les fonctions de Bey d’Alger, de Beylerbey de la Méditerranée, de premier Bey et de Pacha de Tripoli. Sous son commandement naval l’empire maritime ottoman s’étendit jusqu’en Afrique du Nord. Quand Turgut devint pacha, il orna et agrandit la ville de Tripoli (tarablous), et en fit l’une des plus impressionnantes villes de la Côte africaine Nord.

Selon d’autres versions, Turgut naquit à Saravalos à l’Ouest de Bodrum, appelé de nos jours Turgutreis en son honneur, ou selon encore d’autres, dans le village Karabag sur la côte de la Mer Égée en Asie Mineure. Turgut fut capturé et pris prisonnier par des corsaires dans sa jeunesse et se convertit avait converti à l’Islam.

A l’âge de 12 ans, il fut remarqué et recruté, par un commandant de l’armée ottomane, pour son extraordinaire talent dans l’utilisation des lances et des flèches. Avec son appui, Turgut devint un marin qualifié, un excellent artilleur et fut formé comme un canonnier et un spécialiste de l’artillerie de siège, une aptitude qui allait jouer un rôle important dans le futur succès de Turgut et sa réputation de tacticien naval hors pair.

En l’an 923 de l’Hégire (1517), lors de sa campagne en Egypte, le gouverneur Ottoman Turque utilisa aussi Turgut comme canonnier où il participa à la conquête de l’Egypte et améliora ses connaissances sur le champ de bataille. Suite à la mort de son maître, Turgut partit pour Alexandrie et débuta sa carrière de marin dans la flotte de Sinan Reis ou il devint immédiatement un des équipiers préférés du célèbre corsaire en raison de son succès à toucher les vaisseaux ennemis avec les canons.

Lorsque Turgut maîtrisa suffisamment les techniques de navigation, il devint capitaine d’un brigantine dont un quart des prises lui était alloué. Après plusieurs campagnes réussies, il devint le propriétaire unique d’une brigantine puis plus tard le capitaine et le propriétaire d’un galiote qu’il arma avec les canons les plus avancés de cette période, avant de commencer à opérer dans les eaux de la Méditerranée-est, visant particulièrement les routes maritimes entre Venise et les îles Égéennes appartenant à la République Sérénissime.

 

En l’an 926 de l’Hégire (1520), il rejoignit la flotte de Khayr ad-Din Barberousse, qui devint son protecteur et meilleur ami. Turgut fut bientôt promu au grade de lieutenant en chef par Khayr ad-Din qui lui confia le commandement de 12 galiotes.

 

En l’an 932 de l’Hégire (1526) , Turgut Reis captura la forteresse de Capo Passero à Sicile et entre les années 932 et 939 de l’Hégire (1526 et 1533), il débarqua plusieurs fois dans les ports du Royaume de Sicile et de Naples qu’il razzia, tout en interceptant les navires qui naviguaient entre l’Espagne et l’Italie, et captura un très grand nombre d’entre eux.

Au mois de Shawwal de l’année 939 de l’Hégire (mai 1533), commandant quatre fustes et 18 barques, Turgut Reis captura deux galères Vénitiennes près de l’île d’Egine. rapide

 

En l’an 944 de l’hégire (juin et juillet 1538), il accompagna Khayr ad-Din dans sa poursuite d’Andrea Doria dans la Mer Adriatique, et captura plusieurs forteresses sur les côtes de l’Albanie, le Golfe de Préveza et l’île de Leucade.

 

Au mois de Rabi’ Awwal ce cette même année ((1538), Turgut Reis captura Candia en Crète ainsi que plusieurs autres possessions Vénitiennes dans la Mer Égéenne.

Au mois de Rabi’ Thani (septembre 1538), avec 20 galères et 10 galiotes, Turgut Reis commanda l’aile arrière du centre de la flotte Ottomane qui vaincu la Sainte Ligue des croisés sous le commandement d’Andrea Doria lors de la fameuse bataille de Préveza et sur laquelle noue reviendront dans notre « Abrégé de l’Histoire des Ottomans ». Pendant la bataille, avec deux de ses galiotes, il captura la galère Papale sous le commandement de Giambattista Dovizi, le croisé qui était aussi l’abbé de Bibbiena, qui fut prit ainsi que son équipage comme prisonniers.

 

En l’an 946 de l’Hégire (1539), commandant une flotte de 36 galères et galiotes, Turgut Reis reprit Castelnuovo aux Vénitiens, qui avait eux-mêmes repris la ville des Ottomans. Pendant la bataille il coula deux galères vénitiennes et  en captura trois autres.

Toujours cette même année, en débarquant à Corfou, il rencontra 12 galères vénitiennes sous le commandement de Francesco Pasqualigo et captura celle  d’Antonio Canal. Il débarqua plus tard en Crète et lutta contre les templiers croisés vénitiens sous le commandement d’Antonio Calbo.

Un peu plus tard, quand Sinan Reis, le gouverneur de Djerba, fut par Souleyman le Magnifique nouveau Commandant en chef de la Flotte Ottomane de la Mer Rouge basée à Suez, Turgut Reis fut nommé son successeur et devint le gouverneur de Djerba.

 

En l’an 946 de l’Hégire (début 1540), Turgut Reis captura plusieurs vaisseaux génois au large des côtes de Santa Margherita Ligure.

Au mois de Dzoul Qi’dah de cette même année, commandant deux galères et 13 galiotes, il débarqua à Gozo et ravagea l’île puis un peu plus tard, à Pantelleria et attaqua les côtes de Sicile et de l’Espagne avec une force de 25 navires, en causant tellement de dommage que Charles V ordonna à Andrea Doria de le pourchasser avec une force de 81 galères. De là, Turgut Reis navigué vers la Mer Tyrrhénienne et bombarda les ports du sud de la Corse et plus particulièrement celui de Palasca. Puis il prit et ravagea l’île proche de Capraia.

Turgut Reis navigua quelque temps plus tard vers la Corse et mouilla dans le port de Girolata sur la rive ouest de l’île pour réparer ses navires ou il fut pris au dépourvu avec ses hommes par les forces combinées de Doria Giannettino, le neveu d’Andrea Doria, Giorgio Doria et Gentile Virginio Orsini. Turgut Reis fut capturé et forcé à travailler comme un esclave de galère dans le navire de Doria Giannettino durant presque quatre ans avant d’être emprisonné à Gênes. Khayr ad-Din Barberousse offrit de payer une rançon pour sa libération mais elle fut rejeté.

 

En l’an 951 de l’Hégire (1544), retournant de France à la tête de 210 navires ou il avait été envoyé par le Calife Ottoman Souleyman pour porter assistance à François I contre Charles V (Quint) d’Espagne,  Khayr ad-Din Barberousse apparut devant Gênes, assiégea la ville et força les Génois à négocier pour la libération de Turgut Reis. Barbarossa fut invité par Andrea Doria à discuter la question dans son palais à Fassolo et les deux amiraux parvinrent à un accord pour la libération de Turgut Reis dans échange de 3500 ducats d’or.

Khayr ad-Din offrit à Turgut son vaisseau amiral de rechange et le commandement de plusieurs autres vaisseaux et cette même année, Turgut Reis débarqua à Bonifacio en Corse et prit la ville ou il causa des dommages particulièrement aux intérêts Génois.

Toujours cette même année, il assaillit l’île de Gozo, combattit les templiers croisés de Giovanni Ximenès et captura plusieurs navires maltais qui apportaient de précieux chargement de Sicile.

 

En l’an 951 de l’Hégire (juin 1545), il attaqua les côtes de Sicile et bombarda plusieurs ports sur la Mer Tyrrhénienne. Au mois de Rabi’ Thani, il ravagea l’île de Capraia et débarqua sur les côtes de Ligure et de la Riviera italienne avec une force de 15 galères et de fustes. Il ravagea Monterosso et Corniglia avant de débarquer à Menarola et à Riomaggiore. Les jours suivants, il arriva dans le Golfe de La Spezia et prit Rapallo, Pegli et Levanto.

 

En l’an 952 de l’Hégire (1546) il captura al-Mahdiyyah, Sfax, Sousse et al-Monastir en Tunisie puis, il utilisa al-Mahdiyyah comme une base pour assaillir les templiers croisés de St Jean à Malte.

Au mois de Safar de cette même année (avril 1546), il attaqua les côtes de Ligure. Au mois de Rabi’ Awwal toujours à Ligure, il prit Laigueglia, une province de Savona, avec une force de 1000 hommes. Il captura plus tard Andora et pris le magistrat de la ville comme prisonnier. Après une brève période de repos avec ses troupes, il reprit son assaut sur la Riviera italienne et débarqua à San Lorenzo al Mare ou il détruisit aussi le village de Civezza. De là, il navigua de nouveau vers Malte et assiégea l’île de Gozo.

Au mois de Rabi’ Thani (juin 1546), Andrea Doria fut nommé par Charles V pour repousser Turgut Reis loin de Malte et Doria basa ses forces dans l’île de Favignana. Les deux amiraux, cependant, ne purent  se rencontrés puisque Turgut Reis avait navigué vers Toulon au mois de Joumadah Thani (août 1546), ou il resta plusieurs mois et permit à ses hommes de se reposer dans la sécurité d’un port français.

Après la mort de Khayr ad-Din Barberousse au mois de Joumadah Awwal de cette même année (juillet 1546), Turgut lui succéda au poste de commandant suprême des forces navales Ottomanes dans la Méditerranée.

 

En l’an 954 de l’Hégire (juillet 1547), il attaqua une nouvelle fois Malte avec une force de 23 galères et galiotes et après avoir entendu les nouvelles que le Royaume de Naples avait été secoué par la révolte contre le vice-roi Don Pietro de Toledo, Turgut Reis débarqua ses troupes à Marsa Scirocco, à la pointe extrême du sud de l’île qui faisait face aux rivages de l’Afrique, d’où les troupes Ottomanes marchèrent rapidement vers le voisinage de l’église de Santa Catarina. Les gardes de la tour d’église s’enfuirent aussitôt qu’ils virent les forces de Turgut Reis, sans enflammer le tube de poudre-à-canon, qui était la méthode habituelle de prévenir les habitants locaux d’attaques. Après avoir ravagé l’île, Turgut Reis se dirigea vers Capo Passero en Sicile, où il captura la galère de Giulio Cicala, le fils du Duc Vincenzo Cicala. Puis, il navigua plus tard vers les Îles Éoliennes et à Salina Island il captura un navire commercial maltais avec un chargement de valeur. De là, il navigua vers Apulie et vers la fin de ce même mois (juillet 1547), il attaqua la ville de Baume avant de repartir pour Calabre, ou la population locale s’enfuit vers la sécurité des montagnes. De là, il alla en Corse et captura un certain nombre de navires.

 

En l’an 955 de l’Hégire (1548), il fut nommé Beylerbey,  régent d’Algérie par le Calife Ottoman Souleyman le Magnifique.

Cette même année, il ordonna la construction d’une galère quinquérème à l’arsenal naval de Djerba, qu’il commença à utiliser en l’an 956 de l’Hégire (1549).

Au mois de Joumadah Thani de l’année 955 de l’Hégire (août 1548), il débarqua à Castellamare di Stabia sur la Baie de Naples et captura la ville ainsi celle de Pozzuoli. De là il est alla à Procida et quelques jours plus tard, il captura une galère espagnole chargée de troupes et d’or à Capo Miseno près de Procida. Ce même jours, il prit une galère maltaise, La Caterinetta, du Golfe de Naples, avec son chargement de 70000 ducats d’or avait été collecté par les templiers croisés de St jean des églises de la France pour renforcer les défenses de Tripoli, qui était alors sous contrôle maltais.

 

En l’an 956 de l’Hégire (mai 1549), il mit voile sur Ligure avec 21 galères et au mois de Joumadah Thani, attaqua Rapallo, et reconstitua plus tard ses navires avec de l’eau et d’autres réserves à San Fruttuoso. De là, il navigua vers Portofino et mouilla dans le port, avant d’apparaître à San Remo où il captura une galère Aragonaise de Barcelone qui se dirigeait vers Naples. Puis, il navigua d’abord vers la Corse et plus tard vers Calabre où il attaqua la ville de Palmi.

 

Au mois de Mouharram de l’année 957 de l’hégire (février 1550), naviguant avec une force de 36 galères, il reprit al-Mahdiyyah, al-Monastir, Sousse et la plupart de la Tunisie.

Au mois de Rabi’ Thani (mai 1550), il attaqua les ports de Sardaigne et d’Espagne et débarqua sur leurs côtes avec une force de six galères et de 14 galiotes. Ce même mois, il essaya sans succès de capturer Bonifacio en Corse et sur son chemin de retour en Tunisie, il s’arrêta à Gozo pour reconstituer ses navires avec de l’eau et cueillir des renseignements sur les activités des templiers croisés maltais avant de naviguer vers Ligure.

Au mois de Joumadah Awwal (juin 1550), alors que Turgut Reis naviguait près de Gênes, Andrea Doria et l’Huissier Claude de la Sengle, des templiers maltais, attaquèrent al-Mahdiyyah en Tunisie. Entre-temps, Turgut Reis attaquait et ravageait Rapallo pour une troisième fois, avant de razzier les côtes d’Espagne. Il navigué alors vers la Mer Tyrrhénienne et vers le mois de Joumadah Thani (début juillet), il débarqua  sur les côtes ouest de la Sardaigne, avant de revenir à Djerba, où il apprit que Doria et Claude de la Sengle avaient attaqué al-Mahdiyyah et Tunis. Il leva alors une force de 4500 troupes et de 60 spahis, cavaliers ottomans, et marcha sur al-Mahdiyyah pour aider la résistance locale mais ses efforts furent infructueux et revint à Djerba avec ses troupes.

