Histoire de l'Islam et des Musulmans


 

 

La Base - Al-Qa’idah

 

« Et si jamais tu crains vraiment une trahison de la part d’un peuple, dénonce alors le pacte (que tu as conclu avec), d’une façon franche et loyale car Allah n’aime pas les traîtres. » [Qur’an 8/58]

 

 

Médine, la Base sûre de l’Islam

 

 

L’épuration de Médine et Le blocus économique des Qouraysh

 

La situation générale

 

1 - Les musulmans

Avant la bataille de Badr, les musulmans redoutaient les non-musulmans vivant à Médine, au point de ne plus oser réclamer leurs droits de ces derniers. Après la victoire de Badr, la situation devint quasi différente et ils purent imposer leur pouvoir au sein de Médine et ses alentours.

 

Les musulmans éliminèrent leurs ennemis comme Abou ‘Afk le juif qui dénigrait les croyants et incitait ses coreligionnaires à se révolter contre eux ; Asma Bint Marwan qui méprisait l’Islam et nuisait au Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et Ka’b Ibn al-Ashraf qui, lorsqu’il entendit parler de la mort de quelques notables de La Mecque, déclara :

- « Ceux-là sont les plus nobles parmi les Arabes et les rois des hommes. Si vraiment Muhammad a pu les exterminer le sein de la terre est meilleur que sa surface. » C’est aussi lui qui, après avoir été informé de la mort de ces gens, se rendit à La Mecque pour inciter les hommes contre Muhammad (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) en récitant ses poésies et pleurant les morts d’al-Qalib (les morts de Badr). Puis en retournant à Médine, il commença à chanter la beauté des femmes musulmanes.

 

Nous verrons plus loin comment les musulmans se débarrassèrent de leurs ennemis en groupes.

 

2 - Les polythéistes et les juifs

A - Les Qouraysh décidèrent de se venger des musulmans quel que soit le prix en biens et même en hommes puis commencèrent à faire leurs préparatifs à cette fin.

 

B - La plupart des tribus arabes qui vivaient sur le littoral entre La Mecque et le pays de Sham, conclurent des pactes avec les musulmans, ainsi ces derniers purent dominer cette route commerciale.

Quant aux autres tribus qui habitaient tout au long du chemin liant Médine à La Mecque, elles s’aperçurent du danger qui les guettait après le renforcement des forces musulmanes, surtout en constatant la perte des profits provenant du trafic des caravanes marchandes entre La Mecque et le pays de Sham. Elles pensèrent alors aussi à nuire aux musulmans.

 

C - Une grande partie des idolâtres médinois se convertirent et embrassèrent l’Islam, mais certains hypocrites demeuraient parmi eux.

 

D - La rancune des juifs contre les musulmans s’intensifia. Une partie d’eux déclarèrent ouvertement leur hostilité et espionnèrent les croyants au profit des aux idolâtres en leur montrant surtout leurs points faibles. Leur présence à Médine devint un grand danger pour les musulmans.

 

Le but vital

 

1 - Il fut d’abord l’épuration de Médine de ces juifs en les expulsant afin que la ville devienne une base sûre pour les musulmans et que nul n’informe plus les ennemis de leurs faiblesses. Ainsi, si les croyants étaient contraints de quitter la base ou de s’absenter pour une cause quelconque, un petit groupe suffirait pour la garder.

 

2 – Le blocus économique en privant Qouraysh des ressources et des grandes sources de profits du commerce qu’ils pratiquaient entre l’Iraq et Sham d’une part, et La Mecque d’autre part.

 

L’état de siège imposé aux Bani Qaynouqa’

1 - Les causes:

- Les juifs de Médine espionnaient les musulmans au profit des polythéistes, les renseignaient sur tous leurs mouvements et leur montraient ouvertement leur inimitié.

 

- La violation de leur engagement vis-à-vis des croyants après l’émigration du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) à Médine en manifestant des injustices à leur égard.

- La cause directe fut l’histoire du juif qui découvrit une femme musulmane qui était allée vendre ses bijoux dans le marché de Bani Qaynouqa’. Un croyant entendit cette femme appeler à l’aide, bondit sur le juif et le tua. Les juifs à leur tour se rassemblèrent et tuèrent le musulman pour venger leur coreligionnaire avant de se réfugier dans leurs forteresses.

 

2 - Les deux forces

La force musulmane était formée de tous les hommes de Médine capables de porter les armes. Celle des juifs, tous les membres de Bani Qaynouqa’.

 

3 - Le but

Les croyants voulaient anéantir toute la tribu de Bani Qaynouqa’ afin de rendre Médine une base sûre pour eux à partir de laquelle ils pourraient sortir en toute tranquilité affronter les autres ennemis.

