Comment les croisés attaquèrent Hama de nouveau

 

Au mois de Rabi’ Awwal de l’année 574 de l’Hégire (1178), un grand corps de croisés de Syrie marcha de nouveau sur Hama. Ils rassemblèrent beaucoup de cavaliers et une large infanterie dans leur impatience d’attaque et de pillage. Ils lancèrent alors leurs raids, pillèrent et ruinèrent les villages, tuant, capturant et incendiant. Quand les troupes stationnées dans Hama entendirent leurs faits, ils sortirent contre eux bien qu’ils soient peu nombreux plaçant leur confiance en Allah Tout Puissant qui leur donna la victoire tandis que les croisés furent vaincus après qu’un grand nombre d’entre eux furent tués ou fait prisonniers. Les Musulmans récupérèrent ce que les croisés avait saisi comme butin de la campagne.

 

Salah ad-Din était revenu en Syrie d’Egypte durant le mois de Shawwal de l’année précédente et il campait à l’extérieur de Homs. Les têtes des tués, les prisonniers et ce qui avait été saisi d’eux lui furent amenés. Il ordonna alors d’exécuter les prisonniers et cela fut fait.

 

De la rébellion d’Ibn al-Mouqaddam contre Salah ad-Din, le siège de Baalbek et la prise de sa ville

 

 

Récit d’une crise de famine et de maladie généralisée

 

Cette année, les pluies faillirent totalement dans toutes les terres de la Syrie, d’al-Jazirah, d’Irak, de Diyar Bakr, Mossoul, des Hautes Terres, de Khilat et ailleurs. La famine devint sévère et se répandit dans toutes les terres. Un Ghirara de blé, soit  douze Makkouk des mesures de Mossoul fut vendu à Damas pour vingt vieux dinars Tyrian. À Mossoul l’orge coûta un dinar Amiri pour chaque trois Makkouk. Dans toutes les autres terres les prix furent comparables.

Les gens de toutes les régions de la terre prièrent pour la pluie mais leurs prières ne furent pas exaucées. La nourriture diminua dramatiquement et les gens mangèrent les charognes et les choses semblables.

 

Cette situation dura jusqu’à la fin de l’année 575 de l’Hégire (1180) puis fut suivie par une sévère maladie qui se répandit si bien que le taux de mortalité s’éleva et tous eurent la même maladie à savoir le délire. Les gens ne purent plus enterrer les morts et certains endroits furent plus affectés que d’autres. Finalement Allah Tout Puissant eut pitié de Ses serviteurs et des animaux et descendit les pluies. Les prix devinrent alors moins chers.

 

Voici une des choses que je vis quand j’allai trouver un des ‘Oulama dévots dans al-Jazirat Ibn ‘Omar pour entendre de lui un Hadith du Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) pendant le mois de Ramadan de l’année 575 de l’Hégire alors que les gens étaient à leur pire stade de la famine et dans le besoin le plus désespéré des pluies. C’était au milieu du printemps et pas une seule goutte de pluie n’était tombée.

Alors que moi et plusieurs autres étions assis attendant le Sheikh, un Turcoman s’approcha avec tous les signes de la faim. Il regardait comme s’il était près du tombeau, pleura et se plaignit de la faim. J’ai envoyé quelqu’un pour lui acheter un peu de pain qui mit très longtemps pour en ramener à cause de l’extrême rareté et pendant ce temps le Turcoman pleurait en se tortillant sur la terre et en se plaignant de la faim. Il n’y eut pas l’un d’entre nous qui ne pleura pas par compassion pour lui et pour les autres. Juste à ce moment-là, le ciel se couvrit de nuages et fit tomber des gouttes de pluie. Chacun poussa des cris et levèrent leurs voix en priant. Le pain arriva alors, le Turcoman en mangea un peu, prit le reste et parti. La pluie devint alors lourde et continue à partir de ce moment.

 

Récit de raids croisés sur le territoire musulman

 

Au mois de Dzoul Qi’dah de cette année, les croisés se réunirent et marchèrent avec leur roi sur Damas ou ils attaquèrent la banlieue, pillèrent et prirent des prisonniers, tuèrent et asservirent.