Au mois de Sha’ban (septembre 1550), al-Mahdiyyah se rendit à la force espano-sicilo-maltaise jointe. Entre-temps, Turgut Reis, réapparut avec ses navires près de la plage de Djerba.

Au mois de Ramadan (octobre), Andrea Doria apparut avec sa flotte à Djerba et bloqua l’entrée de la lagune de l’île avec ses navires, piégeant les galères échouées de Turgut Reis à l’intérieur du Canal de Qantirah (Barbarie). Turgut Reis fit construire à la hâte un fort sur le rivage et l’arma de quatre grosses pièces de canon qui maintinrent à distance la flotte ennemie. Puis, aidé par les gens du pays et les esclaves rameurs de la chiourme, il tira ses galères à terre en les faisant glisser sur des troncs d’arbres lourdement graissés, les conduisit dans un autre canal et sortit de l’autre côté de l’île. La prochaine nuit sombre, il retira du fort sa garnison, embarqua avec tous ses hommes et sans qu’il fut possible à André Doria de le voir ou de le joindre navigua à Constantinople, capturant sur sa route deux galères, un génoise et une sicilienne, qui étaient en route pour Djerba pour assister les forces de Doria. Le prince Abou Bakr, le fils du Sultan de Tunis, qui était un allié de l’Espagne, était sur la galère Génoise.

 

Lorsqu’il arriva à Constantinople, le Calife Ottoman Souleyman autorisa Turgut Reis à mobiliser une flotte de 112 galères et de deux galères avec 12000 Janissaires et en l’an 958 de l’Hégire (1551) mit les voiles avec l’Amiral Ottoman Sinan Pacha vers la Mer Adriatique et bombarda les ports Vénitiens, infligeant de graves dommages à l’expédition Vénitienne.

Au mois de Rabi’ Thani de cette même année (mai 1551), Turgut Reis débarqua en Sicile et bombarda les côtes est de l’île, et particulièrement la ville d’Augusta en revanche pour le rôle joué par le vice-roi de Sicile dans l’invasion et la destruction d’al-Mahdiyyah où la plupart des habitants furent massacrés par la force collective espano-sicilo-maltaise. Puis, il navigua de nouveau vers Malte ou il débarqua avec environ 10000 hommes au port du sud de Marsa Muscietto. Avec la flotte ottomane, il assiégea les citadelles de Birgu et de Senglea avant de marcher sur le nord où il attaqua Mdina. Néanmoins, il leva le siège quand il se rendit compte qu’il était impossible de capturer l’île avec une troupe peu nombreuse. De là, il mit le cap sur l’île voisine de Gozo et bombarda la citadelle durant plusieurs jours. Le gouverneur des croisés, Galatian de Sesse, se rendant compte que la résistance était vaine, abandonna la citadelle que les barbaresques ravagèrent et prirent pratiquement la population entière de Gozo, soit environ 5000 personnes, en captivité. Turgut et Sinan quittèrent alors Gozo et mirent le cap vers la Libye, où ils expédièrent les captifs à Tarhounah  et Msalatah. Puis, ils naviguèrent plus tard vers Tripoli dans le but de conquérir la ville port stratégique et ses environs.

Au mois de Sha’ban de l’année 958 (août 1551), Turgut Reis et Sina Pacha attaquèrent Tripoli qui était en possession des croisés de St Jean depuis 1530. Les Ottomans encerclèrent le fort et déployèrent 3 batteries de 12 canons avec lesquels ils bombardèrent la forteresse durant six jours avant que les croisés ne capitulent et que la ville soit prise le 12 du mois de Sha’ban (15 août 1551).

Gaspard de Villers, le commandant du fort fut capturé avec d’autres croisés et un grand nombre de mercenaires. Cependant, après l’intervention de l’ambassadeur français à Constantinople, les croisés français furent libérés. Le commandant ottoman local de Tajourah, Mourad Agha, se vit temporairement nommé gouverneur de Tripoli, mais par la suite et en reconnaissance de ses services, le Calife Souleyman décerna Tripoli et les territoires environnant à Turgut, avec le titre de Bey Sanjak ou gouverneur de Province.

 

Au mois de Shawwal de l’année 958 de l’Hégire (septembre 1551), Turgut Reis navigua sur Liguria puis captura la ville de Taggia avant de capturer d’autres ports de la Riviera italienne, après que le débarquement des troupes ottomanes sur la plage de Riva Brigoso. Plus tard cette année, il revint à Tripoli et étendit son territoire en capturant la région entière de Misrata à Zouwarah et Djerba à l’ouest se tournant vers l’intérieur, il agrandit son territoire jusqu’à Jabal (Gebel).

 

La bataille de Ponza et les campagnes dans la Mer Méditerranée

 

En l’an 959 de l’Hégire (1552), le sultan Souleyman nomma Turgut Reis commandant en chef de la flotte ottomane qu’il dépêcha en Italie (sur la base d’un traité entre le sultan et roi de France Henry II). Turgut Reis débarqua d’abord à Augusta et Licata en Sicile avant de capturer l’île et le château de Pantelleria.

Au mois de Rajab de cette même année (juillet 1552),  il descendit à Taormina et bombarda plus tard et neutralisa les ports du Golfe de Policastro. Il mouilla plus tard à Palmi et captura la ville avant de naviguer vers le Golfe de Naples pour rejoindre l’autre escadre de la flotte ottomane sous le commandement de Sinan Pacha et celle de la flotte française sous le commandement de Polin de la Garde. Après être arrivé au lieu de rendez-vous, Turgut Reis ancra ses navires près de la plage de Scauri, près de Formia, où il se joignit à la flotte de Sinan Pacha cependant, leur allié français ne se manifesta pas à temps et après avoir attendu plusieurs jours, Sinan Pasha décida de revenir à Constantinople, suite aux ordres de Souleyman de procéder ainsi en cas de retard ou d’ajournement de la rencontre. Turgut Reis persuada Sinan Pacha de le rejoindre et leur flotte combinée bombarda plusieurs ports de Sardaigne et de Corse, avant de capturer l’île de Ponza. De là, la flotte ottomane navigua vers Lazio et bombarda les ports de l’état papal et du royaume de Naples. En raison du mauvais temps, Turgut Reis et Sinan Pasha retournèrent dans le Golfe de Naples et débarquèrent à Massa Lubrense et Sorrento et prirent les deux villes avant de capturer plus tard Pozzuoli et la totalité du littoral jusqu’à Minturno et Nola.

 

En réponse, Andrea Doria quitta Gênes avec une force de 40 galères et navigua vers Naples. Les deux flottes se rencontrèrent à Naples et Turgut Reis réussi à capturer sept galères avec le colonel Madruzzi et un grand nombre de soldats allemands du saint empire romain qui se trouvaient à bord.

 

Les deux flottes ottomanes naviguèrent plus tard vers le sud, où, le 14 Sha’ban (5 août 1552), Turgut Reis vaincu la flotte espagno-italienne sous le commandement d’Andrea Doria lors de la fameuse Bataille de Ponza.

 

Beylerbey de la Méditerranée

 

Suite à cette victoire, Souleyman nomma Turgut Beylerbey (gouverneur en chef) de la Méditerranée.

 

Au mois de Joumadah Awwal de l’année 960 de l’Hégire (mai 1553) Turgut Reis quitta la Mer Égée à la tête de 60 galères puis captura Crotone et Castello en Calabrie avant de pénétrer dans les terres intérieures. Plus tard il débarqua en Sicile et pilla la plupart de l’île avant de s’arrêter à Licata pour reconstituer les réserves d’eau de ses navires. Ensuite, il attaqua Sciacca et Modica dans le sud de la Sicile. De là, il se rendit dans l’île de Tavolara et en Sardaigne puis plus tard navigua vers Porto Ercole et débarqua sur la côte, avant de mettre les voile vers Elbe où il captura Marina Marciana, Rio et Capoliveri. De là, il navigua vers la Corse et prit Bonifacio, Bastia et Calvi au profit de la France, alors alliée de l’empire ottoman, qui le paya 30 000 ducats d’or pour rembourser les frais de munitions utilisées durant la conquête. En quittant la Corse, Turgut Reis revint à Elbe et essaya de prendre Piombino et Portoferraio mais finalement renonça et captura l’île de Pianosa et recaptura l’île et le château de Capri qui avait été précédemment capturé par Barberousse en l’an 941 de l’Hégire (1535) avant de revenir à Constantinople.

 

En l’an 961 de l’Hégire (1554), il quitta le Bosphore avec 60 galères et passa l’hiver dans l’île de Chios. De là, il navigua vers la Mer Adriatique et débarqua à Vieste près de Foggia qu’il captura  et pilla avant de navigué vers Dalmatie ou il bombarda le port de Ragusa (Dubrovnik), capitale de la république maritime de Ragusa.

Au mois de Ramadan de cette même année (août 1554) il débarqua à Orbetello et attaqua les côtes de Toscane.

 

L’année suivante, au mois de Sha’ban de l’année 961 de l’Hégire (juillet 1555), il débarqua à Capo Vaticano en Calabrie et marcha sur Ceramica et San Lucido qu’il bombarda avant de capturer Paola et Santo Noceto. Puis, il mit alors les voiles sur Elbe et captura la ville de Populonia avant d’assaillir Piombino. De là, il se rendit en Corse, pilla Bastia et prit 6000 prisonniers. Il assaillit plus tard Calvi avant de mettre les voiles vers la Sardaigne ou il bombarda les ports de cette île. De là, il se dirigea vers Liguria et mouilla à Ospedaletti où il prit la ville et le littoral avoisinant avant de débarquer plus tard à San Remo pour revenir à Constantinople.

 

Pacha de Tripoli

 

Au mois de Rabi’ Thani de l’année 963 de l’Hégire (mars 1556) Turgut Reis fut promu au grade de Pacha de Tripoli ou il fit renforcer les murs de la citadelle entourant la ville et construisit une manufacture de poudre à canon (Dar al-Baroud). Il renforca aussi les défenses du port et bâtit la Forteresse de Turgut (Dragut ou Darghouth) à la place de la vieille Forteresse de San Pietro.

Au mois de Ramadan de cette année (juillet 1556) il leva de nouveau les voiles et mouilla à Cape Santa Maria dans l’île de Lampedusa où il captura un navire vénitien qui transportait des munitions et des armes pour la défense de Malte. Il débarqua plus tard dans Liguria et captura Bergeggi et San Lorenzo.

Au mois de Safar de l’année 964 de l’Hégire (décembre 1556) il prit Gafsa en Tunisie et l’ajouta à son territoire.

 

Plus tard (en été 1557),  il quitta le Bosphore avec une flotte de 60 galères et se dirigea vers le Golfe de Taranto ou il débarqua en Calabrie avant d’attaquer la ville de Cariati qu’il captura. Plus tard, il navigua vers les ports d’Apulie ou il mouilla.

 

L’année suivante en l’an 965 de l’Hégire (1558), il ajouta Gharyan, se situant à environ 120 km au sud de Tripoli, à son territoire. Il vaincu les Bani Oulid avec une force de janissaires et ajouta leurs territoires à l’empire ottoman. Il prit plus tard Taorga, Misrata et Tagiora, avant de recapturé l’île de Djerba qu’il ajouta à son dominion.

 

Au mois de Sha’ban de l’année 965 de l’Hégire (1558), il rejoignit la flotte de Piyale Pacha dans le Détroit de Messine et les deux amiraux capturèrent Reggio Calabria et pillèrent la ville. De là, Turgut Reis se rendit dans les Îles Éoliennes et captura plusieurs d’entre elles avant de débarquer à Amalfi, dans le Golfe de Salerne ou il captura Massa Lubrense, Cantone et Sorrento avant de mouiller plus tard à Torre del Greco, les côtes de Toscane et Piombino.

Au mois de Shawwal (août), il captura plusieurs navires maltais et au mois de Dzoul Qi’dah (septembre 1558), il rejoignit Piyale Pacha et les deux amiraux assaillirent les côtes d’Espagne avant de capturer Ciutadella (Minorque) et d’endommager les ports de l’île.

 

En l’an 966 de l’Hégire (1559), il repoussa une attaque espagnole sur Alger et réprima une révolte à Tripoli.

Cette même année, il captura un navire maltais près de Messine ou l’équipage l’informa que les chevaliers (de malte) se préparaient à lancer une importante attaque sur Tripoli. Il décida alors de faire voile arrière et revint à tripoli ou il renforca les défenses de la ville.

 

La Bataille de Djerba....




Moukhtassar Tarikh al-'Uthmaniyyine (Volume Un, 31 pages non corrigées)

 

Préambule

 

 

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

 

La louange est à Allah, nous Le louons, nous L’implorons et nous Lui demandons pardon. Nous cherchons protection auprès de Lui contre les maux de nos âmes et contre nos viles actions. Celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer et celui qu’Il égare, tu ne lui trouveras aucun guide. J’atteste qu’il n’y aucune divinité excepté Allah sans aucun associé et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Messager, Saluts et Bénédictions d’Allah sur Lui.

La meilleure parole est la parole d’Allah Exalté et Loué soit-Il et le meilleur guide est le guide Muhammad, Saluts et Bénédictions d’Allah sur Lui. La plus mauvaise chose est celle inventée, chaque chose inventée est une innovation, chaque innovation est un égarement et tout égarement est dans le feu.

Ceci dit :

 

Louanges à Allah Exalté qui m’a permis de finir les cinq volumes précédents et il est évident que sans Sa grâce sur moi, je n’aurais jamais rien accompli par moi-même.

