Les Berbères khawarije entre à Kairouan

En l’an 138 de l’Hégire (755), Habib Ibn ‘AbderRahmane se rebella à son tour contre ses oncles, entra en guerre contre eux, provoqua en duel et réussit à tuer Ilyas Ibn Habib. Ses autres oncles s’enfuirent et se réfugièrent chez ‘Assim Ibn Jamil, le chef de la tribu ‘Ourfoujoumah, issue de la grande tribu Nafzah des khawarije souffariyah ghoulate qui ensemble s’élevèrent contre Habib Ibn ‘AbderRahmane qu’ils vainquirent.

Peu après la bataille, ‘Assim Ibn Jamil se fit passer pour un sorcier, puis un prophète et il changea un grand nombre de chose de la religion islamique. Il rajouta des prières supplémentaires, il enleva la mention du Prophète Muhammad (Saluts et Bénédictions sur lui) dans l’appel à la prière et vous savez maintenant d’où les shiites ont tiré leur innovation.

Puis, à la tête d’une immense armée, ‘Assim Ibn Jamil marcha sur Kairouan qu’il réussit à prendre en l‘an 138 de l’Hégire (755) et ou les khawarije accomplirent les plus funestes et odieux actes barbares dont nul n’imaginera jamais l’ampleur. Ils violèrent l’honneur des Musulmans et commirent les plus grands péchés contre toutes les créatures vivantes qui tombèrent sous leurs mains, y compris les animaux.

‘Assim Ibn Jamil poursuivit Habib Ibn ‘AbderRahmane et ce dernier malgré son extrême faiblesse réussit à tuer Ibn Jamil et retourna à Kairouan ou entre temps les khawarije avaient nommé un nouveau chef du nom de ‘Abdel Malik Ibn Abi Ja’d al-‘Oufoujoumi as-souffari qui tua à son tour Habib Ibn ‘AbderRahmane en l’an 140 de l’Hégire (757).

 

Ainsi de nouveau les khawarije souffari et ibadi arabes et berbères, et les Berbères étaient largement plus nombreux du fait qu’ils étaient les habitants de ces régions, réussirent de nouveau à mettre la main sur l’Ifriqiyah ou ils propagèrent leur dogme déviant souffari et celui de leurs oncles les ibadis, tous des khawarije. Et après que ‘AbderRahmane Ibn Habib Ibn Abi ‘Abdah les ait anéantis à Tarablous, ils revinrent en force et portèrent allégeance à Abi Khattar ‘Abdel A’la Ibn Samh al Mou’afirri al-Qahtani le chef des khawarije ibadi en l’an 140 de l’Hégire (757).

Abi Khattar ‘Abdel A’la Ibn Samh al Mou’afirri al-Qahtani était surnommé l’un des cinq porteurs de la science des khawarije (hamalat al-‘ilm al-khamsah). Ces cinq porteurs de science reçurent leur enseignement du dogme khariji ibadi d’Abou ‘Oubaydah Mouslim Ibn Abou Karimah à Basra, ou ils étudièrent durant cinq années.

Il a été rapporté que le premier à avoir fait pénétré le dogme déviant des ibadiyine au Maghreb fut un homme du nom de Salamah Ibn Sa’id qui prit lui-même son dogme de ‘Assim as-Sidrati, d’Isma’il Ibn Darrar Awdamissi, Daoud an-Nafzaoui et de ‘AbderRahmane Ibn Roustoum al-Farissi, descendant du célèbre roi perse Roustoum qui fut tué par les Musulmans vers la fin de la conquête de la Perse.

Ces hommes, les cinq porteurs de science, se rendirent à Basra ou ils propagèrent le dogme ibadi khariji par l’intermédiaire d’Abou ‘Oubaydah Mouslim Ibn Abou Karimah al-Basri qui fut rejoint par ‘Abdel A’la Ibn Samh al-Mou’afiri et ensemble retournèrent au Maghreb cinq ans après.