 

4 - Les évènements

Le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) demanda aux Bani Qaynouqa’ de cesser leurs exactions contre les musulmans et de respecter le pacte conclu avec eux pour qu’ils ne subissent pas le sort des Qouraysh. Les juifs prirent ces paroles à la légère sans faire cas de ces menaces et lui répondirent :

- « Ne te trompe pas ô Muhammad. Si tu as pu vaincre des hommes qui n’ont aucune notion sur la guerre, par Allah, tu sauras avec qui tu aurais affaire si tu penses à nous combattre.»

 

Devant ce défi manifeste, les musulmans n’eurent d’autre choix que d’affronter les Bani Qaynouqa’. Ils les assiégèrent durant quinze jour dans leurs forteresses qu’à ce qu’ils se rendirent finalement au Messager d’Allah,  (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et déclarèrent qu’ils se soumettraient aux décisions qu’il allait prendre à leur égard concernant leurs personnes, leurs femmes, leurs enfants et leurs biens.

 

‘AbdAllah Ibn Oubay vint trouver le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et lui dit : « O Muhammad, sois bienveillant à l’égard de mes alliés, » à savoir qu’ils étaient les alliés des Khazraj. Le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) ne lui répondit pas. ‘AbdAllah répéta ses propos mais le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) se détourna de lui cependant, ‘AbdAllah osa saisir l’encolure du manteau du Prophète (Sallallahou ‘aleyhi wa sallam) qui, le visage assombri, lui dit : « Lâche-moi. »

 

‘AbdAllah Ibn Oubay insista et dit : « Par Allah, je ne te lâcherai pas avant que tu me promettes que tu traiteras bien mes alliés : quatre cent parmi eux désarmés et trois cent portant des boucliers m’ont défendu contre les hommes. Tu ne peux les anéantir d’un seul coup. Par Allah, je suis un homme qui redoute les revers de la vie. »

 

Le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) lui répliqua : « Ils sont à toi, à condition qu’ils quittent Médine et ne revienne plus jamais s’installer près d’elle. » Sur ce, les Bani Qaynouqa’ quittèrent Médine en laissant derrière eux les armes et leur or et se rendirent à Wadi al-Qoura (une région située entre Khaybar et Médine) ou ils demeurèrent un certain temps avant de se diriger vers Adzri’ate aux limitex du pays de Sham. Puis après un certain temps, la plupart d’entre eux expirèrent. C’est ainsi que les musulmans se débarrassèrent de leurs maux  et de cette cinquième colonne qui les espionnait aux profits de leurs ennemis.

 

Le blocus économique imposé aux Qouraysh

 

1 - L’expédition de Bani Soulaym

A - Les deux forces : Une section de deux cent musulmans, cavaliers et fantassins sous le commandement du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam). Quant à celle des polythéistes, elle était formée de Bani Soulaym et Bani Ghatafan.

 

B - Le but : Après avoir été informé que les Bani Soulaym et Ghatafan avait préparé une armée pour attaquer les musulmans, le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) les précéda et  sortit à leur rencontre à la tête de deux cent hommes, fantassins et cavaliers. Il atteignit un endroit appelé Qarqarat al-Kouda pour leur couper le chemin. Là, il trouva un troupeau de chameaux sans aucun garde car les Bani Soulaym et Ghatafan avaient aussi appris la sortie du Prophète (Sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et avaient pris la fuite. Les croyants s’emparèrent de ce troupeau et le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) le partagea équitablement entre eux. Ils y restèrent trois jours pour montrer leur force puis retournèrent à Médine et inviter l’ennemi à se présenter mais celui-ci resta invisible.

 

2 - L’expédition d’as-Sawiq

A - Les deux forces : Une unité de poursuite commandée par le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam). La partie adverse était formée de deux cent cavaliers sous le commandement d’Abou Soufyan Ibn Harb.

 

B - Le but : La poursuite d’Abou Soufyan et l’élimination de sa troupe.

 

C - Les évènements : Abou Soufyan sortit de la Mecque à la tête de deux cent cavaliers pour attaquer Médine à l’improviste et ainsi rétablir l’image les polythéistes qui avaient essuyé un grand échec à Badr. Il comptait aussi causer de grande dégâts aux musulmans tant en biens qu’en personnes. Il avait fait le serment, alors qu’il étant encore à Badr, qu’il ne se purifierait pas de son impureté majeure (janaba) avant de se venger et d’attaquer le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam).

Il arriva donc avec sa troupe au milieu de la nuit à l’extrémité de Médine, demanda l’hospitalité aux Bani an-Nadir (les juifs) et s’entretint avec un de leurs chefs appelé Salam Ibn Mishkam pour se renseigner sur la force des musulmans. Il étudia avec lui les moyens susceptibles de causer des dommages aux croyants puis de se retirer sain et sauf sans craindre leur poursuite.