Salah ad-Din envoya Farroukhshah, son neveu, avec un corps de troupes pour s’opposer à eux et lui ordonna de lui envoyer des nouvelles par pigeon voyageur aussitôt qu’ils les rencontreraient afin qu’il puisse le rejoindre. Il lui ordonna aussi d’enjoindre aux habitants de partir avant l’arrivée des croisés. Farroukhshah partit avec sa force à leur rencontre mais avant qu’il se rende compte de ce qui arrivait, les croisés étaient sur lui. Il fut forcé de livrer bataille et ils luttèrent plus violemment qu’il n’a jamais été vu. Farroukhshah se jeta sauvagement sur eux et les engagea dans la bataille et ne la laissa à personne d’autre. Les croisés furent mis en déroute et les Musulmans remportèrent la victoire. Plusieurs de leurs nobles furent tués dont Humphrey. Comment puissions-nous vous faire juste réaliser ce qu’était ce Humphrey ? Sa bravoure et son habileté dans la bataille étaient proverbiales. Il fut une épreuve qu’Allah infligea aux Musulmans et qu’Il soulagea aussi de sa cruauté. Quelques autres de la sorte furent aussi tués tandis que la force de Farroukhshah était moins de mille hommes montés.

 

Cette année aussi, le seigneur d’Antioche et de Lattaquié razzia les chevaux musulmans en pâturage à Shayzar et les emmena. Le seigneur de Tripoli attaqua un grand rassemblement de Turcomans et saisit leurs troupeaux.

Salah ad-Din qui était alors à Banyas, ce que nous rapporterons si Allah Exalté le veut, envoya son neveu Taqi ad-Din ‘Omar à Hama et son cousin Nassir ad-Din Muhammad Ibn Shirkouh en Egypte et leur ordonna tant de garder et de défendre les terres et les frontières contre l’ennemi, puisse Allah Tout Puissant les détruire.

 

À la veille du milieu du mois de Rabi’ Thani, la lune fut dans le dernier tiers de la nuit et fut cachée à la vue.

 

Le 29 de ce même mois aussi, il y eut une éclipse du soleil dans la soirée qui resta dans cet état.

 

 

Le compte de la destruction du fort que les croisés construisirent à Bayt al-Ahzan

 

Les croisés avait construit un fort semblable à Banyas à Bayt Ya’qoub (paix sur lui)  dans un endroit nommé Bayt al-Ahzan. Quand Salah ad-Din en fut informé, il quitta Damas pour Banyas où il resta quelques temps et envoya des escadrons razzier les terres occupées par les croisés. Puis, il marcha vers le fort ou il campa près de celui-ci pour collecter des renseignements afin d’y revenir ultérieurement quand ses troupes se seraient de nouveau rassemblées.

Plus tard, il descendit une nouvelle fois sur le fort, engagea les défenseurs croisés avant de se retirer de nouveau. 

Quand l’année 575 de l’Hégire (1179) arriva, il ne quitta pas Banyas mais y resta pendant que sa cavalerie attaquait le territoire de l’ennemi. Il envoya un détachement de ses troupes avec des fourrageurs mais ils furent pris au dépourvu par l’apparition surprise des croisés avec leur roi. Ils informèrent aussitôt Salah ad-Din qui partout à toute allure avec son armée et les trouva encore retenu dans la bataille.

Les croisés luttèrent violemment et firent un certain nombre de charges contre les Musulmans en les reconduisant presque de leurs positions. Alors Allah Exalté descendit la victoire sur S serviteurs et dispersa les polythéistes qui furent massacrés. Leur roi s’enfuit tout seul et un très grand nombre d’entre eux furent fait prisonnier dont le seigneur de Ramlah et Naplouse, le plus haut croisé après le roi ainsi que le frère du seigneur de Joubayl, le seigneur de Tibériade, le maître des Templiers, le maître des Hospitaliers, le seigneur de Jenin et d’autres chevaliers despotes et notoires. Baudouin le seigneur de Ramlah et Naplouse se rançonna lui-même pour 150 000 dinars Tyrian et la libération de 1 000 prisonniers musulmans. Et la plupart de ce qui fut achevé ce jour fut dû à ‘Izz ad-Din Farroukhshah, le neveu de Salah ad-Din.

Salah ad-Din quitta le site de la bataille pour Banyas et se prépara pour attaquer et assiéger ce fort vers lequel il se rendit au mois de Rabi’ Awwal et l’encercla. La défaite croisée que nous avons mentionnée renforca son impatience de surmonter l’obstacle. Il envoya ses troupes attaquer le territoire croisé ce qu’ils firent dûment et recueillirent beaucoup de bois et des ceps pour les utiliser comme des écrans protecteurs pour les trébuchets.

