La guerre entre les Mourabitine et les Mouwahhidine

Lorsque l’émir ‘Ali Ibn Youssouf entendit parler de ces rapides et inquiétants évènements, il décida de retourner rapidement au Maghreb pour y faire face et y mettre fin. Il envoya un message au gouverneur de Souss, Aba Bakr Ibn Muhammad al-Lamtouni, lui ordonnant de lever une armée et de mettre fin à la menace d’Ibn Toumart. Le gouverneur marcha aussitôt vers les montagnes d’Agliz et Ibn Toumart informé de son arrivée se prépara en conséquence et donna le commandement de son armée à ‘AbdAllah Ibn Mou’sin surnommé al-Bashir, et au mois de Sha’ban de l’année 515 de l’Hégire (1121) eut lieu une bataille ou les Mourabitine furent écrasés.

L’émir ‘Ali Ibn Youssouf prépara une nouvelle armée qu’il envoya contre Ibn Toumart mais la peur (rou’b) pénétra leur cœur avant de début de la bataille et les Mourabitine s’enfuirent avant même de livrer bataille poursuivit par les Mouwahhidine qui les tuèrent à volonté. 

‘Ali Ibn Youssouf ne se démoralisa pas et leva une troisième armée dont il donna le commandement à Syr Ibn Mazdali al-Lamtouni qui fut écrasée à son tour.

Les nouvelles de ces défaites retournèrent les tribus berbères qui rejoignirent en masse les Mouwahhidine pour se trouver du côté des vainqueurs. Sur dix batailles décisives, les Mouwahhidine en remportèrent huit et Ibn Toumart fut blessé au cours d’une des deux batailles qu’il perdit. Néanmoins, en l’an 518 de l’Hégire (1124), l’ensemble de la région de Souss était sous son contrôle.

Après trois années passées dans les montagnes d’Agliz, Ibn Toumart décida de prendre pour bastion la ville de Thimanlan qui se trouvait dans les hauteurs de la montagne Daran du mont atlasique et à cent kilomètres au sud-ouest de Marrakech. Puis Muhammad Ibn ‘Abdillah Ibn Toumart ordonna de construire une forteresse sur la cime de la montagne Daran et de la ceindre d’une enceinte de la même manière que sa précédente forteresse dans la montagne d’Agliz, avec un accès extrêmement réduit qui surplomberait la ville de Thimanlan.

 

Le massacre de Thimanlan 

 

 

La supériorité du bédouin sur le sédentaire 

  

Le machiavélisme d’Ibn Toumart 

A Thimanlan, Muhammad Ibn ‘Abdillah Ibn Toumart se prépara pour la troisième étape de son conflit contre les Mourabitine et prépara un autre plan machiavélique.

Il avait demandé depuis quelques temps à Abi Muhammad Ibn ‘Abdillah Ibn Mouhsin ash-Sharishi, surnommé al-Bashir, de feindre le laisser aller, la faiblesse, la lâcheté et de s’écarter des gens et ne plus parler. De dire aux gens qu’il était devenu paresseux et qu’il dormait beaucoup, de leur montrer qu’il ne savait pas bien lire ni même écrire et encore moins capable de monter à cheval, soit en d’autre terme, qu’il était un bon à rien !

Mais en secret Ibn Toumart s’était occupé de son éducation et lui avait fait mémorisé le Qur’an. Il avait conclu ce plan, qui allait réussir, afin de découvrir et se débarrasser des gens qui lui étaient opposé parmi les chefs et les tribus qui lui étaient soumises.   

 

Muhammad Ibn ‘Abdillah Ibn Toumart avant de se rendre dans la montagne, avait demandé à ses partisans d’appeler à son mouvement l’ensemble des gens durant son absence et de leur poser la question pour savoir s’ils pensaient qu’il était bien le Mahdi Infaillible. Puis, il avait ordonné à Abou Muhammad al-Bashir de scruter parmi les gens qui était croyant (mou'min) et qui était mécréant (kafir) !

O cher et bien aimé Prophète Muhammad (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui) que tu nous manque ! Les gens ont vraiment déviés loin de ta voie, moi le premier !