Je n’avais pas un intérêt particulier pour l’Histoire islamique mais en lisant certains livres sur la culture et la contribution des savants musulmans à la science moderne, j’ai contacté l’auteur de ces livres et l’ai félicité pour son travail qui m’a impressionné. Il se trouve qu’il cherchait un artiste graphique pour son projet d’écrire quatre volumes sur les batailles décisives de l’Islam. Je lui ai donc offert mes services et complété trois volumes cependant, nous sommes tombés en désaccord principalement sur la conquête de Constantinople et ce qu’il a rapporté sur le sujet de même que sur l’utilisation massive de sources non musulmanes invérifiables.

Ainsi est né mon intérêt pour l’Histoire Islamique

Puisque le projet a avorté de ce fait,  j’ai décidé de faire le travail complet moi-même, histoire et graphiques. J’avais en possession une grande quantité de livres d’histoire écrit par des savants musulmans sur lesquels il n’y a aucun doute puisque leur foi est ma garantie d’authenticité.

Je me sentais capable d’entreprendre le sujet d’autant plus que je n’avais en tête que l’Histoire de l’Andalousie néanmoins au fil du temps, je me suis rendu compte qu’il fallait aussi que je sache comment les Musulmans étaient parvenus en Afrique, puis en Syrie  et ainsi de suite. C’est donc ma curiosité personnelle qui m’a amené à écrire ces lignes puis à vous les partager puisque mes recherches s’étendirent à la langue française pour me rendre compte qu’il n’existait AUCUN livre écrit par des Musulmans honnêtes et sincères sur lesquels on pourrait se fier concernant l’authenticité.

 

Du fait que nous sommes parvenu à un tournant crucial de l’Histoire, un très grand nombre de nouveaux Musulmans et particulièrement pour ceux qui ne connaissent pas la langue arabe ou bien ont des difficultés avec celle-ci, cherchent à connaitre leur histoire et se rendent compte qu’il n’existe rien sur le sujet. Nous avons décidé de combler le vide et leur donner la chance de connaitre leur Histoire qui est aussi la mienne.

 

Pour répondre à l’urgence, il est évident que nous avons dû abréger cette Histoire et ne mentionner que les évènements les plus importants. Ainsi nous avons commencé par l’Histoire des Omeyyades suivie par celle des Abbassides puis du Maghreb et de l’Andalousie et j’aimerais vous présenter l’Abrégé de l’Histoire des Ottomans.

 

En travaillant sur l’Histoire des Barbaresques, pour la plupart des chrétiens convertis à l’Islam, qui régnèrent en maitres incontestés sur la Méditerranée, il m’a paru important d’approfondir le sujet et de l’intégrer à l’Histoire des Ottomans puisque la plupart de ces Raïs participèrent aux batailles navales et conquêtes ottomanes

 

Ad-Dawlah al-‘Uthmaniyah ou l’Etat des Ottomans fut un grand état et, il n’y a aucun doute en cela, qui dura 625 années. Lorsque j’étais à l’école, l’histoire de cette vaste nation nous fut racontée d’une grave manière et à cette époque nous n’avons pas réalisé ou même fait attention aux mensonges et aux erreurs que l’on nous abreuvait néanmoins ce n’est que bien plus tard, lorsque nous avons lu des livres d’histoires authentiques, que nous avons pleinement réalisé les calomnies et les médisances dont les Ottomans furent l’objet. Ainsi nous avons pu comprendre bien des choses que nous n’aurions pas pu comprendre précédemment et notre point de vue a totalement changé. De ce fait, les gens ne devraient pas prendre pour argent comptant tout ce qu’on leur raconte mais plutôt faire des recherches personnelles et tirer personnellement les saines conclusions.

Un grand nombre d’écrivains et non des moindres, se sont spécialisés dans la falsification de l’Histoire et particulièrement celle qui touche les Musulmans, absents de la scène de l’écriture, excepté les pseudos Marabouts comme Akhroun et autres ‘Agoun, qui écrivent leur haine et il n’y a personne pour leur répondre. Ainsi l’Islam est vilipendé nuit et jour et sur tous les fronts tandis que les intellectuels musulmans passent leur nuit à compter leur suiveurs sur Facebook pour soigner leur image de marque virtuelle.

Bien sur ces écrivains ont causé un grand tort à aux Musulmans dans le sens où ils ont aidé à lever les masses populaires contre eux mais l’Islam et son message est intouchable et va de l’avant, pur et lumineux comme au premier jour et peu importe les calomnies et les médisances !

« Ceux qui ne croient pas dépensent leurs biens pour éloigner (les gens) du sentier d’Allah. Or, après les avoir dépensés, ils seront pour un sujet de regret. Puis ils seront vaincus, et tous ceux qui ne croient pas seront rassemblés vers l’Enfer » (Qur’an 9/36).

 

Ainsi, les Ottomans subirent un nombre considérable d’attaques sur tous les fronts possibles, culturel, social, médiatique, financiers, militaire etc. par le reste du monde y compris les Musulmans apostats et les ignorants. Hormis le fait qu’il est naturel aux ennemis d’Allah de conduire la guerre contre les partisans d’Allah Exalté, l’immense empire ottoman fit gouter aux mécréants la peine et l’humiliation en venant frapper à leurs portes mais se tint aussi comme un roc face à leurs innombrables assauts avant de tomber sous le règne du sultanAbd al-Hamid II en 1909 et l’assaut enragé des croisés sur la nation islamique qui continue à souffrir des ravages de nos jours.

 

Les écrivains laïcs des pays musulmans, rongés par un lourd complexe d’infériorité et infatué d’un orgueil assassin ont joué aussi un grand rôle dans cette guerre contre les Ottomans en particulier et contre l’Islam en général en exécutant point par point ce que leurs frères d’occident leur ont demandé, incapables qu’ils sont. Ainsi toute la littérature moderne des pays musulmans et les médias sont minés par leurs odieuses plumes alimentées par l’encre de la haine.

 

Parmi les principaux clichés, il en est deux qui reviennent constamment. Le premier est que l’Islam s’est propagé par le sabre et je vous demande pourquoi les populations islamisées ne sont-elles pas redevenues mécréantes après leur islamisation si elles avaient été forcée mais c’est plutôt les croisés qui par le fer, le feu et la terreur ont forcé les gens à se convertir quand la foi est une opinion strictement personnelle.

Et le second est que les « bédouins » et c’est comme ça qu’ils appellent les Musulmans de la première heure (qu’Allah Exalté soit satisfait d’eux) ne se sont répandus à travers le monde que par soif de butin. N’avez-vous donc pas lu ce qu’a dit le grand général de l’Islam ‘Ouqbah Ibn Nafi’ (puisse Allah Exalté lui faire miséricorde) quand il pénétra dans l’océan atlantique avec son cheval : « Allahoumma ash had ! Anni quad balaghtoul majhoud. Wa lawla adhal bahr la maditou fil bilad ouqatilou man kaffara bika hatta la you’bad ahadoun illa siwak » 

« O Grand Seigneur atteste ! Je suis arrivé au terme de l’effort. N’était-ce cette mer, j’aurais poursuivi ma route pour combattre celui qui Te renie jusqu’à ce que nul ne soit adoré hormis Toi ! »

Malheureusement un grand nombre de gens ignorent leur histoire et se complaisent dans leur ignorance. Quant au butin, l’argent n’est-il pas le fer de la guerre ? Si pour les uns on utilise le mot butin pour les autres, il s’agira du trésor de guerre et c’est l’art de la sémantique et de la guerre verbale.

 

Avant de procéder plus en avant, j’aimerai vous faire savoir que j’ai commencé à suivre la filigrane chronologique du Sheikh Ahmad Youssouf ad-Da’ij as-Silsilah at-Tarikh as-Siyassi lil Dawlah al-Uthmaniyah (ce qui précède) qui ne m’a pas convaincu avant d’opter pour Tarikh ad Dawlah al-‘Uthmaniyah du Sheikh Jamal ‘Abdel Hadi.

Il est essentiel de se baser sur une chronologie qui servira de base et fixe le texte dans la durée puis à partir de celle-ci, de trouver les éléments descriptifs correspondant aux évènements principaux et particulièrement les batailles. Nous avons ainsi procéder pour tous nos abrégés.

 

 

Nous prions Allah Exalté de nous pardonner pour toutes les fautes que nous aurions pu commettre et tous nos manquements ainsi que de nous faire miséricorde dans ce monde et dans l’Au-delà, d’accepter nos humbles travaux et d’en faire une œuvre utile pour notre communauté.

 

Chapitre Un

 

Les Ottomans étaient-ils vraiment Musulmans ?

 

 

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

 

La louange est à Allah, nous Le louons, nous L’implorons et nous Lui demandons pardon. Nous cherchons protection auprès de Lui contre les maux de nos âmes et contre nos viles actions. Celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer et celui qu’Il égare, tu ne lui trouveras aucun guide. J’atteste qu’il n’y aucune divinité excepté Allah sans aucun associé, Celui qui nous enseigna : « Cette communauté votre est une communauté unique, et Je suis votre Seigneur. Adorez-Moi donc[1] » ainsi que « Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez[2] » et j’atteste que notre guide et enseignant est le Messager d’Allah Muhammad (Saluts et Bénédictions d’Allah sur Lui) celui qui nous enseigna : « O gens, le Seigneur est Unique, la religion unique et le père unique » et qui (Saluts et Bénédictions d’Allah sur Lui) nous enseigna : « Vous descendez tous d’Adam et Adam est (fut créé) de  terre ».

O Grand Seigneur prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu as prié sur Ibrahim et sur la famille d’Ibrahim, Tu es le Très Digne de louanges, le Glorieux ; O Grand Seigneur bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni Ibrahim et la famille d’Ibrahim, Tu es le Très Digne de louanges, le Glorieux.

Ceci dit :

Ce qui suit est l’Histoire de l’Etat Ottoman à la lumière du Qur’an en ce qui est relatif aux enseignements historiques et la voie de l’enseignement de l’Histoire Islamique prend sa source du Qur’an et de la Sounnah.

L’histoire de l’Etat Ottoman se lie à son fondateur ‘Uthman Ibn Artoughal qui par la grâce d’Allah le Seigneur de l’univers posa les fondements d’un état islamique en Asie Mineure ou l’Anatolie (jazirat anatoul), l’actuelle Turquie en regard de ses efforts contre les byzantins croisés au septième siècle de l’Hégire. Il put bâtir un ferme état islamique qui dura de l’an 699 à l’an 1327 de l’Hégire (1299 - 1909) sur lequel régna 37 sultans de la descendance de ‘Uthman et de ses proches.

 

Ce puissant état Islamique qui vit le jour en Asie Mineure resta d’un haut niveau et durant des siècles dans l’histoire de l’humanité.

 

Nos sources  consistent en :

- Tarikh ad-Dawlah ‘Uthmaniyah, une compilation erronée qui doit être corrigée et authentifiée par un ensemble d’historiens récents publié par Dar al-Wafah lil Tiba’ wan-Nashr,

- Jawarib Moudi-a fit-Tarikh al-‘Uthmaniyinah al-Atrak de Ziyad Abou Ghanimah publié par Dar al-Furqan bil-Ordon (Jordanie) mais présent en Egypte,

- As-Sultan al-Moujahid Muhammad al-Fatih de Ziyad Abou Ghanimah publié par Dar al-Furqan lil Tiba’ wan-Nashr,

- Al-‘Utmaniyoune fit-Tarikh wal-Hadarah, Silsilat Dirassat ‘Uthmaniyah, Tarikh Dr. Muhammad Harb publié par al-Markaz Masri lil Dirassat ‘Uthmaniyah wa Bouhouth al-‘Alam Tourki,

- Al-Asrar Ghafiyah wara Ilgha al-Khilafa ‘Uthmaniyah Taqdim wa Ta’liq du Dr. Mustafa Halwi (un livre très important), Dirassa hawla Kitab an-Naki’ ‘ala Mounkiri Ni’ma min Din wal-Khilafah wa Ni’ma Tarikh Sheikh al-Islam Mustafa Sabri publié par Dar ad-Da‘wah Iskandariyah.

Ces références sont citées pour ceux qui veulent approfondir leurs connaissances sur le monde ottoman sans avoir besoin de chercher dans les interprétations[3] :

- Ad-Dawlah al-‘Uthmaniyah Dawlatou Islamiyah Moutala’a ‘Aleyha de l’Oustad et Dr. ‘Abd al-‘Aziz Muhammad ash-Shinawi (3 ou 4 volumes) publiés par Maktabat al-Anglou al-Masri    8.45,

- Tarikh ad-Dawlah al-‘Aliyah al-‘Uthmaniyah de l’Oustad Muhammad Farid publié par Dar an-Nafas,

- Tarikh ad-Dawlah al-‘Uthmaniyah du Dr. ‘Ali Hassoun publié par al-Maktab al-Islami,

- Kitab al-Islam wal-Khilafah fi ‘Asr al-Hadith et an-Nadariyatou as-siyassiyah al-Islami de l’Oustad Dr. Muhammad Ziyad ad-Din Dey Raïs, puisse Allah Exalté lui faire miséricorde, publié par Dar Tourass,

-  Al-Iltijahatou al-Wataniyah fil Adab al-Mou’asr par l’Oustad Dr. Muhammad Muhammad Houssin.

 

 

Cet état islamique dont le fondateur fut ‘Uthman Ibn Artoughal comme nous l’avons mentionné fut fondé en l’an 699 de l’Hégire (1299) continua de jouer un rôle important sur la scène internationale jusqu’au Sultan ‘Abd al-Hamid II à qui le pouvoir fut retiré suite à un coup d’état militaire organisé par certains officiers avides de pouvoir dont Tal’at, Anwar et Mustafa Kamal Ataturk.