Jawouli al-Assadi, le commandant de l’Assadiyah et un émir aîné dit à Salah ad-Din : « Le meilleur plan est de les tester avec un assaut immédiat. Regardons comment ils se défendront et qu’ils voient comment nous serons avec eux. Si nous les trouvons faibles cela nous arrangera et dans le cas contraire, il nous restera l’option de monter les trébuchets. » Il accepta son conseil et donna l’ordre pour un assaut vigoureux. Ils attaquèrent et le combat fut furieux et intense. Un des habitants dans une chemise en loques grimpa la barbacane du fort et lutta sur le mur quand il l’atteignit suivit par certains de ses camarades qui furent rejoints par les troupes et la barbacane fut prise. Alors les croisés se retirèrent derrière les murs du fort pour se défendre ainsi que leur fort en attendant les renforts.

Les croisés s’étaient rassemblés à Tibériade. Les Musulmans accentuèrent leur attaque sur le fort de peur que les croisés ne viennent et ne les forcer à lever le siège. La nuit tomba et Salah ad-Din leur ordonna de rester dans la barbacane jusqu’au jour suivant. Ils firent ainsi et avant le matin, ils avaient sapés la muraille et approfondi la mine. Ils allumèrent alors les feux et attendirent l’effondrement du mur mais il ne s’effondra pas à cause de son épaisseur qui était de neuf coudées Najjari (environ 7m) et une telle coudée est une fois et demie la coudée commune. Ils attendirent durant deux jours mais il ne tomba pas alors Salah ad-Din ordonna d’éteindre le feu de la mine. De l’eau fut amenée et le feu éteint. Les sapeurs  recommencèrent à creuser et avancèrent plus profondément sous la muraille puis y mirent de nouveau le feu et l’enceinte tomba le jeudi, six jours avant la fin du mois de Rabi’ Awwal.

Les musulmans firent une entrée forcée dans le fort et prirent les défenseurs prisonniers et libérèrent tous les captifs musulmans qui étaient là. Salah ad-Din tua un grand nombre de prisonniers croisés et envoya le reste à Damas. Il resta sur place jusqu’à ce qu’il ait démoli le fort et l’ait rasé.

Il avait offert précédemment 60 000 dinars Tyrian aux croisés pour le démolir sans combat mais ils refusèrent pensant que, si l’édifice restait, il leur permettrait de contrôler plus de territoire musulman.

 

Lorsque les croisés qui s’étaient rassemblés  à Tibériade reçurent les nouvelles de sa chute, ils furent démoralisés et se dispersèrent sur leurs terres (occupées).

 

Les poètes écrivirent beaucoup sur cette chute. Il y a par exemple les vers de notre ami, an-Nashw Ibn Nafadah (qu’Allah lui fasse miséricorde) :

« La destruction des croisés vint rapidement.

Maintenant c’est l’heure de fracasser leurs croix.

L’instant de leur mort n’ayant pas été proche,

Ils n’auraient pas construit leur maison des lamentations. »

 

Un autre exemple est celui de ‘Ali Ibn Muhammad al-Sa’ati de Damas :

« Habiteront dans la patrie des Prophètes des gens qui trahissent leurs serments pendant qu’ils les jurent ?

Je vous donne un bon conseil (et le conseil est un devoir en religion) :

Quittez la Maison de Jacob car Joseph[1] est venu. »

 

 

 

Récit d’une bataille entre les troupes de Salah ad-Din et de ceux de Kilij Arsalan

 

 

 

De la marche de Salah ad-Din contre Kilij Arsalan pour lui faire la guerre

 

 

Comment Salah ad-Din envahit les terres du fils de Leon l’Arménien

 

 

 

Du raid depuis la Syrie sur le territoire de Karak

 

La marche Salah ad-Din en Syrie et de son raid sur les croisés

 

 

De la prise d’une grotte forteresse par les Musulmans

 

 

Des raids de Salah ad-Din sur la vallée jordanienne et d’autres territoires croisés

 

 

Du siège de Beyrouth

 

 

 

 

 

De la traversée de l’Euphrate et de la prise des terres d’al-Jazirah par Salah ad-Din

 

Du siège de Mossoul

 