 

Un jour Ibn Toumart fit réunir les gens et leur dit : « Vous n’êtes pas sans savoir qu’Abou Muhammad n’est bon à rien (la yaslah li chay'in abadan) mais Allah en a fait un annonciateur (moubashshiran) et un familier de (mouttali’an) vos secrets (israrikoum) » et à ce moment, le soit disant bon à rien, Abi Muhammad Ibn ‘Abdillah Ibn Mouhsin ash-Sharishi, surnommé al-Bashir, arriva en récitant le Qur’an ce qui stupéfia les gens qui le croyaient vraiment illettré et idiot ! Comment cet homme pouvait-il aussi bien lire le Qur’an, un miracle ?

Il leur lut le Qur’an durant quatre jours puis il monta un cheval et apparut être un cavalier hors pair alors qu’auparavant quand il était incapable d’enfourcher une monture et tombait à chaque fois ! Les pauvres gens allaient de surprises en surprises. Puis Ibn Toumart leur dit : « Ce Bashir connait ce que vous cachez en vous-même et notre groupe de Mouwahhidine cache un certain nombre d’hypocrites que seul lui connait ».

Ces pauvres gens ayant une confiance aveugle en Ibn Toumart et sachant qu’il était le Mahdi Infaillible ne doutèrent pas un instant de ses propos et appliquèrent avec la plus grande rigueur ses ordres.

Un jour, Abi Muhammad Ibn ‘Abdillah Ibn Mouhsin ash-Sharishi, surnommé al-Bashir sortit parmi le peuple et commença à mettre des gens sur sa droite qu’il appela « les gens du paradis » et d’autres sur sa gauche, qu’il appela « les gens de l’enfer » et ceux de l’enfer était bien évidemment ceux qu’Ibn Toumart voulait se débarrasser. Et parce c’était la volonté d’Ibn Toumart, « les gens de l’enfer » se frappèrent la poitrine et se congratulèrent de joie d’être sacrifiés ! Notre communauté fut vraiment durement éprouvée par les gens comme lui ! Et il n’y a de force et de puissance qu’en Allah !

Les gens se chargèrent joyeusement et fièrement de leurs exécutions, le père tua son fils, le frère égorgea son frère, le fils tua son père et ainsi de suite.

 

La mort d’Ibn Toumart et la ruse de ‘Abdel Mou'min Ibn ‘Ali al-Qoumi 

Un certain nombre de batailles eurent lieu entre les Mourabitine et les Mouwahhidine au profit de ces derniers.

 

En l’an 524 de l’Hégire (1129) Ibn Toumart qui était malade demanda à son armée, sous le commandement de ‘Abou Muhammad al-Bashir, de prendre Marrakech que les Mouwahhidine assiégèrent. L’émir ‘Ali Ibn Youssouf In Tashfine sortit à leur rencontre et proche de la banlieue de la ville, eut lieu la Bataille de Bouhayrah ou les Mourabitine écrasèrent les Mouwahhidine et tuèrent 40000 d’entre eux. Seuls environ quatre-cent réussirent à s’échapper et leur commandant ‘Abou Muhammad al-Bashir trouva aussi son destin. Comme son corps ne fut pas retrouver, les Mouwahhidine affirmèrent que son corps avait été élevé aux cieux, on n’est pas chez eux  à une innovation (bid’a) prêt !   

Mais la vérité c’est que ‘Abdel Mou'min l’enterra aussitôt qu’il le trouva et voulut surtout se moquer de ces pauvres hères. Il fut lui-même blessé lorsqu’il tenta de se retirer avec les survivants à Thimanlan et lorsqu’Ibn Toumart fut informé des déboires de son armée, une infinie tristesse le gagna ainsi que la fièvre et il mourut quelques jours plus tard au mois de Ramadan de cette même année et fut enterré dans la même ville.

Lorsque Ibn Toumart décéda, ‘Abdel Mou'min Ibn ‘Ali al-Qoumi lui succéda et garda durant trois année le secret sur la mort de son prédécesseur.

 

En l’an 527 de l’Hégire (1132), la mort d’Ibn Toumart, le soit disant al-Mahdi al-Ma’soum, fut annoncé et ‘Abdel Mou'min Ibn ‘Ali dut trouver une ruse pour que les Shouyoukh des Mouwahhidine lui porte allégeance.