Le Maghreb central déjà entre les mains, ils furent suivi par les habitants du Maghreb de l’ouest qui portèrent allégeance à ‘Abdel A’la Ibn Samh al-Mou’afiri des khawarije ibadiyah alors qu’ils avaient toujours suivit les khawarije berbères souffariyah.

 

Lorsque la tribu de ‘Ourfoujoumah captura Kairouan, les habitants Musulmans de cette ville souffrirent cruellement de leur impitoyable sauvagerie si bien qu’une partie de la population s’enfuit à Tarablous pour demander de l’aide à ‘Abdel A’la Ibn Samh al-Mou’afiri qui était pourtant lui aussi un khariji. Effectivement et si l’on peut dire ainsi, le dogme des khawarije ibadi était moins sauvage que celui des souffari.

Alors qu’il se trouvait à Kairouan, un khawariji ibadi témoigna d’un cruel acte barbare. Il vit un groupe de khawarije souffari arracher de la main de son père une toute jeune fille qu’ils emmenèrent dans la mosquée et qu’ils violèrent. Ce khariji laissa tomber ses affaires et rentra aussitôt à Kairouan pour informer ‘Abdel A’la Ibn Samh al-Mou’afiri de ce qu’il avait vu.

‘Abdel A’la Ibn Samh al-Mou’afiri sortit aussitôt de Tarablous en disant « Ta maison ô Allah, Ta maison » suivit par ses partisans et la puissante tribu de Wargh pour Kairouan au mois de Safar de l’année 141 de l’Hégire (758) ou il anéantit les khawarije souffariyah et tua leur chef ‘Abdel Malik Ibn Abi Ja’d avant de nommer ‘AbderRahmane Ibn Roustoum al-Farissi gouverneur de la ville.

‘Abdel A’la Ibn Samh al-Mou’afiri retourna alors à Tarablous pour faire face à l’armée envoyée par le calife abbasside al-Mansour.

 

Après le raid de ‘Abdel A’la Ibn Samh al-Mou’afiri à Kairouan les khawarije souffariyah de la tribu Maknassah se réunirent et décidèrent de nommer un nouveau chef du nom d’Aboul Qassim Ibn Samghoun Ibn Wassoul al-Maknassi. Puis ils commencèrent à bâtir la ville de Sijilmasa et nommèrent pour Imam un Mawlah noir des Arabes, du nom de ‘Issa Ibn Yazid, qu’ils désistèrent après, comme nous allons le voir, pour des propos qu’il rapporta sur l’établissement d’un état khariji souffari qu’ils remplacèrent par Aboul Qassim Ibn Samghoun qui resta leur chef jusqu’en l’an 168 de l’Hégire (784).

Aboul Qassim Ibn Samghoun Ibn Wassoul al-Maknassi est l’ancêtre des Banou Midrar qui joueront à leur tour un rôle dans l’Histoire de l’Andalousie sur laquelle nous allons bientôt revenir.

 

La bataille de Sirte

Au deuxième siècle de l’Hégire, un certain nombre de dynastie tribales virent le jour au Maghreb et dont nous allons aborder maintenant le sujet en ne mentionnant que les plus importantes d’entre elles, à savoir celles qui jouèrent un rôle important dans l’histoire du Maghreb et parfois de l’Andalousie. 

 

La dynastie Aghalibah ou des Aghlabides 

La dynastie Aghalibah fut fondée par Ibrahim Ibn Aghlab le chef de la tribu des Bani Aghlab, au Maghreb central ou la Tunisie actuelle, à Kairouan, en l’an 184 de l’Hégire (800) qui décéda en l’an 196 de l’Hégire (811) et fut succédé par son fils ‘AbdAllah Ibn Ibrahim qui fut un implacable tyran injuste. Un grand nombre de personnes pieuses de sa tribu lui conseillèrent de mettre fin à ses injustices mais il ne leur accorda pas la moindre importance.

Alors ces hommes pieux quittèrent la forteresse et marchèrent jusqu’à ce qu’ils arrivent près d’une rivière ou ils descendirent de leur monture et prièrent deux unités ou ils implorèrent abondement le Grand Seigneur, à Lui les Louanges et la Gloire, contre ‘AbdAllah Ibn Ibrahim et son armée.

