La mort du Sheikh ‘Ali al-‘Atar et la chute du fort de Locha 

 

Hamid az-Zoughabi et le siège de Malaga 

 

La trahison d’al-Malik as-Saghir 

Les nouvelles de la résistance des Musulmans parvinrent aux habitants de Wadi Ash. Zarl prit de pitié pour ses frères Musulmans, vola à leur secours, pour soulager l’étau sur la ville de Malaga. Mais l’ultime trahison survint. Al-Malik as-Saghir, se rendant compte qu’en cas de victoire des habitants de Wadi Ash, Zarl deviendrait très renommé pour avoir porté assistance à ses frères tandis que lui n’aurait rien fait pour les aider. Zarl deviendrait rapidement populaire et il pourrait devenir une menace à son pouvoir d’autant plus que l’armée de Zarl deviendrait plus forte. Il décida donc qu’il était de son intérêt que Zarl soit battu et que Malaga tombe afin que nul ne vienne contester son pouvoir.

 

L’armée d’as-Saghir sortit au secours de l’armée de Fernando qui empêcha l’armée de Zarl de parvenir à Malaga. Les deux armées de Musulmans s’affrontèrent tandis que les croisés poursuivirent le siège de la ville fortifiée. Comme l’armée d’as-Saghir était plus nombreuse, Zarl fut battu et as-Saghir envoya un messager à Isabelle et Fernando pour les informer de sa victoire sur l’armée qui s’était mis en route pour secourir les habitants de Malaga.

Les gens de Grenade furent dégoûtés par son acte et tous lui préfèrent Zarl et pour protéger as-Saghir, Fernando lui envoya 1.000 cavaliers et 20.000 fantassins.

 

La bravoure d’Ibrahim Santo 

Un habitant de Wadi Ash, un savant renommé (‘alim) du nom d’Ibrahim Santo, puisse Allah le Très Haut lui faire miséricorde, prit la tête d’un groupe de 400 personnes et vola au secours de Malaga et seul 200 d’entre eux réussirent à traverser l’armée des croisés et à rentrer dans la forteresse tandis que les autres furent tués. Ibrahim Santo fut capturé tandis qu’il était prosterné entrain d’implorer le Seigneur. Il fut amené à Fernando et ses soldats lui dirent :

- « Alors que le combat faisait rage nous avons trouvé cet homme prosterné, qui est-il ? » Certains gens le reconnurent et dirent :

- « Cet homme est Ibrahim Santo ». Ibrahim pensait que le commandant de l’armée de Fernando était Fernando. Lorsque le commandant de l’armée lui dit :

- « Qu’es-tu donc ? » Ibrahim lui répondit :

- « Je suis un saint, j’ai des nouvelles de l’inconnu et j’ai la solution pour pénétrer dans Malaga ».

- « Informe-moi » demanda le commandant. Ibrahim se rapprocha de lui et soudainement se saisit de son poignard et porta un coup mortel à Adok al-Farodo Portugal, commandant des armées de Fernando. Puis pensant que la femme qui était près de lui était Isabelle, il se jeta sur elle mais il fut tué avant d’avoir pu la frapper.

Plus tard, le corps d’Ibrahim Santo fut catapulté aux Musulmans qui implorèrent Allah le Très Haut en sa faveur pour son acte héroïque et l’enterrèrent, puisse Allah le Très Haut lui faire miséricorde.

 

Le temps passa sans que les croisés ne relâchent l’étau sur la ville. Ils brûlèrent un pont qui menait à la ville et tuèrent beaucoup de gens avec de la poudre à canon (baroud). ‘Ali Dardouk demanda une nouvelle fois à ses compatriotes de se rendre. Puis il alla voir Hamid az-Zoughabi et lui demanda de protéger la vie des gens en se rendant à l’ennemi ! Alors que les gens pensaient à combattre, ce traître ne pensait qu’à sa richesses et à se rendre.

Mais Hamid az-Zoughabi refusa fermement, l’honneur de la mort au combat était préférable à l’humiliation de la reddition et de l’esclavage.