Lorsqu’il eut pris Nisibis, il réunit ses émirs et ses conseillers et leur demanda leur avis sur quelle ville il devrait d’abord attaquer, Mossoul, Sinjar ou al-Jazirat Ibn ‘Omar et ils donnèrent des opinions opposées. Mouzaffar ad-Din Koukbouri Ibn Zayn ad-Din dit : « Un départ ne devrait être fait avec nulle autre destination que celle de Mossoul. C’est dans notre pouvoir et elle est sans défenseur. Quand ‘Izz ad-Din et Moujahid ad-Din seront informé de notre marche, ils l’abandonneront et iront dans un de leurs forts dans les Hautes terres. » Nassir ad-Din Muhammad Ibn Shirkouh, le neveu de Salah ad-Din agréa car il avait offert à Salah ad-Din une grande somme d’argent pour recevoir Mossoul en fief et s’il prenait la ville, Salah ad-Din satisferai sa demande  c’est pourquoi, il proposa ce point de vue à cause de son propre intérêt.

 

Salah ad-Din marcha donc sur Mossoul. Son souverain, ‘Izz ad-Din et Moujahid ad-Din y avaient rassemblé de larges forces, des cavaliers et des fantassins, des quantités d’armes et des engins de siège suffisants pour stupéfier le spectateur. Ils dépensèrent beaucoup d’argent et Moujahid ad-Din la plupart de ses biens. Il se chargea personnellement des affaires et fit d’excellentes préparations. Ils équipèrent aussi les places qui étaient entre leurs mains comme al-Jazirat Ibn ‘Omar, Sinjar et Irbil parmi d’autres avec des hommes, des armes et de l’argent.

Salah ad-Din avança jusqu’à ce qu’il arrive près de Mossoul. Alors il laissa l’armée et avec Mouzaffar ad-Din, son neveu Nassir ad-Din et un petit groupe de ses commandants, ils se rapprochèrent de la ville pour la voir et l’évaluer et ce qu’il vit le stupéfia et l’intimida lui et ses compagnons car il vit une grande et puissante ville, sa muraille et ses fortifications bondées d’hommes et pas un créneau sans un combattant derrière. En voyant cela,  Salah ad-Din réalisa qu’il serait incapable de la prendre et qu’il se retirerait déçu. Il dit à son neveu Nassir ad-Din : « Quand nous reviendrons au camp, je te rendrais ton argent car je retire ce que je t’ai dit. » Nassir ad-Din répondit : « Je rétracte donc mon offre d’argent. Cette ville est trop puissante pour être attaquée. »

Salah ad-Din lui dit alors ainsi qu’à Mouzaffar ad-Din : « Vous m’avez trompé tous les deux. Vous m’avez incité pour une tâche impossible. Si j’avais attaqué en premier ailleurs cela aurait été plus facile de la prendre par la réputation et la frayeur que nous aurions acquis. Si nous l’assiégeons et nous retirons ensuite, notre réputation sera ébranlée, notre avantage et pouvoir atténué. »

Il revint donc dans son camp et le matin suivant dans la ville qu’il assiégea au mois de Rajab et investi la ville de près. Il prit position face à la Porte de Kinda, posta le seigneur de Hisn Kayfa à la Porte du Pont et son frère Taj al-Moulouk à la Porte de ‘Imadi.

L’assaut débuta et il ne gagna aucun avantage. Un jour, certains habitants firent une sortie et leur infligèrent des pertes. ‘Izz ad-Din et Moujahid ad-Din ne permirent à aucune troupe régulière d’aller lutter car ils les avaient confinés à la défense sur les murs. Taqi ad-Din conseilla à son oncle Salah ad-Din d’ériger un trébuchet mais Salah ad-Din dit : « Aucun trébuchet ne peut être monté contre une ville comme cela et si nous le faisons, ils le saisiront. Si nous devions détruire une tour et une partie de la muraille, qui pourrait entrer dans la ville avec cette telle multitude à l’intérieur ? » Taqi ad-Din insista et dit : « Permet-moi de les tester avec, » et finalement une catapulte fut déployée. En réponse à cela, neuf trébuchets furent érigés dans la ville et ensuite un groupe d’habitants émergea et l’a saisi après un lourd combat auprès d’elle. Un des habitants prit une pièce de bois avec quantité de clous qu’il lanca sur un émir appelé Jawouli al-Assadi, le commandant et membre aîné de l’Assadiyah, qui l’atteignit sur la poitrine et lui causa une sévère douleur. Il ramassa la pièce, se retira de la bataille, se rendit chez Salah ad-Din et lui dit : « Les gens de Mossoul luttent maintenant contre nous avec des masses dont nous n’avons jamais vu de pareille. » Il la jeta alors et jura qu’il ne combattrait pas de nouveau, outragé d’avoir été frappé par une telle chose.