Comme vous le savez certainement ainsi que l’a rapporté le Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) : « L’invocation est l’arme du musulman », ils utilisèrent la plus puissante et la plus directe des armes qu’Allah Exalté à fournit aux Musulmans, l’arme de l’invocation ! Ils prièrent Allah Exalté d’arrêter son mal et celui qu’il faisait aux Musulmans. Et cinq jours à peine après les invocations de ces hommes pieux, le tyran, qui ne se plaignit précédemment d’aucun mal, mourut des suites d’un ulcère qui se développa subitement sous son oreille en l’an 201 de l’Hégire (816). 

Son frère Ziyadat Allah prit sa succession et mit fin à trois rebellions des Berbères. Ce marin renommé conquit aussi la Sicile et l’ajouta à l’empire islamique, alors qu’auparavant seule des incursions étaient effectuées contre cette ile. Il conquit la Sicile, sous le commandement de l’amiral de la flotte Qadi Assad Ibn Fourat qui était aussi un savant Malili, qui écrivit un traité de jurisprudence Maliki appelé « al-assadiyah ». Nous reviendrons plus longuement sur les conquêtes des îles de la Méditerranée dans notre second volume.

 

En l’an 223 de l’Hégire (837), Ziyadat Allah décéda et son frère Abou ‘Iqal prit la succession mais il allait mourir cette même année. Son frère Muhammad Ibn Aghlab Ibn Ibrahim prit sa succession qui dura dix-huit années, ou seize années selon certains historiens. Son fils Ahmad Ibn Muhammad Ibn Aghlab prit à son tour la succession suivit par Ziyadat Allah Ibn Muhammad et  Abou al-Ghawaniq qui fut surnommé ainsi parce qu’il aimait chasser les oiseaux.

La dynastie Aghlabide dura ainsi dirigée par les membres de la tribu Aghlab jusqu’à l’arrivée d’Ibrahim Ibn Ahmad qui fut l’un des plus puissants chefs de cette dynastie. Mais il fut aussi un tyran injuste et particulièrement sanguinaire qui tua son fils Abou Aghlab, ses filles et huit de ses frères. Puis, il tua un autre de ses fils du nom d’Abou ‘Iqab, puis ses servants et d’autres membres de sa famille. C’est sous son règne qu’apparut dans la tribu Koutamah, Abou ‘AbdAllah ash-shi’i, le prêcheur du dogme déviant batini ismaélite, sur lequel nous reviendrons largement.

Lorsqu’Ibrahim Ibn Ahmad, le tyran injuste et sanguinaire, se rendit compte combien il avait commis de tort et qu’il allait un jour comparaître devant la Suprême Cour du Seigneur Tout-Puissant, Exalté soit-Il, il se repentit, marcha sur la voie droite et se fit aimer des gens. Puis, il désigna son fils ‘AbdAllah à la succession et partit combattre, dans le Sentier d’Allah Exalté,  en Sicile ou il trouva la mort et où il fut enterré en l’an 229 de l’Hégire (843).

 

Sous le règne de ‘AbdAllah Ibn Ibrahim, la dynastie Aghlabide s’affaiblit considérablement du fait des actes précédents de son père. L’injustice ne permet à aucun état de prospérer et bien au contraire, elle est un facteur majeur de sa destruction et ce dans tous les cas de figures. Toutes les nations injustes passées, qu’elles soient musulmanes ou non et l’histoire nous le prouve, présentes ou futures sont inévitablement vouée à leur fin. Certaines nations actuelles dont l’histoire sanglante fut bâtie sur le sang et entretenue par le sang ne font donc que reculer une inévitable évidence et leur fin arrivera comme toutes les nations injustes qui les ont précédées, l’Histoire ne ment pas comme vous le verrez.