 

La chute de Malaga 

Le combat continua. Les croisés tentèrent une nouvelle percée en chargeant d’un seul homme mais ils furent à nouveau repoussé et durent fuirent en retraite tant ils perdirent d’hommes dans la tentative.

Hamid az-Zoughabi, profitant du désordre du retrait de l’armée ennemie, ordonna aussitôt une contre-attaque sur l’armée en fuite. Les Musulmans sortirent de la ville et poursuivirent les fuyards mais l’arrière garde des croisés avait tenu ferme et continuait son pilonnage en envoyant des pierres sur les Musulmans jusqu’à ce que l’une d’entre elle tombe sur le porte étendard des Musulmans.

A sa chute, l’armée des Musulmans se débanda et Fernando contre attaqua à son tour sur les Musulmans en fuite. Ensuite les Musulmans acceptèrent de se rendre mais Fernando refusa en leur disant que la seule condition était qu’ils se rendent sans condition. Et s’ils se rendaient sans condition cela voulait dire qu’ils seraient tous tués.

Les Musulmans lui firent savoir qu’ils avaient 1.500 prisonniers et que s’il n’acceptait pas leurs conditions, ils tueraient tous les prisonniers en les pendant aux tours de la ville puis incendierait la ville avant de tous sortir pour combattre jusqu’au dernier d’entre eux et tel serait le prix à payer.

Fernando accepta donc, mais Hamid az-Zoughabi et une poignée de gens refusèrent de se rendre. Il se fortifia dans le phare (al-manara) de la ville mais les gens qui étaient avec lui le trahirent. Le phare fut pris et Hamid az-Zoughabi, le brave et courageux combattant qui combattit fermement jusqu’au dernier instant fut fait prisonnier et devint esclave au service de Fernando et il  n’y a de force et de puissance qu’en Allah le Très Haut.

 

Ainsi en l’an 893 de l’Hégire (1493), Malaga, un des dernières plus importantes villes tomba aux mains des croisés et le premier et dernier à se défendre fut Hamid az-Zoughabi, puisse Allah le Très Haut lui faire miséricorde et le couvrir de gloire le Jour des Comptes.

 

Le siège et la chute de Basta 

 

Le commandant ‘Ali Ibn Fakhar 

Parmi ces gouverneurs, il y avait un homme dont les historiens ont rapporté à son sujet : « Il y avait dans l’un de ses forts un homme du nom de ‘Ali Ibn Fakhar qui possédait un nombre important de forts et de forteresses. Tous les gouverneurs qui vinrent apporter les clefs des forteresses reçurent des cadeaux de Fernando jusqu’à l’arrivée de ‘Ali Ibn Fakhar, un homme sans peur et valeureux. Lorsque ce fut son tour de présenter les clefs, il s’entretint avec Fernando sur les libertés individuelles des soldats ne pouvant cacher ce que son cœur recelait, lui dit :

- « Je suis un musulman, commandant des forts de Tabarnah et de Barashnah. J’ai soumis ces forteresses pour les protéger et mes soldats attristés par la chute de Basta se sont sentit incapables de les défendre du fait que Basta s’est rendu bien que c’était une ville particulièrement fortifiée. La seule chose qui importait mes soldats était la sécurité envers leurs propres personnes. Ces forteresses sont devenues vôtres o roi ! Quand vous voulez, envoyez quelqu’un les réclamer ».

Fernando ordonna de remettre une très large somme d’argent à ‘Ali pour le récompenser de sa reddition mais celui-ci refusa durement et leur dit :

- « Je ne suis pas venu pour vendre, je ne suis pas venu pour vendre ce qui ne m’appartiens pas mais pour remettre ce que la prédestination divine vous a attribué et que cela soit une certitude pour vous, si j’avais trouvé quelqu’un pour obéir à mes ordres comme je le voulais, la mort était préférable pour moi en défendant ces forts que cet or que tu me proposes ». 