Il enseigna secrètement à un oiseau qui imite les voix (un perroquet ?) et qui répète ce qu’il entend, la phrase : « la déférence et la stabilité pour le califat de ‘Abdel Mou'min l’émir des croyants » (al-‘iz wal-tamkin lil khalifah ‘abd al-mou'min amir al-mou'minin) et il dressa aussi secrètement un lionceau (shibl) à s’assoir près de lui et à ne  bouger que sur un signe (isharah) de lui.

Puis, ‘Abdel Mou'min invita les Sheikhs des Mouwahhidine à son conseil (majlissihi) et leur demanda qui ils voyaient pour la succession d’Ibn Toumart tandis que le perroquet répétait ce qu’il avait appris et que le lionceau était assis près de lui. Lorsqu’ils virent ceci, ils lui portèrent tous allégeance et il utilisa cette ruse pour parvenir à ses fins exactement comme avant lui son maître Ibn Toumart pour tromper ces pauvres gens niais et avant lui, ‘AbdAllah ash-Shi’i qui appelait aux ismaéliens et qui se moqua de la tribu de Qoutamah en utilisant lui-même une ruse pour les convaincre.

Ces hommes n’avaient-ils donc pas de conscience (‘ouqoul), ni de pitié ? Non, pas du tout, il ne faut pas avoir de pitié pour parvenir à ses fins surtout quand elles sont diaboliques et que l’on est soi-même un diable ! Sans quoi Iblis se serait prosterné devant Adam (paix sur lui) !

Mais pire dites-moi ! Peut-on être stupide à ce point pour suivre de telles aberrations ? Certainement oui si l’on n’est pas éduqué, d’où l’importance capitale de l’éducation en Islam. Hélas 90 %, de la population mondiale reste des ignorants prêts à gober n’importe quoi et ce dans toutes les nations. C’est pourquoi, ils sont exploités et manipulés sans aucun scrupule par ceux qui sont au-dessus d’eux qui font d’eux ce qu’ils veulent. Ils les envoient même combattre à leur place en leur bourrant le crane avec des inepties. Ces gens ne se sont-ils jamais posé la question, pourquoi ceux-là même qui leur demandent d’aller combattre ne sont-ils pas les premiers à y aller pour monter l’exemple ? C’est que l’idiotie à des profondeurs.

N’ont-il pas connu ce Hadith du Messager d’Allah (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui) qui a dit : « Il n’y a pas d’obéissance dans la désobéissance à Allah » !

 

‘Abdel Mou'min Ibn ‘Ali al-Qoumi az-Zinnati al-Barbari 

 

La fin du règne des Mourabitine et le début du règne des Mouwahhidine 

‘Abdel Mou'min Ibn ‘Ali al-Qoumi prit donc la succession des Mouwahhidine et il allait combattre les Mourabitine des années durant.

La lutte et les combats se poursuivirent, au Maghreb, sans discontinuer de l’année 524 à 540 de l’Hégire (1125 à 1145) et ces batailles successives empêchèrent les Mourabitine de se consacrer pleinement à la menace des croisés en Andalousie. Si cela n’avait été pas le cas, ils auraient pu contenir et éliminer la menace de manière définitive puisque toutes leurs armées étaient disponibles pour ce but.

Ces combats entre les Mourabitine, les croisés et les Mouwahhidine affaiblirent Tashfine Ibn ‘Ali Ibn Youssouf Ibn Tashfine qui n’avait pas la force de ces ancêtres et ne pouvait pas faire face à tous les fronts.

 

En l’an 526 de l’Hégire (1127), ‘Abdel Mou'min Ibn ‘Ali à la tête de sa grande armée réussit à capturer la forteresse de Tazagourt puis il marcha sur Dar’ah qu’il prit aussi avant de revenir à Thimanlan.

Cette même année les Mouwahhidine prirent la forteresse stratégique de Tazguimout dont ils enlevèrent les lourdes (dakhmah) portes en acier pour les mettre dans leur bastion de Thimanlan qui était la capitale des Mouwahhidine. 

