Comment les Géorgiens entrèrent dans la ville de Tiflis et l’incendièrent

 

 

Compte du pillage des terres des ismaéliens par Jalal ad-Din

 

 

 

 

 

Des hostilités entre Jalal ad-Din et les Tatars

 

Compte de l’incursion des croisés en Syrie et de leur reconstruction de Sidon

 

 

Comment Jalal ad-Din pilla les terres d’Arménie

 

 

 

De la remise de Jérusalem aux croisés

 

 

 

Récit de l’incursion des Tatars en Azerbaïdjan et ce qu’ils firent

 

 

Comment les Tatars prirent Maraghah

 

Cette année, les Tatars assiégèrent Maraghah en Azerbaïdjan. La population résista puis déclara qu’elle était prête à se rendre en échange d’une garantie que les Tatars acceptèrent et prirent la ville où ils tuèrent peu de gens. Ils y nommèrent un préfet et la position des Tatars se renforca. Dans tout l’Azerbaïdjan, les gens les craignirent de plus en plus. Allah Tout Puissant viendra Lui-même en aide à l’Islam et aux Musulmans car pour le moment nous ne voyons personne parmi les princes de l’Islam ayant le désir de conduire le Jihad ou d’aider la religion. Au contraire, chacun d’entre eux est occupé par ses plaisirs, son sport (jeu) et l’oppression de ses sujets. Pour moi, c’est plus effrayant que l’ennemi. Allah Tout Puissant a dit : « Et craignez une calamité qui n’affligera pas exclusivement les injustes d’entre vous. » (Qur’an 8/25)

 

Récit de l’arrivée de Jalal ad-Din à Amid, sa défaite et ce qui lui arriva

 

Jalal ad-Din vit ce que les Tatars faisaient en Azerbaïdjan, qu’ils y restaient, tuaient, pillaient, faisaient des prisonniers, ruinaient le pays, prenaient l’argent, et se préparaient à l’attaquer. Il vit également son propre état de faiblesse et quitta l’Azerbaïdjan pour Khilat et y envoya al-Ashraf pour qu’il y reste comme son représentant. Il lui dit : « Nous ne sommes pas venus pour vous faire la guerre ni pour vous nuire. Seule la peur de l’ennemi nous a poussés à chercher votre ville. » Son plan était de se rendre à Diyar Bakr et al-Jazirah puis de rendre visite à la cour du calife pour lui demander de l’aide ainsi qu’à tous les princes contre les Tatars pour les repousser et les mettre aussi en garde contre les conséquences de leur échec. Il arriva à Khilat et apprit que les Tatars le pourchassaient en marche forcée sur ses traces, alors il se rendit à Amid. Il plaça des sentinelles en plusieurs endroits par crainte d’attaques nocturnes. Un détachement de Tatars arriva, sur ses traces et par une route autre que celle sur laquelle il avait placé des sentinelles. Ils lui tombèrent dessus à l’extérieur de la ville d’Amid. Il partit en essayant de sauver sa vie tandis que les troupes qu’il avait avec lui furent écrasées et se dispersèrent dans toutes les directions. Un groupe de son armée partit pour Harran, où l’émir Sawab et les troupes d’al-Kamil qui étaient avec lui à Harran leur tombèrent dessus, prirent leurs argents, leurs armes et les montures qu’ils avaient. D’autres partirent pour Nisibis, Mossoul, Sinjar, Irbil et ailleurs. Les souverains locaux et leurs sujets les harcelèrent et tous avaient envie de les attaquer, même les paysans, les Kurdes et les bédouins. Ils se vengèrent d’eux et les récompensèrent pour leurs mauvais actes, leur mauvais comportement à Khilat et ailleurs et pour toute les destructions qu’ils avaient commises sur leurs territoires. « Allah n’aime pas ceux qui font le mal. » Jalal ad-Din devint de plus en plus faible suite à la dislocation de son armée et à ce qui leur était arrivé.

 

Après que les Tatars les eurent traités de cette manière et qu’il eut fui défait, ils vinrent à Diyar Bakr à sa poursuite parce qu’ils ne savaient pas qu’elle destination il avait cherché ni quelle route il avait prise.

Gloire à Celui qui remplaça leur sécurité par la peur, leur puissance par l’humiliation et leur grand nombre par un petit. Bénit soit Allah, le Seigneur de l’Univers, qui fait ce qu’Il veut.

  

 

De l’entrée des Tatars à Diyar Bakr et al-Jazirah et les horribles méfaits qu’ils commirent

 

 

 

 

De l’arrivée d’un groupe de Tatars à Irbil et Daqouqah

 

 

Comme les habitants d’Azerbaïdjan se soumirent aux Tatars

 



[1] Excellente leçon pour ceux qui préfère les « bons »mécréants aux « pires » Musulmans !

[2] Connaissiez-vous cette histoire ? Et bien s’il est vrai que j’en ai entendu parler plus d’une fois mais sans pour autant chercher à la connaitre excepté aujourd’hui alors que je relis le texte pour la correction. L’histoire de Majnoun et Layla est très ancienne et elle est l’histoire d’amour la plus populaire au Moyen-Orient, en Asie centrale, chez les Arabes, Turcs, Afghans, Tadjiks, Kurdes, Indiens, Pakistanais et Azerbaïdjanais. Voici donc ce qui apparait être une histoire pas tout à fait banale :

« Il y a bien longtemps, le beau Qays, fils d’une illustre famille de Bédouins, tomba éperdument amoureux de sa cousine Layla. Le jeune homme, un poète, ne put s’empêcher de chanter son amour à tous les vents et exprima sans retenue son souhait d’épouser la belle Layla.

Mais chez les Bédouins, il est de tradition que ce soit les pères qui règlent les mariages. Le désir crié par Qays devint une ombre sur leur autorité et ceux-ci refusèrent donc cette union. Il se servit alors de ses poèmes comme d’une arme contre le pouvoir mais la famille de Layla obtint alors du calife la permission de tuer l’arrogant amoureux.

Le calife fit venir Layla pour voir sa si grande beauté et découvrit avec stupeur qu’il s’agissait d’une jeune femme plutôt maigre, au teint brûlé par le soleil. Il décida alors de faire venir Qays et l’interrogea : « Pourquoi aimes-tu cette femme qui n’a rien d’extraordinaire ? Elle est moins belle que la moins belle de mes femmes. »

Et Qays répondit : « C’est parce que tu n’as pas mes yeux pour voir sa beauté et mon amour pour elle est infini. »

La famille de Qays demanda Layla en mariage contre cinquante chamelles mais le père de Layla refusa et Qays perdit la raison. Son père l’emmena à La Mecque pour qu’il retrouve ses esprits parce que le jeune homme entendait une voix qui lui criait sans cesse le prénom de son amour. Son obsession devint telle qu’on l’appela alors al-Majnoun (le possédé) de Layla.

Un jour que Majnoun était tranquillement chez lui, rêvant à son amour, un ami vint le prévenir que Layla était devant sa porte et le poète fou eut pour seule réponse : « Dis-lui de passer son chemin car elle m’empêcherait de penser à l’amour de Layla. »

Quelque temps plus tard, Layla se maria et quitta la région. Majnoun partit vivre dans le désert avec les animaux sauvages et certains prétendirent l’avoir vu manger de l’herbe avec les gazelles puis, un jour, on découvrit son corps inanimé, protégeant un ultime poème dédié à son amour… » Un grand nombre de poètes on reprit ce thème et écrit leur propre version de Majnoun et Layla !