Le roi Fernando et la reine Isabelle furent touché par les propos de cet homme et cela leur fit plaisir de voir la tranquillité de ce chef qui ne les craignait pas dire ce qu’il avait sur le cœur. Ils voulurent avoir une telle confiance en eux et espérèrent le voir chef dans leur rang. Mais ‘Ali Ibn Fakhar refusa de servir sous les ordres des ennemis de sa religion et de son peuple. Isabella lui demanda :

- « Voudrais-tu que j’ordonne quelque chose pour toi (attends-tu quelque chose de notre part) ? » 

- « Oui, » répondit ‘Ali. « J’ai laissé dernière moi des villages et des forts plein de gens faibles de ma communauté qui n’ont pas pu partir ou qui n’ont pas les moyens pour aller vivre ailleurs. Je veux que vous me donnez une garantie royale que vous ne leur ferez pas de mal et que vous respecterez leur religion, leurs droits et leurs biens ». 

Sa demande toucha énormément les époux royaux de voir cet homme préoccupé des gens faibles qu’il avait laissé derrière lui et la reine Isabelle lui dit :

- « Et voudrais-tu quelque chose pour toi ? » ‘Ali Ibn Fakhar répondit :

- « Non, seulement que je suis puisse quitter cet endroit avec ma monture et mes affaires ». Les époux insistèrent toutefois pour qu’ils prennent les cadeaux qui lui offrirent mais ‘Ali refusa fermement. Et ils lui donnèrent la permission de partir et de traverser le détroit de Tariq pour le Maghreb ce qu’il fit. »

Il y avait encore des gens d’honneur parmi les Musulmans malgré les circonstances. Puisse Allah le Très Haut te faire miséricorde ô ‘Ali Ibn Fakhar ! Et l’Histoire nous montre que de tout temps il existera toujours de tels hommes, malgré les divisions, les faiblesses et les trahisons. Des hommes que rien ne peut ébranler, patients, fermes et véridiques puisse Allah leur faire à tous miséricorde et nous compter parmi eux !

 

La trahison de Zarl 

 

Moussa Abi Ghassan  et le siège de Grenade 

Alors entra en action un homme du nom de Moussa Abi Ghassan. Avez donc vous jamais entendu parler de Moussa Abi Ghassan ?

Encore l’exemple d’un homme oublié et effacé de l’Histoire glorieuse des Musulmans, un homme d’une rare espèce et pourtant un sublime exemple à suivre.

Comment connaissons-nous des noms tel que Nabuchodonosor (bakhtanazar) ou Hitler et ignorons des noms tels qu’al-Hajib al-Mansour ou Moussa Ibn Ghassan ?

Moussa Ibn Abi Ghassan habitant de Grenade, des racines de commandant, et c’est pour cela qu’il était surnommé al-Amir Moussa. Les historiens ont rapporté de lui : « C’était un homme de volonté (hazm) et un cavalier accomplit ».

Lorsque Moussa vit que le gouverneur de Grenade ne faisait rien pour protéger la ville de la menace imminente, il déclara le combat dans la voie d’Allah (jihad fis-sabilillah) obligatoire pour tous (fard ‘ayn). Et aussitôt les gens se réunirent auprès de lui.

Quand as-Saghir vit que les gens prenaient le parti de Moussa, il eut peur pour son royaume pourtant à l’agonie, et pensant que c’était une rébellion contre lui, s’enferma dans son palais avec ses partisans et sa garde personnelle pour le défendre. Et on n’entendit plus parler de lui, ni personne ne le revit et Moussa qui ne voulait pas s’occuper de lui devint le gouverneur de Grenade.

 

Moussa Ibn Abi Ghassan réunit la population autour de lui et leur annonça l’obligation pour eux de combattre et les gens lui portèrent allégeance sur le martyr dans la voie d’Allah le Très Haut (shahada fis-sabilillah). Moussa envoya un message à Fernando pour lui faire savoir que la ville ne se rendrait pas.