L’injustice ne crée que la crainte et la faiblesse, la rancune et la haine contre ceux qui en sont les auteurs et c’est ce qui arriva à ‘AbdAllah Ibn Ibrahim, ses gens le craignirent et il fut tué sur les ordres de son propre fils Ziyadat Allah Ibn ‘AbdAllah, en l’an 290 de l’Hégire (902).    

 

Ziyadat Allah Ibn ‘AbdAllah Ibn Ibrahim imita son grand père et tua ses oncles et son frère, ce qui allait être aussi la politique des Ottomans, beaucoup plus tard, comme nous le verrons dans l’Histoire des Ottomans. Ziyadat Allah Ibn ‘AbdAllah se laissa aller à la déchéance et aux plaisirs de ce monde si bien qu’Abou ‘AbdAllah ash-shi’i prit le contrôle de la tribu des Aghlab et Ziyadat Allah Ibn ‘AbdAllah s’enfuit en Egypte en l’an 296 de l’Hégire (908). Et avec Abou ‘AbdAllah ash-shi’i, prit fin la dynastie des Aghlabide.

 

La dynastie des Adarissah 

 

La dynastie roustoumiyah al-ibadiyah 

La dynastie Aghlabiyah fut une dynastie sounnite qui avait porté allégeance aux Abbassides, la dynastie Adarissah fut aussi une dynastie sunnite mais qui se rebella contre les Abbassides quant à la roustoumiyah, elle fut une dynastie des khawarije al-ibadiyah déviants.

Comme nous l’avons précédemment mentionnée le fondateur des khawarije al-Ibadiyah fut ‘AbdAllah Ibn Ibad al-Mourri at-Tamimi et lorsque les cinq porteurs de science revinrent de Basra, ils portèrent allégeance à Abou al-Khattab ‘Abdel A’la Ibn Samh al-Mou’afiri al-Yéméni et le désignèrent leur Imam en l’an 140 de l’Hégire (757).

Ils fondèrent la dynastie ibadiyah dans la ville de Sayyad, une rivière de Tripoli de la Lybie actuelle avant de prendre Tripoli de la tribu ‘Ourjoumah puis Kairouan comme nous l’avons déjà mentionné.

Lorsque ‘Abdel A’la fut tué lors de son différend avec Muhammad Ibn Ash’af al-Khouza’i, ‘AbderRahmane ar-Roustoumi, un descendant du roi perse Roustoum, s’enfuit avec son fils ‘Abdel Wahhab dans la tribu Limayah al-Boutriyah qui lui porta allégeance.

Lorsqu’il se fut établit dans cette tribu, ils construisirent la ville de Tahart, surnommée l’Iraq du Maghreb, en l’an 144 de l’Hégire (761) et  ‘AbderRahmane ar-Roustoumi mourut en l’an 171 de l’Hégire (787). Son fils ‘Abdel Wahhab Ibn ‘AbderRahmane ar-Roustoumi lui succéda mais les khawarije ibadiyah ne reconnaissaient pas la succession du fils au père mais que le nouveau chef devait être nommé par un conseil de la même manière qu’il ne reconnaissait pas le pouvoir de l’Imamat ou du califat aux Qouraysh.

Les khawarije ibadiyah qui étaient contre ce principe désignèrent à leur tête un khariji du nom de Yazid Benfidi et se rebellèrent contre ‘Abdel Wahhab Ibn ‘AbderRahmane qui réussit à les écraser avec son armée. De ce fait les khawarije ibadiyah se divisèrent en deux factions, les wahhabiyah et nikariyah, ceux qui ont renié (ankarou) l’Imamat ‘Abdel Wahhab Ibn ‘AbderRahmane.

 

Un grand nombre d’ignorants, de malveillants et d’ennemis de l’Islam, considèrent le mouvement de revivification islamique, du retour à la pure Unicité Divine (tawhid khass) du Sheikh l’Imam Muhammad Ibn ‘Abdel Wahhab du Hijaz d’origine khariji. Ils n’ont ni lu ou compris l’histoire et il associe les khawarije ibadiyah au Sheikh de l’Islam Muhammad ‘Abdel Wahhab alors que leurs enseignements sont totalement contraires. L’enseignement des khawarije est totalement corrompu et extrême tandis que celui du Sheikh est le pur dogme de l’Islam (‘aqidah safiyah), puisse Allah Exalté lui faire miséricorde.