Sous les règne des descendants de ‘Uthman, les frontières politique de l’état ottoman allait englober l’Iran, l’Irak, la Péninsule Arabique, l’Azerbaïdjan, l’Arménie (les pays du Caucase (Qawqaz)), le Syrie, la Palestine (Bilad Sham qui inclut aussi la Jordanie), l’Egypte, la Tunisie, l’Algérie jusqu’à la frontière occidentale  de Marrakech ou la Royauté du Maghreb (al-mamlakah al-maghribiyah). Elle s’étendit aussi de l’Anatolie aux iles grecques de la Mer Egée, la Grèce et une partie des Balkans, la Bulgarie, la Roumanie, la Serbie, la Hongrie (al-majar), la Transylvanie, la Bosnie Herzégovine, l’Albanie et la Montagne Noire. Tous ces pays furent donc sous le pouvoir des Ottomans et leur état s’étendit au sud jusqu’au pays des Habasha (Ethiopie).

Ce vaste état dont les frontières s’étendaient d’une partie de l’Europe de l’Est dont le Kosovo jusqu’en Asie et en Afrique  était dirigé par un seul souverain, le calife des Musulmans. La Bulgarie fut assiégée trois fois sous le règne de la famille de ‘Uthman (ahl ‘Uthman) et ils allèrent frapper jusqu’aux portes de Belgrade, la capitale actuelle de la Serbie. Ceci est juste un aperçu de ce que nos ancêtres furent en mesure d’accomplir. Ils apportèrent la religion d’Allah Exalté jusqu’à ces régions alors que de nos jours nous sommes arrivés au point où nous sommes incapables, comparés à eux d’évoluer scientifiquement, de défendre notre simple honneur, notre religion, nos biens et nos maisons dans nos propres terres musulmanes. Nous allons donc voir quelles sont les raisons à la lumière de la « Sounnah Rabaniyah » et comment cette dernière agit sur les peuples dont les Ottomans.

 

L’état ottoman fut un état islamique qui leva l’étendard du califat islamique après la période de faiblesse des Abbassides et que le calife abbasside Muhammad al-Moutawakkil abdiqua en faveur du sultan Salim I (awwal) en l’an 923 de l’Hégire (). Dès lors l’état ottoman fut chargé de la responsabilité de la défense des terres d’Islam, de la propagation du message islamique aux habitants de la terre, de combattre les mécréants qui s’opposeraient à cette propagation et les agresseurs contre la nation de l’Islam.  

A l’ombre du pouvoir des Ottomans, la Mer Blanche, la mer Noire, Rhodes, Chypre, la Mer Méditerranée faisaient partie de l’état islamique et les navires croisés (oustoul franja) n’y avaient aucune place car les dirigeants ottomans considéraient l’entrée d’un navire étranger en ces lieux comme une trahison envers Allah Exalté, Son Messager, les croyants et la terre d’Islam[4].

Que s’est-il donc passé après la chute du califat ottoman islamique ?

Le califat fut abolit, le monde islamique partitionné et les frontières tracées. Les flottes étrangères pénétrèrent ces mers et les terres d’Islam qu’elles dévastèrent par le fer et le feu. Ce fut un raz de marée croisé international qui déferla et ravagea les terres d’Islam ou ni califat, ni marine musulmane et ni loi islamique (Shari’ah) n’allait être tolérée parce que la plupart des responsables de cette Oummah (communauté) s’allièrent et se soumirent aux forces étrangères et aux ennemis de l’Islam si bien que nulle armée ne se leva pour défendre l’Islam et les Musulmans.

Cette flotte étrangère allait occuper une grande partie des terres musulmanes et arabes.

 

Une question se pose : Au regard de la communauté internationale, quelle sont les circonstances qui permirent aux Ottomans de bâtir l’état ottoman ?

Si nous jetons un coup d’œil sur la situation internationale à la fin du septième siècle de l’Hégire (13ème siècle), nous voyons que le monde islamique l’Egypte, le Hijaz, le pays de Sham était gouverné par les Mamalik musulmans sous l’étendard du califat abbasside. En d’autres termes, les mamalik ne dirigeaient pas en leur propre nom mais sous le nom du sultan abbasside par respect et ils combattaient les Tatars (al-maghoul) et les croisés (as-salabiyine).

Les sultans mamalik apprirent dans les écoles islamiques qu’il n’est pas permis à la Oummah de combattre sans califat ou qu’il n’y a de jihad hormis sous l’étendard du califat et c’est pourquoi, ils réactivèrent la califat. Zahir Baybars fit chercher un des enfants des Abbassides et le nomma calife en Egypte ainsi le califat abbasside revit le jour après sa chute à Baghdad et nous avons déjà mentionné tous cela dans nos précédents volumes sur les Abbassides. 

Et parmi les soldats du califat abbassides, les Mamalik al-moujahidoun.

Ce n’est pas en vain que nous avons précisé et cela à son importance capitale puisque il existe une campagne de dénigrement systématique et de falsification historique délibérée contre les Mamalik et que Baybars tua Qoutouz après sa victoire à ‘Ayn Jalout.  Et cette histoire falsifiée propagea le feu.

Les premiers responsable de ces propagations falsifiées sont les médias et les centres d’éducations qui introduisirent cette histoire musulmane falsifiée mais j’accuse en même temps les enfants de cette Oummah qui ont appris leur histoire islamique chez ceux-là même qui combattent nuit et jour la religion d’Allah Exalté et Son Messager (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui) bien que l’Imam Mouslim a rapporté selon une chaine de transmission authentique : « Cette Science est une religion prenez donc soin de qui vous apprenez votre religion. »   

Vous prenez donc vos renseignements historiques de ceux qui ne respectent aucune religion et qui ne professent ni Islam ?

 

Il devient obligatoire de replacer l’état des Mamalik à la place qu’il mérite d’autant plus qu’ils jouèrent un rôle capital après la mort de Salah ad-Din al-Ayyoubi et prirent en charge une terrible responsabilité face à l’assaut des Maghoul at-Tatari et des croisés sachant que les Tatars s’allièrent avec les croisés, les fils de l’Europe. Qui leur fit donc face ? Les Mamalik.

Qu’arriva-t-il à Louis IX lorsqu’il attaqua Damiette qu’il captura avant de commencer à s’étendre au cœur de l’Oummah ? N’est-ce donc pas Salih Ayyoub et Shajarah ad-Dour qui garda son décès secret, confia la responsabilité du commandement à Touranshah et par la volonté d’Allah à Lui les Louanges et la Gloire, Louis IX fut prisonnier à Dar Louqman à al-Mansourah mettant fin ainsi à la croisade de Saint Louis ? N’étaient-ils donc pas des Mamalik?

Qui donc prit le dernier bastion des croisés à Acre en l’an 691 de l’Hégire (1293)? N’est donc pas al-Ashraf al- Khalil Muhammad Ibn Qalawoun ? Et ainsi après deux siècles de guerres croisées nos terres furent enfin libérées tandis que les nations du monde ne parlaient que du puissant état (règne) des Mamalik.

Les Mamalik étaient donc un état islamique qui combattait sous l’étendard du califat, un état qui voulait à cette religion (Islam) une splendeur qui dirigerait tous de belle manière. Avez-vous entendu dans l’histoire des Mamalik ne serait-ce que l’un seul d’entre eux reniez l’obligation du Jihad ou la différez ?  Jamais !

Avez-vous jamais entendu un des sultans mamalik dirent qu’il est licite d’appliquer d’autres lois (sous-entendu autre que celles d’Allah à Lui les Louanges et la Gloire) ?

Avez-vous jamais entendu un Mamalik renier l’obligation du mariage ?

Avez-vous jamais entendu un Mamalik dire que la circoncision n’est pas une fitra (nature) de l’Islam ? 

Avez-vous jamais entendu un Mamalik dire nous allons donner notre argent aux ennemis de l’Islam, exterminateurs de vies, pillards de biens et violeurs des choses sacrées ?

Avez-vous jamais entendu dire que notre Oummah mendiait son pain ou était endettée sous le règne des Mamalik ? Allez chercher, fouiller donc l’histoire et voyez par vous-même.

Il ne convient pas alors de colporter que Baybars tua Qoutouz car l’histoire des Mamalik ne se résume pas qu’à cela.

Les gens doivent non seulement respecter les ancêtres mais aussi la culture de leur époque et connaitre leur histoire.

Est-ce que ceux qui ont grandi dans ces temps moderne, familiers avec l’alcool, les femmes, l’adultère et j’en passe sont similaires à ceux qui ont été élevé à l’époque passée comme celle des Mamalik, excepté ceux à qui Allah à Lui les Louanges et la Gloire a fait miséricorde ?

 

Le meilleur intérêt pour la nation à l’époque se trouvait chez les Mamalik et pour rappel nous ne mentionnerons qu’après deux longs siècles en terre d’Islam et finalement à Acre, ce sont les Mamalik qui chassèrent les croisés de d’Anatolie, de Syrie (Sham inclut Jordanie et Palestine), d’Iraq et d’Egypte. Et les croisés à cette époque représentaient la force de quatre pays, la France, l’Angleterre, l’Italie et l’Allemagne.

Et déjà dans ces temps le pape et ses alliées pensaient qu’occuper les terres musulmanes par la force militaire n’était pas suffisant mais qu’il fallait aussi mener une guerre économique, sociale, psychologique, culturelle et idéologique ne serait-ce que pour corrompre les cœurs et gagner ainsi les habitants des pays conquis à leur cause quitte aussi à utiliser les drogues, l’alcool et la fornication. Ce sont des méthodes qui marchent et qui ont marché sur une quantité d’autres nations et les ont détruits. C’est pourquoi les vignes sont plantées, le tabac, le haschich et l’opium à large échelle.

Affaiblir et corrompre la nation pour mieux en disposer aussi à travers les protocoles d’enseignements, d’éducations et absolument tous les moyens sont utilisés pour venir à bout de la nation de Muhammad (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui), la seule nation à avoir résisté à tous ces assauts destructeurs depuis un millénaire.

 

Lorsque les Européens réalisèrent la puissance des Mamalik, ils ouvrirent des relations économiques avec eux mais le pape proclama un édit d’excommunication pour tous ceux qui commerceraient avec eux et pire lorsque Acre tomba, des esquisses représentant al-Massih Ibn Mariam (Jésus, paix sur lui) dégoulinant de sang tandis que près de lui se trouvait un individu habillé d’une robe arabe qui le frappait et cela a été rapporté par Ibn Kathir dans al-Bidayah wa an-Nihayah.    

Ces représentations défilèrent dans toutes les rues d’Europe et les gens demandaient :

-« Qui est donc cet homme ? » Et il leur était répondu le Massih Ibn Maryam (paix sur lui) et qui est cet homme qui le frappe ?

- « Muhammad, le prophète arabe ! »

Et les gens crurent ce qu’on leur disait alors que les Musulmans ont le plus grand respect pour ‘Issa Ibn Maryam (paix sur lui). Ils sortirent donc razzier les terres d’Islam et venger ‘Issa parce que c’est ainsi qu’ils comprennent au point où, comme l’a rapporté Ibn Kathir, 300 femmes rejoignirent les croisés et proposèrent leurs corps pour leur service.

 

Donc les Mamalik jouèrent un grand rôle contre les croisés et les tatars et nul ne doit oublier cela et c’est aussi ce qu’a rapporté Ibn Kathir dans son livre.

 

Au septième siècle de l’Hégire les principales forces musulmanes étaient les Mamalik, qui dirigeaient sous le drapeau des califes Abbasides une partie du monde musulman ainsi que les Seljouks turcs qui contrôlaient une partie de l’Asie Mineure, sous le commandement d’Alb Arsilan (ou Arsalan) vainqueur de la fameuse bataille de Maladkourt (Maladzkard ou Manzikert) ou l’empereur byzantin fut prisonnier[5]. 

 

A l’opposé, se trouvait d’un côté les états indépendants d’Andalousie en état de guerre permanent contre les Espagnols et les Portugais et ces derniers aussi en guerre contre les Mamalik. En d’autre terme, l’Oummah islamique était la première puissance mondiale bien que minée par les dissensions intérieures et sur le point de rupture à cause de sa faiblesse due aux assauts destructeurs des croisés et des tatars.

Considérant ce point de vue, la Oummah avait besoin d’une nouvelle force pour revivifier sa religion, unir ses différents, réactiver le califat à sa réelle dimension et ranimer l’obligation du Jihad pour faire face à ses ennemis, les Mongols et les croisés. 

 

C’est à ce moment, par la grâce d’Allah Exalté à Lui les Louanges et la Gloire, au début du septième siècle qu’Il allait introduire les Ottomans (‘Uthmaniyyine) dans l’Histoire qui allaient fonder un vaste état basé sur « l’agrément d’Allah pour Seigneur, l’Islam pour religion et Muhammad (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui) pour Envoyé. » Les Ottomans ont donc fondé un état (dawlah) islamique basé sur l’Unicité d’Allah Exalté (tawhid) qui appliqua Ses Lois (Shari’atou Allah), pratiqua la consultation (shour) ainsi qu’une économie basée sur les valeurs de l’or et de l’argent et non pas l’usure. Interdirent et permirent ce qu’Allah Exalté et son Messager (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui) ont ordonné. La politique, toutes les fondations gouvernementales et non gouvernementales furent basées sur les sciences juridiques basées sur les lois d’Allah Exalté, la justice, l’éducation et l’organisation. Ses relations diplomatiques furent basées l’idéologie islamique de la loyauté et du désaveu (al-wala wal-bara) :

« Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes. » (Sourate l’Eprouvée, verstes 8, 9)

 

L’état Ottoman comme il l’a été rapporté, appliquait les lois d’Allah Exalté sur l’ensemble de sa population et faisait respecter Ses Lois, autorisait le licite et interdisait ce qu’Allah Exalté a interdit. Avec la gouvernance des Ottomans, le monde islamique put faire face à l’assaut des Espagnols et des Portugais qui attaquèrent la maison de l’Islam pour se le partager (le premier ordre mondial) quand le pape de Rome réunit l’Espagne et de Portugal pour une conférence en l’an 894 de l’Hégire (1488) et sur une carte, traça une ligne droite aux coordonnées latitude 47 et longitude 37 et attribua l’Ouest pour le Portugal et l’Est pour l’Espagne.