 

A l’extrémité de Médine, dans un endroit appelé al-‘Ourayd, Abou Soufyan et sa troupe incendièrent deux maisons et des palmiers. Ils rencontrèrent un Médinois et son servant qui labouraient son champ et les tuèrent. Ensuite, Abou Soufyan et sa troupe prirent la fuite de peur que le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et ses Compagnons ne les poursuivent.

 

Muhammad (Sallallahou ‘aleyhi wa sallam) ordonna à ses Compagnons de poursuive Abou Soufyan et ils atteignirent Qarqar al-Koudr. Quant à Abou Soufyan, il demanda à ses hommes de se débarrasser d’une partie de leur provision pour être légers et s’enfuir avant que les croyants ne les rattrapent. En les poursuivant, les croyants tombèrent sur une quantité de Sawiq (du froment et de l’orge moulus mêlés avec du miel, du lait ou du beurre). C’est pourquoi le nom d’as-Sawiq fut donné à cette expédition. Comme le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et ses compagnons ne purent rattraper Abou Soufyan, ils retournèrent à Médine.

 

3 - L’expédition de Dzou Amarr

A - Les deux forces : Les musulmans étaient au nombre de 450 fantassins et cavaliers commandés par le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam). Quant aux polythéistes, ils étaient formés des Bani Tha’labah et Mouharib.

 

B - Le but : était d’empêcher les polythéistes d’exercer leur agression aux extrémités de Médine.

 

C - Les évènements : On informa Muhammad (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) qu’une troupe des Bani Tha’labah et Mouharib s’étaient rassemblés à Dzou Amarr pour attaquer les extrémités de Médine. Il sortit à la tête de ses forces. En cours de route, il rencontra un homme des Bani Tha’labah qui lui désigna le lieu du rassemblement des polythéistes en l’informa qu’ils fuiraient vers les sommets des montagnes s’ils savaient que le musulmans se trouvaient dans les parages. Et effectivement, les Bani Tha’labah s’enfuirent vers ces sommets tandis que les musulmans restèrent un mois complet sur place avant de retourner à Médine.

 

4 - L’expédition de Bahran

A - Les deux forces : La force musulmane était formée de trois cent combattants cavaliers et fantassins, tandis que celle des polythéiste par les Bani Soulaym.

 

B - Le but : Ecraser les Bani Soulaym avant qu’ils ne se soient prêts à lutter contre les croyants.

 

C - Les évènements : Le Messager d’Allah  (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) apprit que les Banou Soulaym s’apprêtaient à attaquer les musulmans. Il sortit à la tête de sa troupe pour surprendre l’ennemi dans sa propre demeure. Une nuit, avant leur arrivée à Bahran, un homme des Bani Soulaym les informa que ses concitoyens s’étaient déjà dispersés et retournés dans leurs terres lorsqu’ils entendirent parler de la sortie des musulmans. Les musulmans passèrent deux mois avant de revenir à Médine.

 

5 – La compagnie de Zayd Ibn Haritha

A - Les deux forces : Une patrouille de combattants musulmans composée de cent cavaliers sous le commandement de Zayd Ibn Haritha al-Kalbi. L’ennemi était une caravane de commerçants ayant à la tête Safwan Ibn Oumayya.

 

B - Le but : Empêcher les polythéistes d’emprunter le chemin commercial entre La Mecque et l’Iraq après qu’ils les aient empêchés d’emprunter le chemin menant de La Mecque à Sham.

 

C - Les évènements : Nous avons déjà mentionné que le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) avait privé les polythéistes de Qouraysh de la voie commerciale entre La Mecque et Sham. Safwan déclara aux Qouraysh :

- « Muhammad et ses Compagnons ont rendu dangereux le chemin commercial entre La Mecque et Sham. Nous ne savons pas comment nous devons nous comporter envers eux depuis qu’ils surveillent et gardent le littoral et qu’ils ont conclu de pactes avec les tribus qui y vivent. Quel autre chemin devrons-nous emprunter ? Si nous restons ainsi nous feront faillite et nos capitaux seront épuisés. Notre subsistance dépend de notre commerce avec les habitants de Sham en été et avec les Ethiopiens en hiver. »

Al-Aswad Ibn Abd al-Mouttalib lui répondit :

- « Empruntes le littoral et prends (avant d’arriver aux lieux gardés par les musulmans) la route menant vers l’Iraq. » Puis il lui désigna Fourat Ibn Hayan de la tribu Bakr pour lui montrer le chemin.