L’armée espagnole commença alors à attaquer les faubourgs de Grenade. Moussa organisa la défense de la ville puis à la tête d’une armée, il attaqua les croisés espagnols venus en si grand nombre pour la dernière bataille. Il réussit à faire fuir les attaquants malgré le nombre insignifiant de son armée et à revenir avec du butin dans la ville.

Fernando ordonna à une partie de son armée de brûler les champs de la ville pour affamer la population et Grenade était à cette époque la plus belle ville du monde avec ses champs, ses vergers, ses jardins et ses systèmes d’irrigation qui n’avaient nulle similitude dans le monde.

Moussa divisa sa petite cavalerie en deux groupes et ordonna à l’un d’entre eux d’attaquer ceux qui brûlaient les champs et les vergers. Et encore une fois la cavalerie fit des ravages dans les rangs de l’ennemi. La plupart des cavaliers étaient des jeunes et lorsque l’attrait de la vie disparaît des cœurs et que le martyr le remplace alors les armées deviennent invincibles. Et la petite cavalerie mit en déroute les forces de Fernando et tua un très grand nombre d’entre eux avant de revenir vers la ville.

Suite à cela, Fernando ordonna à ses armées de ne pas chercher à combattre Moussa mais de plutôt de brûler et se retirer aussitôt pour éviter plus de perte dans leur rang.

 

La chute du fort de Roudmah 

 

L’expulsion des Musulmans d’Almeria, de Basta, de Malaga et de Wadi Ash 

Le roi (malik) de Grenade était de nouveau en charge des affaires. Qu’allait-il faire, combattre, trahir ou se rendre ?

Malik et son armés sortirent de Grenade et se dirigèrent vers le fort de Hamadan qui était aux mains des croisés et défendu par une garnison de 250 hommes. Après six jours de siège le fort tomba entre ses mains. Puis il marcha vers le fort de Marshanah qu’il captura avant de marcher vers celui de Shlobaniah qui subit le même sort.

Les gens furent étonnés de ses prouesses et se dirent qu’il était capable de mener des batailles et de combattre. Ainsi tous les gens qui doutaient à son sujet et qui n’avaient pas encore rejoint ses rangs le firent après ses victoires. 

 

Fernando se mit à réfléchir sur la situation et envoya ses espions dans la région. Bientôt ils lui rapportèrent que les Musulmans des villes qu’ils avaient déjà conquis avait contacté as-Saghir du fait qui le croyait capable et lui avait promis de se ranger à ses côtés et de l’aider de l’intérieur s’ils venaient reprendre les villes perdus. Fernando eut alors peur et avant que les Musulmans interviennent, il ordonna l’expulsion des Musulmans d’Almeria, de Basta, de Malaga et de Wadi Ash.

 

Le prix de la trahison de Zarl 

 

Le renforcement du siège de Grenade 

Le siège s’endurcit pour les habitants de Grenade tandis que Fernando se rendait compte que l’assaut serait difficile et mortel pour son armée car les gens seraient réduits à combattre dans les rues du fait qu’ils n’avaient plus rien à perdre et que le combat dans la voie d’Allah le Très Haut remplissait leurs cœurs. Alors il ordonna de renforcer le siège et de couper tous les vivres. Amir Moussa, commandant des cavaliers, ordonna l’assaut sur les soldats de Fernando et ses soldats sortirent d’un seul homme et massacrèrent un autre grand nombre de soldats ennemis.

Fernando ne cherchait pas le combat mais juste à renforcer le siège pour que la ville se rende sous la pression et voilà que cet intrépide Moussa cherchait le combat. Il ordonna alors que sois creusé une tranchée de manière à ce que Moussa ne puisse plus attaquer son armée.

Moussa ne pouvant plus s’approcher d’eux sortit et se mit à haranguer Fernando et son armée en leur disant :

- « Qui veut nous affronter en duel (youbariz) ? » Alors les héros de l’armée de Fernando sortirent et se battirent avec des héros Musulmans et des dizaines de croisés perdirent la vie de cette manière. Puis Fernando ordonna l’interdiction de répondre à ces duels.