Ainsi les armadas espagnoles et portugaises ayant totale carte blanche se lancèrent à l’assaut du monde islamique qu’ils devaient soumettre à deux choix, la croix ou canon ou le vol des ressources et l’extermination exactement comme le dit Allah à lui les Louanges et la gloire dans Sin Livre : « Or, ils ne cesseront de vous combattre jusqu’à, s’ils peuvent, vous détourner de votre religion.» (Sourate 2, verset 217).

En d’autre terme soit les Musulmans se christianisent ou sont bombardés et lorsque Vasco de Gamma arriva au Cap de Bonne Espérance (ras ar-raja as-salih), il prononça sa fameuse parole : « Aujourd’hui nous avons plié le monde islamique et il suffit juste de tirer la corde pour l’étouffer » avant de tourner ses canons vers Kelwa (Kiliwane au Mozambique) à l’Est de l’Afrique et de bombarder la ville où il détruisit 300 mosquées quand les habitants lui interdirent de débarquer avec ses soldats. De même, ce criminel Vasco de Gama en plus du bombardement du littoral des terres musulmanes, coula par la bombarde tous les navires de pèlerins qui se rendaient à La Mecque dans la Mer Rouge et le Dr ‘Abd al-‘Aziz Muhammad ash-Shinawi dans son livre ad-Dawlah ‘Uthmaniyyah Dawlah Islamiyyah Dawlah Moutala’a ‘Aleyha a rapporté que la visée principale de ces actions était de prendre La Mecque et de détruite la Ka’bah puis de marcher sur Médina al-Mounawwarah et de prendre le corps du Messager d’Allah, le Prophète Muhammad (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui).

Leur véritable plan était donc l’attaque du cœur islamique et la destruction des Lieux Saints de l’Islam. Il est évident que vous ne trouverez ces informations[6] nulle part hormis que dans les archives secrètes du Vatican et pour la bonne raison que le monde musulmans doit rester assoupi et ne pas se réveiller afin qu’ils puissent tranquillement mettre la main sur le reste du monde islamique.

Cependant Allah Exalté à Lui les louanges et la Gloire veille pour la nation islamique.

Qui donc fit face à ce complot croisé espano-portugais qui menaçait la maison de l’Islam ?

Les Ottomans ! Et vous comprendrez alors pourquoi ce déchainement de haine contre les Ottomans et toutes les croisades auxquels ils firent face sans compter la totale falsification de leur histoire pour les salir et cacher les véritables motifs.

C’est le sultan Salim Awwal (I) qui, conscient du péril qui menaçait les lieux Saints de l’Islam, délaissa le front européen alors en guerre permanente et fit face à la menace qui risquait de déferler sur la maison de l’Islam. Il décida d’unifier la nation islamique pour faire face à l’assaut croisé et bientôt en l’an 916 de l’Hégire, l’Irak, al-Jazirah, la Péninsule Arabique, la Syrie, la Palestine, l’Egypte, le Maghreb Islamique s’ajoutèrent aux Balkan, une partie de l’Europe de l’Est et l’Asie Mineure sous le contrôle des Ottomans, l’unification étant juridiquement obligatoire.  

C’est donc la menace croisée sur les Lieux Saints de l’Islam, la protection du Messager d’Allah (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui), sur l’Afrique et l’Asie, la Maison de l’Islam et le dogme islamique qui poussa le Sultan Salim I à abandonner le Jihad sur le front européen et unifier le monde arabe et non pas les prétextes idiots d’expansion territoriale au profit des Ottomans, pour tracer des frontières ou utiliser les nations pour leurs intérêts comme le prétendent les livres sur les Ottomans volontairement falsifiés.

Lorsque le sultan Salim Awwal (I) se rendit en Egypte, le calife abbasside Muhammad al-Moutawakkil annonça que les Ottomans allaient se charger des affaires du califat pour lui parce qu’il était la plus apte et protéger le monde islamique que lui-même et ainsi l’Etat Ottoman s’est vu confier la responsabilité du califat et de la défense des terres musulmanes car il était sans aucun doute le plus puissant état du monde à cette époque particulière.

De nos jours le monde islamique était plongé dans l’ignorance, une ignorance volontairement entretenue de son histoire et personne n’en n’avait cure cependant le réveil est en cours, les premiers révolutionnaires se sont levés et ont ouvert la porte pour les prochaines générations. Le monde islamique sort de sa torpeur et veut maintenant connaitre son histoire mais quelle histoire ? L’Histoire falsifiée ?

 

Nous avons même abandonné nos obligations religieuses quand Allah Exalté nous demande de vérifier la source de nos informations et Il, Exalté soit-Il dit dans Son Noible Livre : « Quand vous colportiez la nouvelle avec vos langues et disiez de vos bouches ce dont vous n’aviez aucun savoir ; et vous le comptiez comme insignifiant alors qu’auprès d’Allah cela est énorme. » (Sourate la Lumière, verset 15).

N’entendez-vous et ne lisez-vous donc pas tous ces mensonges sur notre histoire et sur l’Islam, ces mensonges sur Allah Exalté soit-Il, ces mensonges sur le Qur’an, ces mensonges sur le Messager de l’Islam Muhammad (Saluts et bénédictions d ‘Allah sur lui) et même ces mensonges sur les Prophètes et les Messagers, même Issa Ibn Maryam (paix sur eux) et sa mère n’ont pas été épargné.

Tous les Prophètes et les Messagers, leurs épouses, le Qur’an, les compagnons, les Omeyyades, les Abbassides, les Mamalik, les Sultans  tous ont été insulté, critiqué, renié et sali à travers des millions de livres. Pensez-vous donc que ces gens feront donc une exception pour les Ottomans et pour tout ce qui viendra par la suite ?

Vous le vivez chaque jour dans la presse et pourtant vous continuez de lire et écouter ces même personnes qui ont insulté le Dieu Suprême, votre religion, votre livre, votre prophète et pire vous allez jusqu’à jouer leur jeu et critiquer vos frères, votre religion, votre Livre et votre Shari’ah. Vous prenez tout ce qu’ils disent et écrivent pour argent comptant alors qu’Allah Exalté à lui les Louanges et la Gloire vous a mis en garde en disant dans Son Noble Livre : «  Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait. » Sourate les Appartements, verset 6.

Certes, ils sont responsables contre eux même mais vous, vous êtes responsable de vous-même et vous prenez vos sources des orientalistes qui sont officiellement des ennemis de l’Islam à la place de prendre vos sources de savants Musulmans réputés et que vous alliez comporter ces fausses nouvelles ou conseiller leur lecture aux autres.

Ainsi s’est corrompue notre histoire quand nous avons préféré allez fouiller dans les sources orientalistes plutôt que dans les sources musulmanes sures et authentiques mais pire nous nous sommes interdit la science authentique sans bouger le plus petit doigt.

 

Pour revenir à l’Histoire des Ottomans, la première chose que fit Salim Awwal est donc l’unification des terres islamiques puis, il ordonna en Egypte, la construction d’une manufacture d’armes et d’un chantier naval d’où sortirent une grande quantité de navires qui servit à renforcer la flotte islamique en Mer Rouge, Méditerranée et Mer Noire. Ces mêmes navires chassèrent les vaisseaux croisés portugais de la Mer Rouge et Méditerranée et servirent à la protection des Lieux Sacrés de l’Islam et des terres musulmanes.

 

Et bien que tous l’ignore, c’est donc ce que firent les sultans ottomans moujahidine qui régnèrent hier sur le monde islamique.

 

Sous le règne des Ottomans, la Palestine et Masjid al-Aqsa restèrent sous le couvert des Musulmans et il n’y avait nulle place pour les croisés et les juifs.   

De même nous ne devons pas oublier la position de Salim Awwal qui donna l’ordre d’interdire l’émigration juive au Sinaï suivit en cela par le sultan Souleyman en l’an 927 de l’Hégire, Mourad Thalith (III) et le sultan ‘Abd al-Hamid II. N’est-pas le sultan ‘Abd al-Hamid II qui répondit à Herzl venu demander la Palestine en 1896 : « Je ne peux vous donner une poignée de cette terre qui n’est pas la mienne ; elle appartient à la nation islamique qui a combattu pour l’amour de cette terre et l’a abreuvée de son sang. Les Juifs peuvent garder leurs millions ; si le califat islamique est détruit un jour alors ils seront en mesure de prendre la Palestine sans un prix mais tant que je suis en vie, je préfère enfoncer une épée dans mon corps que de voir la terre de Palestine enlevée de l’Etat Islamique. Cela n’arrivera jamais. Je ne vais pas commencer à découper notre corps alors que nous sommes vivants. »

 

Ceci fut la position des sultans ottomans. Qu’arriva-t-il donc après la chute du califat ottoman ? Lorsque ces derniers, agressés par le monde entier, faillirent, c’est toutes les terres islamiques qui allaient tomber les unes après les autres sous l’occupation, n’ayant plus personne pour les protéger. Et la Palestine tomba aussi et qui permit cela ? A cause de pâtres qui vivaient à l’ombre des Ottomans.

 

L’Etat Ottoman et ses Moujahidine confrontèrent l’Europe croisée durant 600 ans, du septième jusqu’au treizième  siècle de l’Hégire. L’Etat Ottoman fut le principal front contre les croisades successives qui tentèrent de déferler sur le Monde Islamique. Pour donner un exemple, le seul revenu complet d’une région (wilaya) du Grand Etat Ottoman servait uniquement pour la défense et l’armement tandis que l’Europe tirait ses revenus des terres musulmanes.

Est-ce que les Ottomans importaient leur nourriture ou quémandaient des emprunts aux mécréants ?

Sous l’Etat Ottoman le commerce du monde islamique était extrêmement développé et basé sur les valeurs de l’or de de l’argent et la nation islamique ne tomba dans les emprunts que vers la fin de l’Etat Ottoman. Nous avons traité de ce sujet dans le deuxième volume de l’Histoire du maghreb et de l’Andalousie.

Lorsque l’Etat Islamique sortit, ne sortit que pour l’établissement de la religion d’Allah à Lui les Louanges et la Gloire du fait qu’il était un  état pour l’appel à la religion d’Allah Exalté.

Le Dr. ‘Abd al-‘Aziz Muhammad ash-Shinawi rapporte dans son livre ad-Dawlah ‘Uthmaniyyah Dawlah Islamiyyah Dawlah Moutala’a ‘Aleyha : « C’est au nom de l’Islam que le sultan Muhammad II conquit Constantinople, la capitale de l’orthodoxie byzantine qu’il nomma La Maison de l’Islam (Islamboul) et prit pour capitale de la nation islamique. Au nom de l’Islam que le sultan Souleyman, appelé à tort le Législateur (dans le sens où il inventait des lois) écrivit et appliqua les lois, ces lois qui n’étaient rien d’autre que la Shari’ah islamique.

C’est au nom de l’Islam et suivant le Hadith prophétique annonçant la future conquête de Rome, la capitale papale, que le sultan Souleyman débarqua ses armées et prit Otrante au sud de Italie après avoir capturé 11 000 prisonniers et se prépara pour la conquête de Naples.

C’est avec cette vue aussi qu’il conquit les Balkans pour marcher sur l’Andalousie et rejoindre ses frères musulmans mais Allah à Lui les Louanges et la Gloire ne le permit pas car il mourut avant de pouvoir réaliser son plan. »

 

Tous les livres d’histoire rapportent que les Ottomans était un état islamique favorable aux juifs et leur ouvrit ses portes alors qu’ils faisaient l’objet de pogrom en Europe chrétienne à cette époque et étaient en fuite. Ils ont rapporté aussi qu’un sultan ottoman se maria avec une femme juive qui lui fut offerte du nom de Khoram Hasnawi Bassina qui, et il n’y a rien d’illicite en cela en Islam particulièrement s’il s’agit d’une prisonnière de guerre ou d’une Oumm al-Walad qui a un statut juridique particulier, le poussa à laisser entrer 100 000 juifs expulsés d’Espagne par Fardlande (Fernando) et Isabelle (Isabella). Vous n’êtes pas sans savoir qu’il n’y a pas une nation d’Europe qui n’a pas expulsé les Juifs de ses terres y comprit Ferdlande et Isabelle lorsqu’ils expulsèrent les Musulmans d’Espagne. L’Europe a tué un très grand nombre et toujours détesté les Juifs et n’étaient-ce le rôle d’« avant-garde contre le Barbarisme, » qu’ils jouent en Palestine, l’antisémitisme serait largement plus développé néanmoins il revient en force actuellement en Europe et bientôt comme nous l’avons vu dans l’Abrégé de l’Histoire de la Fin du Monde dans l’Histoire des nations, cela éclatera au grand jour.  

N’ayant nulle part et personne ne voulant les accepter seuls les sultans ottomans les acceptèrent et 100 000 juifs débarquèrent en Salonique. Vingt mille d’entre eux se convertirent hypocritement d’apparence à l’Islam afin de planifier contre l’Islam et ils furent nommés al-Yahoud ad-Dawnamah al-Mourtadoun, (Juifs apostats dawnamah) d’où sont issus Kamal Attaturk né à Salonique, Tal’a Basha, Jawid etc.

 

Oubliez donc que l’Islam est une religion extrémiste mais plutôt tolérante (tatasamah). L’Etat Islamique a ouvert ces portes à ces réfugiés et leur offert la sécurité quant à l’opposé nous avons vu ce que les Serbes ont fait aux Bosniaques et aux Musulmans en Europe actuellement quand ce qui est à venir remplira les pages d’histoire d’obscurantisme. Ne parlons pas de ce que les Russes font aux Tchéchènes, les Juifs en Palestine, le Burma, le Sri Lanka, la Thaïlande, l’Afrique centrale, la Chine etc., il n’y a une prison au monde qui n’a pas de Musulmans.