Safwan chargea la caravane d’une marchandise de cent mille dirhams. Le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) envoya Zayd Ibn Haritha à la tête d’une patrouille pour l’intercepter. Zayd intercepta la caravane près d’un point d’eau appelée al-Qarada dans la région du Najd. Il l’attaqua aussitôt et les polythéistes prirent la fuite. Zayd put alors s’emparer de la caravane et captura le guide Fourat Ibn Hayyan qui embrassa l’islam lorsqu’il fut amené à Médine.

Ainsi les Qouraysh polythéistes furent aussi privés de cette voie de commerce et le blocus fut imposé avec fermeté.

 

Des leçons tirées de tous ces évènements

1 - La base sûre

La base sûre est la région vitale ou l’emplacement sur lequel on s’appuie dans les mouvements militaires, pour équiper et approvisionner toute force et pour s’y protéger en toute éventualité. Cette base est donc indispensable pour toute armée qui cherche à emporter les victoires.

 

Elle devint aussi le fort inexpugnable pour abriter ceux qui propageaient le message à l’extérieur. Ainsi fut Médine l’illuminée vers laquelle le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) émigra qui n’était plus comme elle l’avait été avant l’expulsion des juifs des Bani Qaynouqa’.

 

L’attitude des juifs à Médine était quasiment différente de celle des polythéistes car ces derniers étaient liés par un lien de sang aux Ansars tandis que les premiers n’avaient aucun attachement avec les musulmans. Après la bataille de Badr, la majorité des idolâtres Médinois embrassèrent l’Islam et le petit nombre de ceux qui ne le firent pas, ne présentait aucun danger pour les musulmans.

 

Chaque fois que les croyants emportaient une victoire, la haine des juifs s’intensifiait à leurs égards. Ils les espionnaient, incitaient les autre à les combattre et les offensaient par leurs actes et leurs paroles. Donc la présence permanente des juifs à Médine, surtout après la bataille de Badr, devint une grande source de danger pour les musulmans et il fallait définitivement éliminer cette menace afin que Médine devienne une base sûre pour eux et à partir de laquelle, ils pourraient continuer à répandre l’Islam, sortir pour affronter leurs ennemis et y revenir.

 

Après l’expulsion des Bani Qaynouqa’, la puissance des juifs à Médine s’affaiblit bien qu’une grande partie de leurs coreligionnaires habitait à Khaybar et à La Mecque. Ainsi les musulmans épurèrent leur ville d’un de leurs ennemis et elle devint momentanément une base sûre.

 

2 - Le blocus économique

La survie des Qouraysh dépendait d’abord de leur commerce. Ils importaient leurs nourritures et les tissus d’Ethiopie, de Syrie, d’Iraq et du Yémen tandis qu’ils exportaient des matières premières telles que la laine, les peaux et les parfums en important ce dernier d’Inde. L’itinéraire entre La Mecque et Sham (Grande Syrie) était le principal chemin commercial qu’ils pouvaient traverser facilement en se servant des chameaux. Cependant, ce chemin fut coupé et les priva de ressources essentielles qui eurent un mauvais effet sur leur économie. Ils essayèrent donc de la substituer par un autre qui menait de La Mecque à l’Iraq, bien qu’elle fut longue et pénible mais les musulmans les en privèrent aussi.

 

Cet état de siège économique les plaça devant deux solutions : la lutte contre les musulmans et leur victoire sur eux pour libérer de nouveau le passage ou leurs soumissions pour ne pas périr à cause d’une famine assurée.

 

Les attaques des musulmans contre les Bani Soulaym, Ghatafan, Tha’labah, Mouharib et les caravanes de Qouraysh avaient pour but d’empêcher ces tribus de faire obstacles à leurs mouvements militaires et dominer les deux voies de commerce liant La Mecque à la Syrie et à Iraq. Les musulmans ne furent pas préoccupés du butin lors de leurs expéditions car si telle avait été leur intention, ils seraient retournés à Médine aussitôt après leur acquisition du butin et ne seraient pas restés au contraire, à attendre des jours voir des mois là où ils avaient mené leurs combats.

 

En attaquant les Bani Soulaym, ils passèrent trois nuits dans leurs terres la première fois et deux mois la seconde. Tout comme ils passèrent un mois entier après avoir combattu les Bani Tha’labah et Bani Mouharib. Quiconque chercherait le butin ou redouterait son ennemi, pourrait-il rester sur leurs terres durant cette période ?

 

Le premier but du blocus consista à contraindre matériellement et moralement les polythéistes et pour les pousser à réexaminer leur attitude envers les musulmans. Les expéditions du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) visèrent à se libérer des menaces des autres tribus tout en réalisant un blocus ferme contre les Qouraysh.

 

On peut donc considérer ces expéditions comme une guerre froide selon le concept militaire actuel tout en rendant la base, qu’était Médine, sûre pour assurer les victoires.







 
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