Moussa sortit une nouvelle fois avec ses cavaliers et se mirent à traiter et à insulter les soldats de Fernando de lâches et de femmes. Mais aucun d’entre eux ne répondit aux insultes des Musulmans. Un héros des Musulmans du nom de Torfa franchit la tranchée puis traversa en combattant jusqu’à parvenir à la tente d’Isabella ou il planta sa lance avant de revenir dans l’armée des Musulmans sans être tué.

 

Isabella qui avait entendu les descriptions élogieuses de la ville de Grenade voulut voir la ville quand bien même il lui fut conseillé de ne pas faire une chose pareille à cause du danger que représentait Moussa. Elle dit :

- « Il m’est parvenue que cette ville est la plus belle ville du monde » et ainsi était-elle. « Je veux la voir ». Il lui fut répondu :

- « Attends donc que nous la capturions ». Mais elle dit :

- « Non, je veux la voir maintenant ! »

Un détachement de l’armée de Fernando l’accompagna et elle se rapprocha d’un monticule près de la ville pour pouvoir y monter et voir la ville. Les Musulmans qui regardaient pensèrent que l’armée de Fernando enfin avait décidé de combattre.

 

L’escarmouche de la reine 

Moussa fit ses préparatifs et sortit de la ville avec ses cavaliers pour les repousser. Et à partir de cet instant va commencer la bataille appelée : L’escarmouche de la reine qui eut lieu en 1490.

Le couple royal ne voulait pas une bataille et leurs gardes voyant sortir Moussa furent pétrifié. La bataille s’ensuivit aussitôt et les époux descendirent de leur monture et me mirent à prier Marie (paix sur elle et bien au-dessus de ce qu’ils lui ont attribué) pour qu’elle les tire de ce pétrin.

L’armée de Fernando restée en arrière voyant cela se précipita à leur secours sans aucune organisation et la petite cavalerie de Moussa fut décimée par cet assaut et plus de 2.000 cavaliers trouvèrent la mort.

Il ordonna alors le retrait dans la forteresse après avoir mis le feu dans le campement de Fernando. Le feu se propagea rapidement et Fernando voyant les Musulmans se retirer et le feu prendre de grande proportion il eut peur que les Musulmans fortifiés par le spectacle ressortent les attaquer alors il ordonna une attaque générale la ville.

Moussa organisa la résistance bien que certaines tours furent prise dans la désorganisation subite des Musulmans et il tint ferme avec ses cavaliers face à l’assaut pour leur permettre de refluer vers le centre de la ville tandis que la ceinture externe tombait entre les mains de Fernando.

Moussa se retira alors vers le centre ou il réorganisa la défense tandis que Fernando augmenta la pression sur le centre en approchant. Moussa ordonna que des barils de poudre enflammés soit lancés sur l’armée espagnole pour leur éviter d’approcher du centre.

Fernando en contrepartie ordonna de mettre le feu à tous les vergers et jardins de l’intérieur de la ville et de lui construire un camp fortifié à l’extérieur de la ville qu’il surnomma Santa Fe (le camp de la sainte foi). Puis il ordonna que soit construit une enceinte toute autour de la ville pour empêcher les gens d’y entrer ou de sortir et que plus rien ne leur parvienne de l’extérieur pour que tous les habitants soient tous tués jusqu’au dernier.

Puis l’hiver arriva tandis que les Musulmans enfermés dans la ville subissaient les affres de la faim.

 

Abou ‘Abdillah as-Saghir se réunit avec les responsables et parmi eux l’émir Moussa et leur demanda :

- « Que devons-nous faire maintenant ? »

Tous alors agréèrent pour la reddition excepté l’émir Moussa, puisse Allah le Très Haut lui faire miséricorde. Et c’est lorsque tous les cœurs faiblissent qu’apparaissent de tel homme exemplaire. Il refusa fermement mais personne ne l’écouta et la décision générale de reddition fut approuvée par le conseil.