 

Allah Exalté dit dans Son Noble Livre : « Or, ils ne cesseront de vous combattre jusqu’à, s’ils peuvent, vous détourner de votre religion.» (Sourate 2, verset 217) et : « S’ils vous dominent, ils seront des ennemis pour vous et étendront en mal leurs mains et leurs langues vers vous ; et ils aimeraient que vous deveniez mécréants. » (Sourate 60, verset 2)

 

Sous le règne des Ottomans les Gens du Livre vécurent en sécurité, libres de pratiquer leur religion et leurs affaires et jamais un sultan ottoman ne chercha à leur imposer l’Islam, la démocratie ou la tyranocratie ou des agents au service de l’Islam.

Sous le règne ottoman la religion d’état pour les Musulmans était l’Islam et les lois gouvernementales la Shari’ah islamique qui interdit de causer le moindre mal, physique ou oral, à ses adhérents sans prétexte juridique.

Sous le règne Ottoman la religion islamique était respectée, propagée, entendue et appliquée. La jurisprudence islamique était la base dans tous les domaines de la vie et de la société que ce soit éducatif, culturel, militaire, économique, sociale ou juridique.

 

Sous le règne des Ottomans, la langue arabe était enseignée au côté de la langue turque qui était écrite avec l’alphabet arabe et comme l’a rapporté l’écrivain américain, Lee Pierre, l’enseignement des Ottomans était supérieur à celui des Européens.

 

L’Etat Ottoman avait un esprit ouvert non nationaliste et uni jusqu’en 1908 quand les militaires arrivèrent au pouvoir et particulièrement en 1909 quand le sultan ‘Abd al-Hamid fut déposé. Les militaires placèrent trois sultans après lui : Muhammad Rashad al-Khamis (5) Ibn ‘Abd al-Majid al-Awwal, Muhammad Wahid ad-Din ou Muhammad Thalath (3) Ibn Mourad al-Khamis, le sultan ‘Abd al-Majid Ibn ‘Abd al-‘Aziz ath-Thani (2), trois sultans pour détruire le califat islamique et au nom du califat ils ont détruit le califat, abolit la Shari’ah et pulvérisé la Oummah islamique.

Et tout en allant à la mosquée pour prier uniquement pour tromper les gens, ils appelaient à la démocratie et à la liberté et sous le couvert de la liberté, ils essaient de détruire l’Islam, la maison de l’Islam et les jeunes car la liberté n’a pas de place pour l’Islam, tout est toléré excepté l’Islam, quelle est donc cette liberté alors ? Avec cette liberté, ils introduisent les ennemis de l’Islam dans les terres d’Islam et leur donnent plein pouvoir sur les Musulmans, voilà quel est donc le réel rôle de ces militaires au pouvoir qui ne sont rien d’autre que des agents ou des traitres qui ont été placé à la tête des nations musulmanes avec la chute des Ottomans.      

 

Et aujourd’hui on entend les jeunes dirent : « Les Ottomans étaient un état nationaliste, un état turque ! »

Non, au regard de l’Histoire générale des Ottomans, cette affirmation n’est pas vraiment juste. La Turquie est devenue nationaliste qu’après 1909 car de l’année 699 jusqu’à 1327 de l’Hégire elle était un Etat Islamique Global pour les Musulmans et la Maison du Ribat Islamique.

Ce n’est qu’à partir de 1909 que la Turquie a réellement montré les signes d’un colonialisme judéo-chrétien et l’est resté depuis d’où la nécessité d’une seconde reconquête future de Constantinople dans un futur très proche comme cela a été rapport dans les hadiths prophétiques.

C’est pourquoi cette période doit sortir de l’Histoire Islamique puisqu’il s’agit d’une dictature militaire qui se réfugie sous le couvert de nom et symbole islamique orchestré par l’occident uniquement pour tromper les masses populaires.

A cause de ces militaires le califat  fut abolit et les nations musulmanes livrées et soumises à la rage des colonisateurs lors de conférences comme celle de Lausanne.

 

L’Etat des Ottomans était donc un Etat Islamique, ni nationaliste, ni tribal, les décisions étaient prises selon le principe de consultation (shourah) et l’Islam applique à tous les niveaux. Les avis et décisions des grand Mufti Sheikhs al-Islam écoutés et appliqués au pied de la lettre. Et ce n’était pas des savants mais réellement des Mufti qui jugeaient selon la Révélation d’Allah Exalté à Lui les louanges et la Gloire. Les sultans étaient soumis aux fatwas des ‘Ulamas et comme cela fut laissé dans les testaments des sultans, l’obligation pour leurs descendants de respecter et de suivre les conseils des ‘Ulamas.

 

Les sultans ottomans étaient soumis exactement aux mêmes lois que les citoyens musulmans, ils priaient en commun dans les mosquées, apprenaient le Qur’an et les Ahadith, la jurisprudence islamique, craignaient Allah Exalté et Lui étaient totalement soumis. Ils n’allaient pas consulter les nations étrangères pour leur politique ou recevaient des pots de vins pour changer les programmes d’éducation et culturels.

    

Les Ottomans savaient parfaitement, comme nous l’avons lu dans le testament, que sans crainte d’Allah leur règne serait perdu et la nation islamique avec, c’est ainsi qu’ils étaient scrupuleusement soumis aux Fatawa des savants. Quand le sultan Salim Thalith (3) fut déposé, le 21 Rabi’ 1220 (1807), il écouta et obéit (sami’a wa ata’a) pour avoir fait entrer la croix des francs (as-salib franja) et leurs traditions. La Fatawa disait : « Quiconque suivra la croix franc ou une de leur tradition ne pourra exercer le pouvoir parce qu’il est devenu un support pour les croisés et leurs traditions. »

Quand le sultan ‘Abd al-‘Aziz tenta de se rapprocher des nations étrangères vers la fin du règne des Ottomans, il fut tout simplement déposé suite à un Fatawa du Sheikh al-Islam datant du 6 Joumadah Awwal 1319 de l’Hégire (1909) disant « dépenses injustifiées et tentative de signer un pacte avec des nations étrangères dans les ambassades (bouyoutat al-‘alamiyah, littéralement les maisons internationales) de Paris et Londres et incapacité de s’acquitter des affaires d’état (tasrif shououn ad-dawla). »

Ce qui signifie en d’autres termes que les gens et les savants étaient vigilants, que leur dogme était bien islamique et qu’ils se méfiaient des ingérences étrangères. 

C’est pour la même raison qu’Ahmad ‘Ourabi Basha (Pasha) et ses frères se levèrent contre Muhammad Tawfiq et lui dirent : « Nous sommes endettés ! C’est toi et ton père qui avez vendu le pays, demandé des emprunts et perdu ainsi notre pays. L’ennemi étranger nous menace maintenant de nous attaquer. » Et sous la pression militaire de l’armée égyptienne sous le commandement d’al-Ghourabi ‘Abd al-Qadir Hilmi, Muhammad Tawfiq décida de se retirer sans condition pour les intérêts de l’état et pour qu’un nouveau gouvernement puisse se former avec l’aide de Muhammad Sharif, un patriote qui détestait les européens pour se débarrasser des anciens membres du gouvernement. Un nouveau gouvernement fut donc nommé sous la direction de Sami Basha al-Baroudi qui s’appliqua à trouver une rapide solution pour se libérer de la dette et l’expulsion du pays de la délégation dans laquelle se trouvaient les ministres anglais,  français et égyptien.       

Lorsque le responsable de la crise Muhammad Tawfiq sortit de son palais pour rencontrer al-Ghourabi, il était en compagnie des consuls anglais et français et à ce moment la politique du était exercée par des influences extérieures. La présence du consul anglais n’avait d’autre but que de tuer al-Ghourabi ‘Abd al-Qadir Hilmi mais il ne put refusa sa mission de peur des suites cependant les consuls firent valoir leurs volontés pour conserver leurs acquis et c’est ce qui arriva.

Lorsque les Ghourabi furent attaqués, qu’al-Khadawi maitrisa le pouvoir, les flottes anglaises et françaises arrivèrent à Alexandrie en 1828 et al-Khadawi débarqua sous leur protection. Alexandrie fut bombardée et les égyptiens avec Sami Basha al-Baroudi furent massacrés, les forces anglaises occupèrent l’Egypte en 1828 tandis que Muhammad Tawfiq, le traitre fut réinvesti du pouvoir et retourna dans son palais sous la protection des forces françaises et anglaises.

 

Quand les Shouyoukh de l’Islam ordonnèrent l’éviction du sultan ‘Abd al-‘Aziz parce qu’il invita seulement au rapprochement, pas pour des valises de millions, l’emprunt qui valut la destruction de l’état n’était que de 110 millions, juste 110 millions ! 110 millions qui

On se moque aujourd’hui de l’Etat des Ottomans mais si l’on regarde aujourd’hui l’état des nations musulmanes il est bien pire et bien qu’elles soient les plus riches du mondes, elles croulent tous sous les emprunts et le FMI règne en maitre sur eux juste à cause d’emprunt avec des taux d’usure incroyablement élevés si bien qu’elles ne pourront jamais payer leur dettes même pour les siècles à venir puisque ceux qui sont eu pouvoir dans ces pays se partagent les fortunes des revenus laissant les peuples crouler dans la misère même la population de l’Arabie Saoudite qui avait un des plus fort pouvoir d’achat est devenue extrêmement pauvre parce qu’elle a financée toutes les guerres contre les Musulmans. C’est ainsi que le monde marche et les nations assujetties par les emprunts mais l’Europe, malgré tous ces milliards recueillis sur le dos de terribles injustices, s‘effondre lentement mais surement à son tour.

 

C’est donc juste un emprunt, précédemment prémédité dans les coulisses secrètes, de 110 millions qui valut la chute de l’Etat Islamique, de l’Oummah et sa colonisation ainsi que l’infiltration dans tous les corps de société de la culture anti islamique sous la menace du fond monétaire de couper les bourses ou de faire simplement ce qu’ils ordonnent.     

Les Ottomans étaient donc bien lucides lorsqu’ils procédèrent à l’éviction de Muhammad Tawfiq mais le mal était déjà entré dans la tanière comme ils étaient lucides pour l’éviction de ‘Abd al-‘Aziz, suite à la Fatawa émise par le Sheikh de l’Islam, pour avoir tenté de signer avec des puissances étrangères un pacte allant contre les intérêts de la nation.

Ainsi nous voyons quel funeste résultat pour une nation ce genre de pacte avec les ennemis de l’Islam peut amener et ce n’est pas une seule personne qui allait en payer le prix mais des millions.

 

Ceci est juste une présentation et nous reviendrons en détails sur un grand nombre de point et pour rappel, l’Etat Ottoman était un état islamique et sa parole suprême était celle d’Allah Exalté Seigneur de l’Univers. Les Sheikhs de l’Islam avaient leur parole entendues et il était impensable qu’un sultan prenne des décisions sans consulter auparavant les savants et ils se pliaient tous à leur avis sans exception.

Ces sultans demandaient-ils des avis religieux pour construire des discothèques, des bars, des lieux de prostitutions, des cinémas ? Ces sultans demandaient-ils des avis religieux pour donner la permission aux ennemis d’Allah d’envahir les terres musulmanes ? Ces sultans demandaient-ils des avis religieux pour autoriser ce qu’Allah Exalté à lui les Louanges et la Gloire et Son messager (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui) ont interdit comme l’usure ?

Nous vous donnons ces exemples pour comparer leur niveau de société au notre et que ceux qui critiquent les Ottomans de se rendre compte qui ils étaient réellement ou penser que les agents qui dirigent le monde musulman actuellement étaient meilleurs que les Ottomans.

 

Les Ottomans, comme les Omeyyades, les Abbassides et les Mamalik furent la cible de toute l’Europe durant toute la durée de leur existence soit plus de six siècles. Ils endurèrent guerres après guerres et croisades après croisades et n’étaient la grâce d’Allah Exalté sur Ses serviteurs puis l’Islam et ces sultans dévoués, l’état islamique aurait été détruit que dis-je, non pas depuis les Ottomans mais depuis que le Messager d’Allah (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui) fut envoyé aux gens. Les Musulmans subirent guerres après guerres depuis l’apparition de l’Islam et si d’autres nations furent tout simplement exterminées ; l’Islam est toujours là et à chaque fois qu’une dynastie chute Allah Exalté la remplace par une autre.

 

La plupart des expéditions contre les Ottomans furent ordonnées par le pape de Rome et conduites par l’Angleterre principalement puis la France, la Russie et l’Allemagne et bien qu’ils fussent divisés entre eux ils étaient tous d’accord pour lutter contre l’Etat Islamique exactement comme de nos jours contre la Shari’ah ou n’importe quel état islamique qui se déclare.

Les souverains ottomans n’ont pas fait face à ces expéditions pour l’amour de ce monde mais pour l’amour de l’Oummah islamique et leur crainte du mal qui pourrait la toucher. Ils craignaient l’ingérence européenne, conscients des Paroles d’Allah Exalté qui les mettaient en garde : « S’ils vous dominent, ils seront des ennemis pour vous et étendront en mal leurs mains et leurs langues vers vous ; et ils aimeraient que vous deveniez mécréants. » (Sourate 60, verset 2)

Vous comprendrez alors pourqioi les savants se sont réunis et ont émis leur avis juridique contre ‘Abd al-‘Aziz : « Dépenses injustifiées et tentative de signer un pacte avec des nations étrangères dans les ambassades (bouyoutat al-‘alamiyah, littéralement les maisons internationales) de Paris et Londres et incapacité de s’acquitter des affaires d’état (tasrif shououn ad-dawla). »

Rien n’est donc plus funeste pour une nation islamique que de faire des emprunts aux ennemis de l’Islam surtout quand la dite nation possède de larges espaces pour cultiver, assez de ressources pour rester indépendantes ainsi que des manufactures quand bien même elles seraient petites, l’exemple des pays musulmans actuels est là pour le rappeler.

