De l’arrivée des envoyés musulmans envoyés à Ahmad as-Sultan at-Tatari

 

 

La bataille de Wakat al-Jamal

 

Au mois de Ramadan, arrivèrent des nouvelles de la Mecque faisait mention que le Sharif Abou an-Nami avait chassé les troupes du Yémen et s’était rendu maître absolu de la ville tandis que précédemment, la souveraineté de cette dernière se trouvait partagée entre Abou an-Nami et Qatada qui levait sur les pèlerins du Yémen, une taxe de trente dirhems pour chaque chameau, tandis que les pèlerins d’Égypte payait pour chacun de leurs chameaux, cinquante dirhems, sans compter les pillages et les extorsions qui avaient lieu lors de la levée de cet impôt. Al-Malik az-Zahir Baybars avait obtenu que cette contribution soit réduite à trente dirhems par chameau pour les pèlerins d’Egypte. Cependant, al-Mouzaffar, le souverain du Yémen, envoya une armée sous le sous le commandement d’Assad ad-Din Jibra'il, qui suite à une bataille, se rendit maître de la Mecque. Qatada et Abou an-Nami, qui avaient rassemblé les Arabes pour repousser cette invasion, convinrent par un traité que la ville de la Mecque serait partagée entre eux deux mais, au bout de quelque temps, la division éclata entre eux. Abou an-Nami, désormais seul, leva d’autres forces puis chassa les troupes du Yémen et imposa une grande rigueur dans la levée des taxes imposés aux pèlerins. Le sultan donna alors l’ordre d’envoyer trois cents cavaliers, sous le commandement de l’émir ‘Ala' ad-Din Sanjar al-Bashqirdi, et chacun de ces cavaliers reçut une gratification de trois cents dirhems. Le sultan ordonna aussi de faire partir de Syrie deux cents cavaliers et cette petite armée se mit en marche, escortant les pèlerins. Elle défit lors d’une bataille les troupes d’Abou an-Nami et renversa ses fortifications. La caravane des pèlerins était extrêmement nombreuse cette année et cette bataille fut appelée Wakat al-Jamal.

 

 

La prise de la forteresse d’al-Markab

 

 

La bataille de Dounqoulah

 

 

De la vente d’armes aux croisés

 

 

Le siège de Tripoli

 

 

 

 

 

La mort du roi de Nubie

 

Durant les derniers jours de Sha’ban, le Sultan envoya en Nubie qui s’était rebellée entre temps, l’émir ‘Izz ad-Din Aybak al-Afram ainsi que les émirs Kawjak al-Mansouri, Baktimour al-Joukandar, Aydamouri le gouverneur de Qous avec leurs armées respectives accompagnés des tribus du sud de l’Egypte, les lieutenants des gouverneurs et les tribus arabes des régions adjacentes totalisant l’armée à quarante-mille fantassins.

Le 8 du mois de Shawwal, Jourays et le roi de Nubie partirent avec les troupes qui emportèrent avec eux plus de cinq cents embarcations grandes et légères pour le transport des provisions, des armes et des bagages. Lorsqu’ils arrivèrent sur le territoire d’Assouan, le roi de Nubie mourut. L’émir ‘Izz ad-Din al-Afram envoya un message pour informer le sultan qui lui envoya un des fils de la sœur du roi Daoud, qui se trouvait alors au Caire, afin qu’il soit placé sur le trône. Ce dernier emprunta les chevaux de la poste et rejoignit rapidement l’armée dans la ville d’Assouan qui reprit aussitôt sa route. L’armée des Musulmans fut alors partagée en deux corps. Le premier composé de Turcs et d’Arabes et le corps principal de l’armée sous le commandement de l’émir ‘Izz ad-Din al-Afram et de Kanjak longea la rive occidentale tandis que le reste de l’armée sous le commandement des émirs Aydamouri et Baktimour, avança sur la rive orientale.

Jourays, le lieutenant du roi de Nubie accompagné des enfants de Kanz marchaient en avant pour rassurer les habitants du pays et faire préparer des provisions. Lorsque l’armée arrivait devant une ville, les vieillards et les nobles sortaient à sa rencontre, baisaient la terre devant l’émir et après avoir reçu des garanties de sécurité, retournaient chez eux et il fut fait ainsi dans la contrée qui s’étend depuis la ville de Daw jusqu’aux Iles Mika'il. Après, cette région, la population avait abandonné le pays selon les ordres du roi de Nubie et l’armée arriva enfin à Dounqoulah qu’elle trouva vide excepté un vieillard et une vieille femme qui informèrent les Musulmans que leur souverain s’était établi dans une île, située au milieu du Nil, à quinze journées de marche de Dounqoulah.

Le gouverneur de Qous partit aussitôt à sa poursuite mais aucune navigation ne put naviguer sur le fleuve du fait de son bas niveau.

 

Koubilaï Khan, le fils de Toulou, de Shinjiz Khan et l’empereur de la Chine mourut cette année après un très long règne et son fils Sharamoun lui succéda sur le trône.

 

 

Au mois de Mouharram de l’année 689 de l’Hégire (1290), l’émir Sayf ad-Din at-Tafwi et six cents cavaliers se rendirent dans la nouvelle ville de Tripoli afin de servir de garnison. Ce fut le premier corps d’armée qui s’y rendit depuis la prise de la ville.