Puis ils capturèrent les forteresses des Mourabitine, les unes après les autres et prirent la ville de Taroudant en l’an 528 de l’hégire (1133)

 

En l’an 533 de l’Hégire (1138), la tribu de Jazoulah Sanhadja, qui fut jadis le fer de lance des Mourabitine avec les tribus de Lamtounah et de Jidalah, rejoignit leur rang des Mouwahhidine.

 

En l’an 535 de l’Hégire (1140), ‘Abdel Mou'min Ibn ‘Ali appela au combat des Mourabitine et ses partisans vinrent de tout le Maghreb et à la tête d’une immense armée attaqua les Mourabitine durant de longues années jusqu’à la mort de l’émir des Musulmans ‘Ali Ibn Youssouf Ibn Tashfine à Marrakech, au mois de Rajab de l’année 537 de l’Hégire (1142). Tashfine Ibn ‘Ali, revenu d’Andalousie ou il combattait les croisés, prit sa succession tandis que quelques temps auparavant, un grave différent éclata entre les tribus de Masfoufah et de Lamtounah qui poussa la puissante tribu de Masfoufah à rejoindre les rangs des Mouwahhidine, Masfoufah qui avait été aussi un des tribus clef et alliées des Mourabitine.

La guerre se poursuivit entre les Mourabitine, dont une grande partie des armées se trouvaient en Andalousie, et les Mouwahhidine mais toujours au profit de ces derniers.

Il y avait dans l’armée des Mourabitine, un groupe de braves chrétiens qui combattaient courageusement à leur côté et que les Musulmans appelaient « Jound Roum », les soldats romains qui étaient commandés par un noble espagnol de Barcelone du nom de Roberto que les Musulmans appelaient Abartir ou Roubartir. Cet homme avait eu un différend avec le gouverneur de Barcelone et avec son armée s’était rendu au Maghreb pour combattre aux côtés des Mourabitine. Lorsqu’il était arrivé à Marrakech, ‘Ali Ibn Tashfine l’avait invité à prendre le commandement des gardes chrétiens du palais que son père avait acheté d’Andalousie et dont il en avait fait sa garde personnelle.

Roberto ou le comte Roberto joua un grand rôle dans le conflit entre les Mourabitine et les Mouwahhidine et il fut tué en l’an 539 de l’hégire (1144) lors d’une bataille contre ces derniers. Lorsqu’il fut tué, les soldats chrétiens du palais quittèrent leur fonction et retournèrent en Andalousie à Tolède et se mirent au service du roi de Castille Alfonsh VII.

 

Aucune différence entre les khawarije et les Mouwahhidine 

 

La chute de Fès et de Marrakech et les massacres qui s’ensuivirent 

Les Normands en Ifriqiyah 

En l’an 547 de l’Hégire (1152), les Mouwahhidine capturèrent aussi la ville de Bejaia qui était la plus grande ville du Maghreb Central alors que pendant ce temps les Normands de Sicile, profitant du conflit entre les Mouwahhidine et les Mourabitine, capturèrent l’île de Djerba, près de la Tunisie et dépendante de l’Ifriqiyah, en l’an 529 de l’Hégire (1134).

Puis les Normands prirent la ville de Tripoli (tarablous) en l’an 541 de l’Hégire (1146) et nommèrent un musulman de la tribu des Bani Matlouh, gouverneur de la ville à leur profit.

Le Gouverneur de Qabis leur porta aussi allégeance en l’an 542 de l’Hégire (1147) et toutes ces villes faisaient partie de royaume de Hassan Ibn ‘Ali Ibn Yahya as-Sanhadji. Lorsque ce dernier vit cela, il envoya une armée qui mit le siège sur la ville mais les habitants capturèrent le gouverneur et le tuèrent. En réponse, le roi de Sicile Roger II, envoya une lourde flotte (oustoul dakhm) qui assiégea d’al-Mahdiyah, la ville fortifiée de Hassan as-Sanhadji qui poussa ce dernier à fuir la ville avec sa famille.

Les croisés prirent d’assaut la ville mais ne commirent aucune exaction contre sa population et montrèrent plus de miséricorde que les Mouwahhidine. Les habitants furent bien traités et il leur fut envoyé une grande quantité de bêtes pour inciter ceux qui avaient quitté la ville de revenir. Et cela n’est pas sans nous rappeler l’entrée de Napoléon à Misr à la fin du dix-huitième siècle qui traita aussi avec bonté la population musulmane afin de pouvoir mieux étendre son contrôle sur la ville[1]. 