 

Lorsque ‘Abdel Wahhab Ibn ‘AbderRahmane ar-Roustoumi voulut accomplir son pèlerinage, il nomma son fils Aflah Ibn ‘Abdel Wahhab Ibn ‘AbderRahmane pour le remplacer à Kairouan. En passant près de la montagne Doumart habité par la tribu Zenâta (zinata) qui suivait le Madhab Ibadi, ils l’acclamèrent, le reconnurent comme leur Imam et lui portèrent allégeance.

Quand il les quitta, il nomma à leur tête un homme du nom de Midrar avant de se diriger vers la montagne Nafoussah ou il fut accueilli par la tribu du même nom qui lui déconseillèrent de faire le pèlerinage (hajj) de crainte qu’il ne tombe entre les mains des Abbassides. ‘Abdel Wahhab Ibn ‘AbderRahmane ar-Roustoumi les écouta et il resta parmi eux durant sept années durant lesquelles il participa à la rébellion de la tribu Warah contre les Abbassides et à un certain nombres de batailles contre la tribu des Aghalibah.

Puis, ‘Abdel Wahhab Ibn ‘AbderRahmane ar-Roustoumi retourna dans sa tribu à Tahart, après avoir nommé Samh Ibn Abou al-Khattab ‘Abdel A’la al-Mou’afiri chef de la tribu des Nafoussah. Lorsque Samh mourut après cela, les khawarije portèrent allégeance à son fils Khalaf Ibn Samh Ibn Abou al-Khattab et les nafoussah annoncèrent leur détachement des roustoumiyah.

‘Abdel Wahhab Ibn ‘AbderRahmane ar-Roustoumi désista Khalaf Ibn Samh Ibn Abou al-Khattab qui fondit sa propre faction des khawarije khalafiyah qui nommèrent à leur tête Ayyoub Ibn ‘Abbas et lorsque ce dernier mourut, ils désignèrent Abou ‘Oubaydah Ibn ‘Abdel Hamid qui lutta contre les khalafiyah mais fut battu en l’an 221 de l’Hégire (835) et ses partisans se séparèrent après lui.

Comme vous l’avez vu, il y eut même des divisions et des combats entre les khawarije mais aussi entre les différentes factions des khawarije ibadiyah de la même manière qu’il y eut des combats entre les différentes tribus abbassides pour cause de chauvinisme tribal.

 

‘Abdel Wahhab Ibn ‘AbderRahmane ar-Roustoumi mourut en l’an 211 de l’Hégire (826) et son fils Aflah lui succéda pour une durée de 29 ans et lorsqu’il mourut à son tour en l’an 240 de l’Hégire (854), son fils Abou Bakr lui succéda mais il ne resta qu’un an au pouvoir avant de décéder. Son frère Abou al-Yaqban régna 40 années et mourut à l’âge de 100 ans. Son fils Youssouf Ibn Muhammad lui succéda mais ses frères l’assassinèrent en l’an 296 de l’Hégire (908) et son frère al-Yaqban lui succéda tandis que le plus grand désordre régnait dans la dynastie roustoumiyah.

 

Abou ‘AbdAllah ash-shi’i après avoir mis fin à la dynastie des Aghalibah mit le siège cette même année sur Tahart, la capitale des roustoumiyah, et il mit fin aussi à la dynastie des roustoumiyah en tuant al-Yaqban et tous les khawarije roustoumi qui se mirent en travers de sa route.

La dynastie des roustoumiyah fut donc la troisième dynastie importante du Maghreb et pour finir le sujet, nous devons parler maintenant de celle des khawarije souffariyah, la dynastie des Banou Midrar.


[1] Voir notre Abrégé de l’Histoire des Abbassides.

[2] Il n’est pas question ici des infâmes mécréants ‘alawi noussayri de Syrie.