 

La rébellion de Sinamoun, le roi déchu de Nubie

 

 

Comment les croisés d’Acre rompirent la trêve

 

De la mort du sultan Malik al-Mansour Sayf ad-Din Qalawoun

 

Le dernier jour de ce même mois, le sultan quitta Le Caire avec l’intention de conquérir la ville d’Acre cependant, quand la nuit tomba, il fut pris d’un accès de fièvre qui l’empêcha de monter à cheval durant deux jours puis, sa maladie s’aggrava et dans la nuit du samedi 2 du mois de Dzoul Hijjah, le sultan décéda dans sa tente qui se trouvait près de la mosquée de Tibr, en dehors du Caire, puisse Allah Exalté lui faire miséricorde.

Le sultan Malik al-Mansour Sayf ad-Din Qalawoun régna onze ans, deux mois et vingt-quatre jours et il mourut alors qu’il était âgé d’environ soixante-dix ans laissant derrière lui trois enfants mâles, al-Malik Ashraf al-Khalil qui lui succéda au trône, Malik an-Nassir Muhammad qui régna également et l’émir Ahmad qui mourut sous le règne de son frère Ashraf. Il laissa également deux filles, Altamish surnommée Dar Moukhtar et DarAnbar.

 

Al-Malik Ashraf Salah ad-Din al-Khalil Ibn Malik al-Mansour Sayf ad-Din Qalawoun Alfi as-Salihi succéda à son père le dimanche 7 du mois de Dzoul Qi’dah de l’année 689 de l’Hégire et l’armée lui prêta de nouveau allégeance le lendemain.

 

 

Le siège d’Acre

 

 

 

 

 

La chute de Hayfa et de Tortose

 

Le jeudi 18 de ce même mois, commença la destruction d’Acre. Les murailles et un grand nombre d’édifices furent abattus et  le reste de la ville fut incendié. Suite à cette victoire, le sultan prit les villes d’Hayfa puis le premier jour de Sha’ban, ‘Atlit tomba suivie par Tortose le 5 de ce même mois.

Il fut trouvé dans une église d’Acre un coffre de marbre rouge qui contenait une tablette de plomb sur laquelle était gravé en caractère romain plusieurs lignes. L’émir ‘Alim ad-Din Sanjar qui le découvrit trouva un homme qui déchiffra pour lui ce qui était inscrit sur la tablette et qui disait : « Ce pays sera pris par des hommes de la nation d’un prophète arabe qui soumettra tous ses ennemis. Sa religion sera la plus importante de toutes les religions du monde et son peuple dominera toutes les provinces de l’empire perse et les nations soumises à Rome. En l’an 700, cette nation conquerra tous les pays habités par les Chrétiens et ruinera leurs églises. »

Cinq autres lignes suivaient mais qui étaient illisibles. La lecture de cette tablette fut faite en présence du sultan à Damas.

 

La chute de Sour, de Sa’idah et de Beyrouth

 

 

 

De la fin des croisades au Levant

 

C’est donc avec la chute d’Acre en l’an 690 de l’Hégire (1291) qu’est considérée la fin des croisades médiévales contre Jérusalem cependant Jérusalem tombera de nouveau, sept siècles plus tard, le 9 décembre 1917 mais ceci est une autre histoire que nous raconterons si Allah Exalté à Lui les Louanges et la Gloire le veut, dans un volume particulier qui aura pour titre Abrégé de l’Histoire de la Palestine depuis les temps immémoriaux jusqu’à nos jours.

 

Une partie des croisades ont déjà été rapportées dans notre Abrégé de l’Histoire du Maghreb et de l’Andalousie et le reste le sera dans notre Abrégé de l’Histoire des Ottomans qui suivra ce volume.

Toutefois, les croisades se sont pas finies et certaines n’ont pas encore eut lieu.

 

Des futures croisades

 



[1] Il ne fait aucun doute que de tous temps les Banou al-Asfar (peut-on laisser supposer que ce mot pourrait sous-entendre mécréants ?) ont toujours été plus nombreux que les Musulmans et c’est pour cette raison qu’ils ont toujours déployé des armées tellement plus nombreuses. Pour exemple nous pouvons citer que la population de l’Algérie, un état quatre fois plus large que la France comptait en 2012, 35 millions d’habitants tandis que la France 60 millions. Que dire alors à l’échelle mondiale ? 

[2] Il semble qu’il faille voir là les qualités qui donneront aux « Roum », en dépit de leur manque de conviction religieuse, la suprématie sur l’ensemble des autres communautés bien qu’ils imposent aux autres communautés des dirigeants injustes qu’ils agréent.

[3] Deux localités situées auprès d’Alep en Syrie.

[4] Pour les sources et le Tafsir de Qourtoubi et d’Ibn Kathir sur ces Ahadith, vous trouverez de plus ample informations sur nos pages Internet : http://alfatihoun.edaama.org/Fathul%20Moubin/FathulMoubin/Ahadith/Signes.html et

http://alfatihoun.edaama.org/Fathul%20Moubin/FathulMoubin/Ahadith/Prodromes.html.

Un nombre considérable d’autres sites ont tous rapporté de nos pages dans qu’un seul d’entre eux ne mentionne la source !