La préparation pour la réunification de l’Andalousie

 

La bataille finale pour la réunification 

An-Nassir se prépara pour la bataille finale qui allait unifier l’Andalousie.

 

En l’an 308 de l’Hégire (920), Ja’far Ibn Hafsoun fut tué à Barbastro et lui succéda son frère Souleyman qui s’était soumis à an-Nassir mais il trahit sa confiance et lorsqu’il eut plus de liberté, il se révolta à nouveau contre lui. ‘AbderRahmane lui envoya un certain nombre d’armées sur une période de deux ans pour le combattre et venir à bout de sa rébellion mais sans succès.

 

Cette même année, dans le plus grand secret, ‘AbderRahmane an-Nassir en personne à la tête d’une importante armée marcha sur Léon. Mais bientôt les Chrétiens furent informés de son avance  et ils envoyèrent leurs armées vers la ville d’al-Faraj.

Le gouverneur d’al-Faraj, une toute petite ville musulmane, en appela à sa population et la défense de la ville. Il réussit à mettre sur pied une petite armée comprenant femmes, enfants, vieillards et sortit à la rencontre des Chrétiens. Et à la grande surprise, cette petite armée, réussit à défaire l’armée des Chrétiens qui furent chassés et poursuivit tout le long de cette journée.

An-Nassir en fut informé et il fut très satisfait du comportement de ces Musulmans. Puis bientôt la nouvelle toucha d’autres villes et de plus en plus de gens venus de toute l’Andalousie, ranimés aux valeurs du combat dans la voie d’Allah (jihad fis-sabilillah) se joignirent à son armée. 

An-Nassir se dirigea sur Tolède aux mains des Bani Zi Noun et particulièrement Loub Ibn Tabarshiyah qui lorsqu’il fut informé de l’arrivée de l’armée d’an-Nassir sortit de la ville avec les dignitaires. Loub l’accueillit et lui porta allégeance et Tolède se rangea sous le commandement de ‘AbderRahmane an-Nassir.   

 

La bataille de Maubeuch 

 

La chute de Talavera et la politique de la terre brûlée 

 

La bataille de Pampelune 

 

La mort de Souleyman Ibn ‘Omar Ibn Hafsoun 

En l’an 314 de l’Hégire (926), Sancho, à qui il restait quelques parcelles de territoire, réunit une nouvelle armée et reprit Pampelune.

Son très jeune fils Garcia Junior (gharciya al-asghar) prit la succession de son père. Mais étant trop jeune pour diriger c’est sa grand-mère Tota qui prit en charge les affaires du fait qu’elle avait la charge de l'enfant.

Un des commandants militaire de Navarre ayant vu que le pouvoir étant tombé aux mains d’une vieille femme et d’un enfant s’entendit avec Ordogne, le roi de Léon et se rebella contre Garcia et sa grand-mère et les expulsa de Navarre. Ceux-ci et leur partisans trouvèrent refuge à Cordoue ou ils demandèrent de l’aide à ‘AbderRahmane an-Nassir.

An-Nassir pesa le pour et le contre pour satisfaire leur demande. S’il leur accordait son aide, la division augmenterait parmi eux et ils pourraient mieux en venir à bout.

Il envoya une armée avec eux pour reconquérir Pampelune et effectivement Tota et Garcia entrèrent en vainqueur, récupèrent le pouvoir et établirent de bonne relations avec An-Nassir qu’ils n’allaient pas tarder à trahir comme cela est de coutume chez eux.

 

Pendant ce temps, Barbastro, la capitale du sud-est, était toujours aux mains des Bani Hafsoun.

‘Abdel Hamid Ibn Sabil, un homme d’an-Nassir réussit à attaquer et à tuer Souleyman Ibn ‘Omar Ibn Hafsoun et le frère de Souleyman, Hafs, annonça aussitôt sa rébellion mais peu après, porta allégeance à an-Nassir qui lui pardonna. Barbastro et tout le sud-est revint sous l’emprise des Omeyyade après quarante-sept années de rébellion et ainsi prit fin de la rébellion des Hafsoun.

 

Durant ce temps, les ‘oubaydiyine régnaient d’une main de fer au Maghreb et étendaient leur prise de pouvoir sur l’Afrique.  

 

‘AbderRahmane an-Nassir prend le titre de calife et émir des croyants 

En l’an 317 de l’Hégire (929), à Bagdad la capitale des Abbassides, Mou'anath al-Mouzaffar tua le calife al-Mouqtadir Billah et nomma al-Qadir as-Souri calife. Les nouvelles parvinrent à an-Nassir qui annonça que cet homme al-Qadir Billah as-Souri n’était pas le calife des Musulmans mais juste une image et qu’en aucun il ne méritait d’être appelé émir des croyants.

Des lors, ‘AbderRahmane an-Nassir prit le titre de calife, d’émir des croyants et le surnom d’an-Nassir alors qu’auparavant il avait toujours été appelé tout simplement émir. Pour la première fois dans l’histoire de l’Andalousie, le gouverneur prit le titre d’émir des croyants. Et ainsi le règne de ‘AbderRahmane an-Nassir fut appelé le règne du califat (khilafah).

Certains historiens ont rapporté cet évènement au 02 du mois de Dzoul Hijjah de l’année 316 de l’Hégire (928) et ‘AbderRahmane an-Nassir fut sans conteste l’un des plus puissants califes omeyyade d’Andalousie.

 

La menace ‘oudaydi 

 

La désastreuse bataille d’al-Khandaq 

 



[1] Assaqalabi est le nom donné aux enfants européens qui furent élevés par les Musulmans et qui devinrent Musulmans.