 

Les croisés prirent la ville d’al-Mahdiyah au mois de Safar de l’année 543 de l’Hégire (1148) et durant ce même mois, ils prirent la ville de Soussa et de Syracuse, en Tunisie actuelle. Sur les ordres du roi de Sicile Roger II, de bien traiter les Musulmans, les croisés normands prirent tout le littoral de Tripoli à Tunis.

Néanmoins, les mécréants restant des mécréants, ils exécutèrent, en l’an 551 de l’Hégire (1156), toute la population, hommes femmes et enfants de la ville de Zouillah lorsque cette dernière se rebella contre eux. Les habitants de ces villes sous le contrôle des croisés, ne trouvèrent de secours nul part excepté auprès d’Allah Exalté soit-Il puis aux Mouwahhidine qu’ils appelèrent à l’aide et ‘Abdel Mou'min Ibn ‘Ali al-Qoumi décida de faire face aux croisés.

Ce dernier appela aux armes et les tribus alliées des Mouwahhidine se présentèrent puis, à la tête d’une grande armée, il quitta Marrakech au mois de Shawwal 553 de l’Hégire (1158). Certains historiens ont rapporté que quatre différentes armées sortirent de Marrakech et que nulle force similaire ne fut jamais réunie excepté pour ‘Abdel Mou'min Ibn ‘Ali. Ces armées furent dénombrées à 75.000 cavaliers et 100.000 fantassins et représentaient l’ensemble des tribus des musulmanes.

Durant quatre jours, les quatre armées sortirent les unes après les autres et à chaque fois que l’une d’entre elle arrivait au point fixé de rencontre celle qui l’avait précédé reprenait sa marche. Ces armées soumirent sur leur passage la totalité du Maghreb Extrême ou le Maroc actuel puis le Maghreb central, l’Algérie et la Tunisie actuelle excepté al-Mahdiyah qui était une ville fortifiée et que les Mouwahhidine assiégèrent durant six mois. Comme vous le savez cette ville fut construite, par je cite « ad-Da’i al-Khabith al-Moujrime al-Yahoudi ‘Oubaydillah al-Mahdi al-Isma’ili », et cette forteresse était entouré sur trois de ses cotés d’eau, réduisant ainsi considérablement son accès.

Les Normands assiégés acceptèrent  de remettre la ville à la condition que ‘Abdel Mou'min leur fournisse des navires qui leur permettrait de retourner chez eux, ce qu’il accepta. Puisque lorsque les croisés quittèrent la ville pour la Sicile, il entra dans la ville fortifiée au mois de Mouharram de l’année 555 de l’Hégire (1159).



[1] Les Musulmans devraient savoir qu’être armés c’est être libres et que nul ne devrait jamais déposer ni rendre ses armes car Allah Exalté dit dans Son livre : « Et lorsque tu (Muhammad) te trouves parmi eux, et que tu les diriges dans la Salat, qu’un groupe d’entre eux se mette debout en ta compagnie, en gardant leurs armes. Puis lorsqu’ils ont terminé la prosternation, qu’ils passent derrière vous et que vienne l’autre groupe, ceux qui n’ont pas encore célébré la Salat. A ceux-ci alors d’accomplir la Salat avec toi, prenant leurs précautions et leurs armes. Les mécréants aimeraient vous voir négliger vos armes et vos bagages, afin de tomber sur vous en une seule masse. Vous ne commettez aucun péché si, incommodés par la pluie ou malades, vous déposez vos armes; cependant prenez garde. Certes, Allah a préparé pour les mécréants un châtiment avilissant ». Qur’an, Sourate 4, verset 102.

[2] Je demande aux lecteurs du Maghreb et Berbères de m’excuser si je me trompe sur l’orthographe des noms de leurs tribus.

[3] Vous pouvez télécharger ce livre, libre de tout copyright,  sur le site « www.archive.org » en utilisant le moteur de recherche de ce site Internet. 

[4] Qur’an, Sourate 4, verset 59.