 

Après cela, Salah ad-Din se déplaça de sa position près de la ville et campa à distance de peur de sorties nocturnes car il ne pouvait pas être sûr d’eux. L’autre raison est que Moujahid ad-Din envoya une nuit un groupe d’hommes par la poterne de la citadelle portant des flambeaux. L’un d’entre eux partit par la porte et descendit dans l’Euphrate près de la source de soufre ou il diffusa la lumière. L’armée vit alors des gens sortir et furent convaincu d’une attaque surprise ce qui conduisit à leur départ et à leur retrait pour que les sorties nocturnes soient impossibles pour les défenseurs de Mossoul.

 

Le Sheikh Sadr ad-Din (puisse Allah lui faire miséricorde) était venu trouver Salah ad-Din avant la bataille avec Bashir un des eunuques du calife an-Nassir Li-Dinillah, pour lui proposer la paix. Ils restèrent avec Salah ad-Din devant Mossoul et les envoyés allèrent d’avant en arrière entre ‘Izz ad-Din et Moujahid ad-Din pour discuter de la paix. ‘Izz ad-Din demanda la restauration des terres qui lui avaient été prises à quoi Salah ad-Din répondit favorablement à condition qu’Alep lui soit remise. ‘Izz ad-Din et Moujahid ad-Din refusèrent et Salah ad-Din abandonna cette clause et accepta de renoncer aux terres à condition qu’ils ne fournissent aucune aide au seigneur d’Alep contre lui mais ils n’acceptèrent pas non plus. ‘Izz ad-Din dit : « Il est mon frère et il a des engagements et des pactes qu’il m’est impossible de rompre. »

Des envoyés de Qizil Arsalan, le seigneur d’Azerbaïdjan et de Shah Arman, le seigneur de Khilat arrivèrent aussi pour s’entretenir de la même affaire mais rien ne fut arrangé et aucune paix ne fut conclue.

 

Quand Salah ad-Din vit qu’il n’accomplirait rien en ce qui concerne Mossoul et qu’il obtiendrait seulement des problèmes et la fatigue et que les troupes de Mossoul qui étaient à Sinjar bloquaient la route de ses troupes et de ses hommes qui essayaient de le rejoindre, il quitta Mossoul pour aller à Sinjar.



[1] Youssouf en arabe est aussi le nom de Salah ad-Din.

[2] Un coupeur de route et un bandit sanguinaire qui avait particulièrement l’habitude de s’attaquer aux pauvres civils désarmés et les faibles.

[3] Les grottes forteresses sont des séries de grottes imprenables dans des montagnes d’accès difficile et le meilleure exemple de grotte-forteresse qui me vient à l’idée est certainement celui de la montagne de Tora Bora en Afghanistan ou se réfugièrent environ 200 combattants d’al-Qa’idah avec leur fameux chef Oussama Ibn Laden (puisse Allah Exalté lui faire miséricorde) lors de l’invasion de l’Afghanistan en décembre 2001. La chaine de montagnes fut lourdement pilonnée avec des bombes de pénétrations (bunker buster) et ce n’est que bien plus tard, après que les combattants eurent quittés les lieux que les Américains envoyèrent des soldats afghans qui pénétrèrent les premiers dans le réseau de grottes qui s’avérèrent n’être que des séries de petites grottes ordinaires vides et non pas la caverne d’Ali Baba Ultra Tech comme on a pu le lire dans les quotidiens à deux sous. (http://en.wikipedia.org/wiki/Tora_Bora et http://en.wikipedia.org/wiki/Battle_of_Tora_Bora)

Je vous rappelle que le Sheikh Oussama Ibn Laden trouva la mort en activant son gilet piégé qu’il ne quittait jamais lors d’un assaut à Abbottābād en 2011, d’où l’absence de photos. (http://washington.cbslocal.com/2013/05/29/former-bin-laden-bodyguard-claims-terror-leader-blew-himself-up-during-raid/)