 

Les savants ottomans avaient bien senti le danger de dépendre des ressources étrangères qui ne manqueraient pas de vendre les produits agricoles et autres moins cher que ceux produits localement pour tuer l’agriculture locale et l’industrie et c’est exactement aussi ce qui se passe dans nos pays. Les fermiers ne pensent même plus à cultiver quand le marché est saturé de produits étrangers  et les manufactures de fabriquer quand tout est livré clef en main.

Un des responsables du ministère des affaires étrangères français dit en 1952 : « Le shiisme n’est pas une menace pour l’Europe. Le plus grave danger qui nous menace directement et violemment est l’Islam. Les Musulmans est un monde totalement pourvu et indépendant du monde occidental. Ils disposent de toutes les richesses naturelles, de leurs propres savants et d’une histoire sans précédent. Ils sont capables de poser les bases d’un nouveau monde sans dépendre de la culture et de la technologie occidentale. S’il leur est donné la possibilité de mettre sur pied leur science, ils déferleront sur le monde pour effacer la culture occidentale qu’ils enverront dans les oubliettes de l’Histoire. Nous, peuple français, avons, à travers notre longue présence en Algérie, tenté d’effacer la personnalité musulmane au prix d’un immense effort. Le monde musulman est un monde fermé qui jusqu’à présent n’a pas dévoilé sa personnalité. Il est pour l’instant choqué, confus, contraint, dégradé, encerclé, arriéré, miné par l’apathie et les troubles en attendant un meilleur futur ». Puis il poursuit : « Donnons à ce monde islamique tout ce qu’il désire et étouffons en lui toute envie de création afin qu’il ne se réveille jamais. Si nous retardons à appliquer ce plan, à laisser le Musulman arriéré, prisonnier de son ignorance et son incapacité, alors nous devrons faire face à un grave danger, le danger arabe et ce qu’il contient derrière lui de puissance islamique qui deviendra une menace permanente. L’occident et la domination culturelle occidentale du monde prendront alors fin ».

Il ne fait aucun doute que ce sont des paroles extrêmement graves et quiconque étudie l’histoire de l’Algérie, et sa situation actuelle, pour ne citer que ce pays en exemple, y verra l’application exacte de cette politique machiavélique.

 

Les Ottomans n’étaient donc pas ainsi mais une nation forte et productive et sous leur règne, la famine n’existait pas et les gens étaient éduqués. A l’opposé, l’Egypte connu cette funeste situation et devint endetté sous le règne d’Isma’il et les nations européennes envoyèrent des « experts » pour chercher les causes de l’endettement ou « espionner l’économie du pays pour mieux le couler » qui conclurent que l’Angleterre et la France devaient surveiller les dépenses et les entrées. Isma’il Basha accepta qu’un conseiller anglais et français surveillent l’économie du pays et ainsi le pays perdit son indépendance et ne fut plus en mesure de contrôler ses propres ressources puis s’appauvrit dramatiquement tandis que les richesses locales étaient exportés vers ces deux pays. Isma’il Basha fit tomber son pays dans l’embuscade économique et la destruction tandis que lui vivait et ses proches vivaient dans le fates prix de sa trahison.

 

Cette politique de l’emprunt fut appliquée à tous les pays musulmans et particulièrement l’Afrique et depuis toutes ces nations ne se sont pas remises coulées par les intérêts des emprunts pour tous les siècles à venir jusqu’à la fin du monde. Les populations vivent dans la plus terrible misère malgré les richesses du pays toutes drainées vers l’Europe tandis que les dirigeants traitres et leurs proches vivent dans le luxe au dépend de toute les populations.

Cette politique machiavélique entraina des millions de morts, continue au quotidien et doit continuer jusqu’à la fin des temps. C’est pourquoi à chaque fois qu’une nation cherche à se débarrasser des agents au pouvoir leur révolution est détournée par ces forces machiavéliques et de nouveaux agents sont introduit au pouvoir comme récemment l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Egypte.

C’est que les Ottomans voulurent éviter aux nations islamiques, de tomber dans le piège de cette organisation de criminels de guerre qui fut alors appelée sous le nom hypocrite et trompeur de « Fond Monétaire International, » la plus puissance machine de guerre jamais inventée contre l’humanité en général et l’Islam en particulier pour mettre les nations à genoux et drainer juridiquement leurs richesses sans tirer un seul coup de feu.

 

C’est suite à ces conseillers jugés insuffisants pour espionner et détruire le pays que les ambassades furent crées comme la rapporté l’Oustad ‘Abd ar-Rahmane Rahil dans ses livres Misr fi ‘A-d Isma’il et ath-Thawara Ghourabiyah Muhammad Tawfiq et qu’Isma’il Basha accepta la présence d’un ambassadeur anglais et français. Le conseil égyptien et les ministères se retrouvèrent dans aucun pouvoir face à ces ambassadeurs et perdirent leurs fonctions, étrangers dans leur propre pays. C’est ces ambassadeur anglais et français entourés de leur propre cabinets qui allait désormais diriger le pays et mettre la main sur la Oummah, pensez donc à tous les plans machiavéliques qu’ils ont appliqué depuis mille ans pour essayer de la détruire.

A l’époque de Ghourabi, le peuple se rendit bien compte de la situation et il dit : « o peuple, le pays est perdu, endetté, la présence étrangère élevée et je ne sais pas ce qui se passe. » Après avoir été libéré de prison, il décida donc de passer à l’action avec des jeunes mais fut trahit par Khidawi ce qui entraina l’occupation de l’Egypte et sa perte tout ceci à cause du souverain traitre et de ses emprunts.

C’est une histoire qui a deux siècles mais qui nous rappellent le grave danger de l’endettement que les gens ne comprennent pas parce qu’il cache une tromperie qui permet à une nation de tomber sous l’occupation au point que même l’armée du pays occupée se retourne contre leur propre peuple et devient l’outil des bailleurs de fonds.

 

Les sultans ottomans ne tombèrent pas dans le piège de l’endettement et Louange à Allah Exalté qui mis en garde les Musulmans de leur mal : « S’ils vous dominent, ils seront des ennemis pour vous et étendront en mal leurs mains et leurs langues vers vous ; et ils aimeraient que vous deveniez mécréants. » (Sourate 60, verset 2)

 

Sous le règne du sultan ‘Abd al-Hamid fut construit la première voie ferrée de Syrie jusqu’à Madinah al-Mounawwarah soit plus de 1300 kilomètres qui connecta la Péninsule Arabe à  l’Anatolie et les Balkan. Son projet était de connecter La Mecque, le Yémen et l’Inde pour faciliter le transport des pèlerins et l’interaction des Musulmans entre eux.

Mais que se passa-t-il donc après sa déposition ? Le nationalisme turc détruisit la fraternité islamique et l’occupation anglaise détruisit la voie ferrée pour empêcher les Musulmans de se déplacer facilement et librement. 1300 kilomètres qui coutèrent 3 millions de livres sterling au gouvernement ottoman furent détruits suite à la traitrise de Sharif Hussein qui demanda à Laurence d’Arabie, un espion anglais, son conseiller, de détruire la voie ferrée pour empêcher les Ottomans de l’utiliser pour protéger les occupants et pire, sous le couvert de la réunification des Arabes.

 

Lorsque le sultan ‘Abd al-Hamid Thani (2) fut informé de l’invention du télégraphe, il ordonna sur le champ que des relais couvrent tous les Balkans de l’est puis il invita l’ingénieur belge Ducraux et lui demanda de former des ingénieurs ottomans dans une école spéciale dans le palais du sultan afin qu’ils puissent eux même utiliser le télégraphe.     

Les Ottomans étaient donc toujours à la pointe de la science contrairement à ceux qui disent qu’ils étaient arriérés. La puissance militaire des ottomans à leur apogée était redoutable et ils furent les premiers à utiliser des canons sur les mers en plus d’un grand nombre de technologie dont ils furent les précurseurs.

 

Les Ottomans étaient soucieux de faciliter le Hajj pour les pèlerins et leur sécurité. Ils propagèrent la science, les mosquées, les bibliothèques, les écoles et les étudiants avaient des permissions spéciales pour voyager et recevaient des fonds de l’état en plus d’une quantité d’autres faveurs dont ils faisaient l’objet. Les Ottomans répandirent les points de distributions de biens, les bains publics, les logements publics et gratuits pour les sans-abris ou les voyageurs de passage, les imprimeries, les hôpitaux, les docteurs, les médecines étaient sur les dépenses du trésor public.       

 

L’éducation ottomane était basée sur la cavalerie, le tir, l’entrainement militaire et tous les Musulmans étaient capable de prendre les armes et étaient armés alors qu’aujourd’hui être armé dans les pays musulman est un crime tandis que durant 1300 années, tous les Musulmans quel qu’ils soient furent libres de porter toutes les armes de leur choix et s’entraina au tir.

Ibn Batouta, lors de son périple autour du monde, se rendit en Anatolie et visita les camps d’entrainement (mou’askar) des Jeunes Frères (akhiya fityan) qui consacraient leurs vies au Jihad et rapporta dans son Rihlat comment ils étaient éduqués sur l’idéologie islamique et le Jihad.

 

L’Etat Ottoman était un état basé sur le Jihad fis-sabilillah, sur l’implémentation de cette religion (Islam), sa défense et son expansion qui est le fondement essentiel du dogme islamique et le fer de lance de la politique des sultans ottomans comme Muhammad al-Fatih et Mourad Awwal (1).

Dans son testament ‘Uthman, le fondateur de l’Etat islamique Ottoman, écrivit à son fils Orhan :

« O fils, je pars vers la proximité d’Allah. Je suis confiant que tu seras juste envers ton peuple et Moujahidan fis-sabilillah pour la propagation de la religion islamique.

O mon fils je te recommande les savants de l’Oummah, respecte les, descend à leur niveau,  méfie-toi de leur colère, soumets toi à leurs décisions, parce qu’ils n’ordonnent que le bien. »  

 

Il a dit aussi :

« Ô mon fils ! Prends garde à ne pas t‘engager dans ce qui n’agrée pas Allah Le Digne de Louanges.

Et si tu affrontes un problème face à un jugement ou une décision à prendre, alors consulte les savants de la Shari’ah qui te rajouteront du bien.

O mon fils la seule voie pour nous dans ce monde est celle d’Allah Exalté et notre seule raison de vivre est la propagation de Sa religion. » (Masa-at Bani ‘Uthman de ‘Abd al-Qadir Zada Orno)

 

L’actuel historien turc ‘Abd al-Qadir Zada Orno dans son livre at-Tarikh ‘Uthmani Aw Sot ( ?) rapporte la première recommandation de ‘Uthman à ses fils:

« Si vous voulez m’être tous très cher, vous ne devez jamais abandonnez le Jihad fis-Sabilillah pour la suprématie de la Parole d’Allah et la propagation de la belle religion islamique (din al-islam al-jalil), élevez l’étendard de Muhammad (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui) (rayat Muhammad rassoul Allah), consacrez tout votre temps pour l’expansion de l’Islam, étendez partout dans le monde la parole d’unicité islamique (kalimat tawhid), et je vous dis que j’implore Allah Exalté qu’Il prive, le Jour de la Résurrection, de l’intercession du Prophète Muhammad (Saluts et bénédiction d’Allah sur lui) quiconque d’entre vous qui s’éloignera de l’Islam, oppressera les gens et abandonnera le Jihad. »

 

Il a dit aussi :

« Ô mon fils ! Ne sois pas arrogant, soit bon envers tes soldats et ne soit pas séduit par Satan quant à ton armée et tes biens. Fais aussi attention à te pas t’éloigner des gens et de la Shari‘ah.

Ô mon fils ! Tu sais que ton but est de plaire à Allah, le Seigneur des mondes et par le Jihad la lumière de notre religion prévaudra sur les terres, provoquant la satisfaction d’Allah.

Ô mon fils ! Nous ne sommes pas de ces gens qui font la guerre pour gouter au pouvoir ou pour gouverner les gens. Par l’Islam nous vivons et par l’Islam nous mourons ; ceci, mon fils, est ce qui te convient. 

O Fils ! Fais précéder les affaires religieuses avant toute autres chose. Les bases de la religion construisent un état fort. N’attribue pas les affaires religieuses à un homme négligent, mécréant ou pécheur ou à des personnes inattentives, indifférentes ou inexpérimentées. Et ne laisse pas l’administration de l’Etat à de telles personnes. Car celui qui ne craint pas Allah Exalté ne craint pas les créatures. Celui qui commet un grand péché et continue de le commettre ne peut être loyal. Celui qui veut avoir un serviteur loyal doit l’être lui-même ; il observe les commandements du Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) et, ainsi, ne sort pas de la Shari‘ah. Évite la brutalité et les superstitions et renvoie de l’Etat ceux qui encouragent à la brutalité et aux superstitions, de crainte que de telles personnes ne provoquent ton déclin. Accroit toujours les frontières de l’état par le Jihad, car l’absence de campagne pendant trop longtemps provoque une altération de la bravoure des soldats ainsi que du savoir, des renseignements et de la capacité à prendre des décisions chez les commandants. Prend garde lorsque des hommes d’expérience dans l’art de la guerre meurent et sont remplacés par des gens inexpérimentés ; il s’ensuit de nombreuses erreurs qui nuisent à l’État. Préserve le Trésor Public et augmente les réserves de l’État. Contente-toi de ce que la Shari‘ah t’offre et ne gaspille pas ; ne détruis pas inutilement mais uniquement par besoin ou nécessité. Ne t’enorgueillis pas de tes soldats et de tes biens, car ils sont le moyen de servir le peuple et de faire régner la justice et la vertu dans le monde sur la voie d’Allah Exalté. Protège le serviteur de l’État qui travaille pour la grâce d’Allah ; et après sa mort, prends soin de sa famille et subviens à leurs besoins. N’augmente pas tes biens publics par l’oppression. Tends une main secourable aux gens méritants et préserve leurs proches des besoins. Protège les meilleurs officiers, étudiants, hommes de vertu, artistes, écrivains qui sont la force du pouvoir de l’État ; traite-les avec amabilité et honore-les. Si tu entends parler d’un homme vertueux, entre en étroite relation avec lui, donne-lui des biens et gratifie-le ; et dans ton état, le nombre de personnes instruites et vertueuses et de savants augmentera. Mets de l’ordre dans les affaires religieuses et politiques. Prends exemple sur moi : j’ai commencé comme un faible commandant et j’ai réussi avec l’aide d’Allah Exalté bien que je ne le méritais pas. Suis mon chemin et protège la religion de Muhammad alors les croyants et tes successeurs feront de même. Respecte le droit d’Allah Exalté et de Ses serviteurs et n’hésite pas à conseiller tes successeurs à faire de même. Sollicite l’aide d’Allah Exalté l’application de la justice et de l’équité et essaie par tous les moyens de supprimer l’injustice. Protège ton peuple des attaques des ennemis et de l’injustice. Ne sois injuste ou incorrect envers quiconque. Contente le peuple et protège tout ce qu’il aime. »

Fin de citation.

 

Quelle comparaison avec le testament des agents qui dirigent le monde musulman aujourd’hui à leur fils :

« O fils, je pars pour l’enfer pour l’éternité et je reste confiant que tu seras cruel envers eux. O mon fils ne les laisse jamais en paix, ne quitte jamais le pouvoir et reste sur ton trône jusqu’à fossilisation.

O mon fils méfie-toi des savants musulmans, corromps les pour qu’ils te servent ou emprisonne les. Essaie de faire disparaitre l’Islam de manière graduelle pour ne pas t’aliéner les gens et introduit le christianisme autant que tu peux. Détruis les valeurs islamiques et remplace les par des valeurs libérales qui corrompront le peuple et en feront tes alliés.  

O mon fils vole tout l’argent de l’état et sécure le dans des banques étrangères, nourris tes soldats et ta police avec le sang de tes citoyens, humilie, affame et oppresse d’une main de fer pour te faire respecter et les occuper, soit bon et reconnaissant envers ceux qui nous ont donné le pouvoir, tes véritables frères. » 

 

De même de nos jours, n’importe où dans le monde, le mot Jihad est bani et si quelqu’un mentionne uniquement le mot Jihad, il est forcément un extrémiste et un terroriste car le simple mot est vu comme une menace directe.

 

Voici les recommandations de Muhammad al-Fatih à son fils Yazid Bayazid :

« O mon fils, la propagation de l’Islam est une obligation pour les souverains sur terre. (Ce qui sous-entend qu’il est obligatoire aux souverains d’appliquer la Shari’ah d’Allah Exalté et d’utiliser tous les moyens grands et petits dans ce sens)

O mon Fils, rend la parole de la religion au-dessus de toutes les paroles, méfie-toi d’être inattentif à n’importe quelle affaire religieuse, éloigne toi des gens qui ne se préoccupe pas des affaires de la religion, fait attention à ne pas t’engager dans les innovations blâmables.

O mon fils, rapproche les savants de toi et élève leur degré car ils sont les munitions de l’Oummah dans les épreuves.

O mon fils, fait attention que ne te perde l’abondance de biens et de soldats, de contredire les ordres de la Shari’ah dans n’importe quel domaine et fait attention à la religion. »

 

N’est-ce donc point des preuves supplémentaires pour ceux qui douteraient encore de la sincérité des Ottomans envers l’Islam et leur préoccupation de l’application de la Shari’ah et des valeurs de l’Islam dans leur état et parmi les Musulmans ?

 

C’est sur ces bases et recommandations purement islamiques que fut établie la constitution de l’état ottoman et mais aussi sa politique générale et si l’on compare cette constitution à tous les états musulmans de nos jours nous verront que pas un seul d’entre d’eux n’applique les lois divines exceptés pour l’instant l’Etat islamique d’Iraq et de Syrie et ce depuis la chute du califat islamique.

 

C’est cette constitution qui soumit les sultans ottomans et c’est à cette constitution qu’ils se soumirent et qu’ils appliquèrent à la lettre et leur histoire est en la preuve absolue comme l’a rapporté le Dr ‘Omar ‘Abd al-‘Aziz ‘Omar dans son livre Mouhadarat Tarikh ash-Shou’oub al-Islamiyah qui a dit :

« La constitution ottomane ordonne :

1 - Le sultan de se soumette totalement à la Shari’ah Islamique.

2 - La Shari’ah Islamique est au-dessus de tout (la Shari’ah doit être appliquée dans tous les aspects de la vie et de la société) ainsi que ses savants (de la Shari’ah).

3 - Le souverain de protéger les choses sacrées de l’Islam et les affaires relatives au Hajj (responsable du Hajj, des routes d’accès, de la protection des pèlerins etc.) Les ottomans supervisaient donc toutes les caravanes de pèlerins par route et par mer qui partaient d’Egypte, d’Anatolie, de Syrie, d’Iraq etc. et à cette époque l’aviation n’était pas encore développée afin que les musulmans puissent pratiquer leurs obligations religieuses.

4 - Il incombe au sultan de protéger les Musulmans contre leurs ennemis à savoir le Jihad offensif et non pas défensif comme certain affirme sans science. Le Jihad doit être offensif et cela est inscrit dans la constitution ottomane comme il est mentionné dans le livre Jawarib Moudi-a fit-Tarikh al-‘Uthmaniyinah al-Atrak de Ziyad Abou Ghanimah.

 

Nous ne pouvons faire face à cet assaut contre le monde islamique qu’avec la science authentique, lisez les livres, le Fiqh sur le Jihad et la meilleure défense est sans conteste l’attaque qui permet de tenir les ennemis éloignés contrairement à la défense ou l’on se trouve acculé. Etudiez donc la science et quand vous l’avez apprise enseignez là à d’autres.

Ce sont donc les obligations inhérentes à tous les souverains musulmans et ils en sont responsables vis-à-vis d’Allah Exalté ainsi que celle de tous les Musulmans sans exception et tous seront questionnés à ce sujet.

 

D’autres obligations furent ajoutées à la constitution par Souleyman al-Qanouni comme :

« Quiconque exercera une fonction dans un ministère devra être un pratiquant assidu (fait régulièrement la prière à son heure fixe) ce qui nous apprend qu’on ne doit pas de confiance à celui qui n’a pas de prière et que celui qui ne prie pas n’est pas un homme de confiance comme l’a rapporté le Messager d’Allah (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui) : « Quand l’honnêteté sera perdu attendez-vous à l’Heure ». « Comment cela sera-elle perdu O Messager d’Allah » demanda-t-on  Le Prophète répondit : « Quand le pouvoir ou l’autorité (la responsabilité) sera entre les mains des personnes qui ne le mérite pas, alors attendez l’Heure. » (Mouslim et Boukhari)

Et il (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui) a dit aussi : « L’Heure sera précédée d’années trompeuses ou l’on fera confiance au coupable tandis que le digne de confiance sera dénoncé et ou les rouwaybidah s’exprimeront. » On demanda : « Que sont donc les rouwaybidah ô Messager d’Allah ? » Il dit : « Le sots (qui parleront) des affaires d’ordre général ». (Ahmad et at-Tabarani)

 

 

Comment les Européens voyaient-ils les Ottomans ? Exactement comme ils voient les Musulmans de nos jours et rien n’a changé à savoir qu’ils regardaient la moindre conquête ottomane comme une victoire pour l’Islam et une défaite pour la christianité qui engendrait aussitôt une farouche campagne de haine et de mensonges sur les Ottomans et les Musulmans qui culminaient par lever les masses populaires pour une nouvelle croisade, c’est ainsi depuis 1300 ans, rien n’a changé ni ne changera du moins jusqu’à la venue de ‘Issa Ibn Maryam (paix sur eux).

 

 

 

Ainsi étaient réellement les Ottomans. Que ceux donc qui les critiquent regardent donc ce qu’ils ont eux même avancés pour l’Islam et les Musulmans avant d’aller critiquer les autres ! Vous êtes-vous sacrifiés ou avez-vous lutté pour la suprématie du Verbe Divin et défendu les Musulmans et les terres musulmanes, ne serait-ce qu’une seule fois dans votre vie ? Est-ce vous qui avez conquis Constantinople ?

 

Nous allons voir dans le prochain chapitre la haine des Européens envers les Ottomans et comme vous le savez, s’ils haïssent quelqu’un c’est parce qu’il est vraiment dans le bon chemin donc on ne peut se tromper sur les Ottomans.

 

En attendant, abstenez-vous de lire l’histoire des Ottomans à moins que vous ne soyez sur de son authenticité.


 

Chapitre Deux 

 

De la haine des Européens envers les Ottomans

 

 



[1] Qur’an Sourate 21, verset 92.

[2] Qur’an Sourate 49, verset 13.

[3] Vous trouverez une très large collection de livres (que je n’ai pas vérifiés) sur les Ottomans (environ deux gigabits) à travers quatre fichiers : https://ia902502.us.archive.org/0/items/aothmaniya_01/, https://ia802504.us.archive.org/14/items/aothmaniya_02/, https://ia902500.us.archive.org/21/items/aothmaniya_03/, https://ia802509.us.archive.org/35/items/aothmaniya_04/.

[4] Le nationalisme n’existe pas en Islam, Tous les Musulmans sont frères et tous les pays sont unifiés sous une seule bannière la ilaha illa Lah wa Muhammad Rassoul Allah, pas de frontières, pas de passeports, pas de visas et la circulation est totalement libre.

[5] Abrégé de l’Histoire des Abbasside Volume II.

[6] Les bombardements des villes musulmanes sont quand même mentionnés dans quelques livres comme par exemple A Journal of the First Voyage of Vasco da Gama, 1497-1499 (1898) mais pour des raisons différentes grâce aux historiens payé par l’église pour laver l’histoire et qui sont spécialisés dans le blanchissement de leurs crimes contre l’humanité. Ce ne sont pas des fables mais totalement officiel, j’en ai été personnellement informé par un historien et chercheur. Vous pouvez télécharger gratuitement ce livre ici : https://archive.org/details/worksissuedbyha00unkngoog. 

Les Conquêtes durant les premiers temps de l’Empire Ottoman
L’origine des Turcs ottomans et leur migration
Les débuts et l’apparition
La première bataille des ancêtres des Ottomans en Anatolie
‘Uthman I et le début des Conquêtes
‘Uthman attaque la forteresse de Karahisar
Orhan continue les Conquêtes Islamiques
Le sultan Mourad I et ses conquêtes
Les conquêtes du sultan Bayazid I
La reconstruction de l’Empire Ottoman et les Nouvelles Conquêtes
Le sultan Muhammad Chalbi (Muhammad I)
Muhammad Chalbi reprend les conquêtes après une période de suspension
La Fitnah de Sheikh Badruddin et l’opposition de Muhammad Chalbi
Les conquêtes du sultan Mourad II
L’Europe s’unit une fois de plus contre la Maison de ‘Uthman afin de faire cesser l’avancée de l'Islam
Le sultan Muhammad II al-Fatih le Conquérant de Constantinople
La Conquête de Constantinople
La Conquête des territoires serbes
La conquête de la Morée (Grèce), de la Bosnie et de l’Albanie
La conquête des territoires de la Morée
La conquête de la Bosnie et Herzégovine
La conquête de l’Albanie
La conquête de Venise
La conquête de la Crimée
La Conquête de l’Italie
Traitrise du médecin vénitien juif et Martyre de Muhammad al-Fatih
Le sultan Bayazid II et ses Conquêtes
La conquête de Bogdania (Moldavie)
La conquête de la Slovénie et de la Croatie
L’apogée de l’Empire Ottoman
Le sultan Selim et les conquêtes en orient arabe
Le Sultan Selim et l’empire Mamelouke (la Bataille de Marj Dabiq)
Le sultan Selim et la conquête des terres de Syrie
Le Hijaz est ajouté au califat ottoman
Le sultan Souleyman le Législateur et ses conquêtes
La conquête de Belgrade
Les conquêtes de Rhodes et de Hongrie
Les Ottomans après la victoire de la bataille de Mohacs
Les conquêtes navales d’Oruc et de Khayr ad-Din Barbarossa
Les Conquêtes du sultan Selim II
La Conquête de Chypre
La conquête de Moscou
Les conquêtes du Sultan Mourad III
Le monde arabe et le règne ottoman après la soumission de Fez
L’empire ottoman et l’Afrique Centrale
La fin du règne de Mourad III et le début du déclin

A suivre

Chronologie année solaire

Chronologie année lunaire et solaire

 

 

Le 27 Janvier 2014

Ce qui suit est le travail du troisième volume des Batailles Décisives de l'Islam, livres finis en anglais qui qui ne verront certainement jamais le jour du moins pour l'instant. Je n'ai pas pris la peine de traduire les cartes. Toutes les cartes et les plans de batailles qui se trouve sur le site ont été faites par moi. Ce n'est certainement pas du grand art mais je l'ai fait et c'est ce qui compte le plus. Alors produisez à votre tour et faites surtout mieux que moi afin que le Messager (Saluts et Bénédictions d'Allah sur lui) et les croyants voient ce que vous avez fait.

 

 

 

 

 

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